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Par Christw, le 17/12/2011
La vérité sur Marie
de
Jean-Philippe Toussaint
Voilà un beau roman d'amour !
Amour déclaré pour une Marie par un narrateur dont on ignore tout, au fil d'un récit imprévisible et tourmenté, mené tambour battant comme à l'habitude par Jean-Philippe Toussaint.
A la page 74: ... je ne me trompais jamais sur Marie, je savais en toute circonstance comment Marie se comportait, je savais comment Marie réagissait, je connaissais Marie d'instinct, j'avais d'elle une connaissance infuse, un savoir inné, l'intelligence absolue: je savais la vérité sur Marie.
La longue description (le quart du livre) de l'embarquement du pur-sang Zahir en avion, vrai moment de bonheur littéraire pour le lecteur carrément embarqué, prend une importance telle dans ce récit que l'on souhaite lui trouver sa justification. Peu avant ce départ, dans l'aéroport, le narrateur aperçoit Marie sur un escalator qui s'éloigne peut-être à jamais de lui. Les émotions qu'il doit vivre alors (tues par l'auteur) trouvent un écho sublime dans celles du cheval inquiet, effrayé et malade durant le décollage du 747 sous l'orage.
Un autre cheval paraît dans la dernière partie du récit: Marie a pris en affection la jument Nocciola qui appartenait à son père décédé. Après la mort de la jument dans un feu sur l'île d'Elbe, Marie décide de retrouver le lit de son amoureux. Un peu comme si cette perte définitive d'une part d'elle, la jument du père, cette autre fille du père, l'autorisait à revenir sereine et réconciliée vers son ami: ...Marie... devant moi dans le noir, se dépouillant de sa dimension imaginaire pour s'incarner dans le réel...
La liaison temporaire de Marie avec J-C de G. paraît comme l'épreuve qui lui a permis de trouver le chemin vers l'homme qui l'aime.
Avec cet ouvrage, Jean-Philippe Toussaint confirme la verve que nous lui connaissons depuis La salle de bain. Il est souvent dit que ses personnages se suffisent à eux-mêmes: ils donnent aussi l'occasion au lecteur de leur prêter les sentiments qui les animent au travers des scènes intenses éperdument étirées.
Et puisqu'il est question de chevaux, j'ai envie de comparer la lecture de ce livre à une chevauchée au trot et au galop. Peu d'écrivains réussissent à tenir un rythme aussi alerte sans que j'aie envie de lâcher les rênes. Ce sera ma vérité sur l'auteur.
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Par Lali, le 08/02/2011
Faire l'amour
de
Jean-Philippe Toussaint
C’est à Tokyo qu’il fera l’amour pour la dernière avec Marie, d’où le titre du roman de Jean-Philippe Toussaint qui raconte en moins de 200 pages l’histoire d’une rupture dans un Japon surréaliste et avant-gardiste aux accents traditionnels omniprésents. Il le savait, elle pas. Le ratage de cette dernière fois aura été la source du cataclysme qui revêt toute son importance quand dans une course folle dans Tokyo un tremblement de terre leur fera comprendre que la terre a déjà tremblé pour eux et qu’ils ne sont plus que les naufragés d’une histoire qui va à la dérive.
Et à la dérive va aussi le narrateur qui a conscience que tout est désormais fini et qu’on suit dans son errance.
Un roman troublant. Non pas par le sujet en soi, mais à cause - beaucoup - du personnage de Marie, qui sait être à la fois tellement distante, tellement organisée et totalement imprévisible quand pour la moindre babiole ou dans un moment de gravité les larmes se mettent à couler. Ce qui semble chaque fois le dérouter. Mais cette fois-ci il sait que ses larmes ont raison d’être. Il pleure aussi. De peine, comme de rage. De désarroi comme d’espoir. Il fait face à l’inéluctable.
Un roman qui déstabilise. Par le lieu, notamment. Ce Japon dont on sait si peu et qui devient ici une presque caricature à la manière des bandes dessinées futuristes. Un Japon que l’auteur de Faire l’amour connaît bien puisqu’il y a longtemps séjourné.
Un roman dont Jacques de Decker a dit avec justesse dans Le soir : « La réussite de l’entreprise se situe là : dans la hardiesse des conditions mises à son accomplissement, et dans la maîtrise avec laquelle elles sont remplies. »
Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=18779
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Par Lali, le 08/02/2011
La Salle de Bain
de
Jean-Philippe Toussaint
Jean-Philippe Toussaint, romancier et cinéaste belge, a sûrement écrit avec La salle de bain, un des romans les plus désopilants des derniers 25 ans. Si l’histoire commence en effet dans une salle de bain, où le narrateur décide de passer ses journées, elle se poursuit à Venise, dans une chambre d’hôtel, puis dans une chambre d’hôpital. Impossible de résumer ce roman. On y entre, on se laisse surprendre. On s’abandonne aux déplacements du narrateur.
Jean-Philippe Toussaint, gagnant du prix Médicis 2005 pour Fuir, ne pouvait faire les choses comme tout le monde. Ce n’est pas dans sa nature. Pari réussi. Avec La salle de bain, enfin en poche, il ouvre les portes d’un monde dont seul lui a les clés… Quel voyage que d’accepter d’entrer dans som monde, de s’y perdre, de s’y retrouver, de se laisser gagner par les questions et l’hypocondrie du narrateur. Je le redis, on ne résume pas Toussaint, on le lit.
Pour découvrir davantage Toussaint (dont la mère était libraire), voir http://www.jean-philippe-toussaint.de/
Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=26
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Par tinlicha, le 20/07/2010
Faire l'amour
de
Jean-Philippe Toussaint
Voilà un livre que je pourrais recommencer sitôt la lecture achevée...
Par son langage succulent et précis, Toussaint nous accroche, nous transporte dans son monde, et referme la porte derrière nous... plus moyen de faire demi-tour.
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Par vincentf, le 22/06/2010
La vérité sur Marie
de
Jean-Philippe Toussaint
La fuite en avant de Toussaint, toujours plus agréable à lire. Tout fuit, les hommes, les femmes, les chevaux, dans les appartements, dans les aéroports, dans les incendies. Le narrateur et Marie font l'amour au même moment, mais pas ensemble. Le roman raconte les péripéties (qui auraient été loufoques il y a dix ans) qui éloignent et recollent Marie et le narrateur, la mort de l'autre, faussement nommé, par jalousie, Jean-Christophe de G., un bahut que l'on transporte, un cheval en fuite dans un aéroport japonais, une femme (Marie, bien sûr, il n'y a qu'elle, et quand ce n'est pas elle, elle s'appelle quand même Marie) nue avec un masque de plongée, la même femme avec des tongs à marguerite (effeuillée) à la commissure des gros orteils. Toussaint réussit à écrire, à l'heure où c'est le plus passé de mode, un vrai beau roman d'amour, l'évidence de deux corps qui se cherchent et qui ne se retrouvent que quand il faut, l'absence de l'autre qui est présence, parce l'autre, comme Swann s'en était rendu compte trop tard pour Odette, vit toujours quand il n'est pas à nos côtés, la tendresses des moments vrais et la vérité des moments tendres. Plaisir de lire intact malgré trois semaines où la seule activité sérieuse a été la dévoration de bouquins.
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Par Sand94, le 18/02/2010
Faire l'amour
de
Jean-Philippe Toussaint
Les éditions de Minuit ont une histoire et présentent souvent des textes littéraires héritiers du Nouveau Roman… aborder ce roman de Jean-Philippe Toussaint dans cette édition, celle qui édite Echenoz, Robbe-Grillet, c’est partir avec un idée dans la tête… ce que l’on va me raconter ne va pas primer, c’est davantage la façon dont on va me le raconter qui va importer… et en effet !
Le sujet de ce roman : la rupture d’un couple racontée en quelques jours dans une ville étrangère, à la culture étrangère : Tokyo…
Mais, Toussaint ne tombe jamais dans l’exotisme, ses descriptions de la ville s’accrochent aux buildings, aux lumières, au grouillement des gens, bien sûr nous parle-t-il des baguettes, mais pas de longues descriptions, presque rien sur les gens croisés, les mots japonnais ne peuplent pas le texte… on est loin d’un roman réaliste et exotique…
Suivez le lien...
Lien : http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2010/02/18/faire-lamour-jean-...
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Par vincentf, le 02/09/2011
Autoportrait (à l'étranger)
de
Jean-Philippe Toussaint
Quand Toussaint se livre, c'est avec un sourire en coin ou une larme esquivée que l'oeil ne laisse pas couler. Le lyrisme enfoui ne remonte à la surface que devenu allusion, et, comme dans ses romans, les situations bizarres de la vie errante de l'écrivain prennent une densité poétique et un humour mine de rien qui charment et surprennent à tout moment. Dans un pousse-pousse à Hanoi, c'est le temps qui s'arrête au milieu de l'infernale circulation, avant que quatre générations d'écrivains vietnamiens ne supplient Jane Birkin de leur chanter une chanson (sans qu'il ne nous soit jamais expliqué ce que Jane Birkin peut bien foutre à Hanoi). Au Cap corse, c'est une partie de pétanque remportée qui acquiert (mais pourquoi ?) le statut de "plus beau jour de ma vie". A Berlin, c'est l'hostilité de la vendeuse de viande qui suscite la terreur d'un auteur, qui se retrouve, quelques pages plus loin, coincée sur une route tunisienne avec des femmes archéologues, à l'endroit où, prémonition non réalisée, la mort devait survenir. Bref, des instants sont saisis au vol, passés au crible de l'écriture, qui, en en montrant la bizarrrerie ordinaire, en fait des moments de plaisirs et de rigolade pour un lecteur séduit.
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Par claracambry, le 30/07/2010
Faire l'amour
de
Jean-Philippe Toussaint
Extrait de la quatrième de couverture :
C'est l'histoire d'une rupture amoureuse, une nuit, à Tokyo. C'est la nuit où nous avons fait l'amour ensemble pour la dernière fois. Mais combien de fois avons-nous fait l'amour ensemble pour la dernière fois ? Je ne sais pas, souvent.
Au début de ma lecture, je me suis demandée à quoi jouait ce couple et surtout le narrateur. Il m’est apparu désorienté, en prise à des pulsions mêlant amour, regrets, amertume. J’ai suivi le fil de ses pensées et de ses actes passés au microscope. Noyée dans les descriptions, j’ai eu l’impression d’assister à un naufrage de ces quelques jours passés à Tokyo. Faire l’amour, aimer, vouloir se détacher de l’être aimé, trouver des réponses dans la fuite à travers la ville…
Seule Marie m’a touchée, elle qui semble vouloir s’accrocher à cet à cet amour.
Le livre comporte un « décryptage », sa place dans la carrière de l’auteur, le tout rédigé par Laurent Demoulin. Malgré toutes ces explications qui mettent ce livre sur un piédestal, mon avis est mitigé…
L’écriture de Jean-Philippe Toussaint m’a déstabilisée. Lire à nouveau cet auteur ? je ne sais pas..
Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/07/jean-philippe-toussaint-faire-lamour.html
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Par brigetoun, le 27/11/2009
Faire l'amour
de
Jean-Philippe Toussaint
le style fluide et toujours précis - plus impliqué - tension - avec curieusement deux ou trois platitudes que l'on remarque d'autant plus (pour moi)
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Par comtesseoboulof, le 05/02/2012
La vérité sur Marie
de
Jean-Philippe Toussaint
Une expérience littéraire intéressante, un auteur que je ne connaissait pas.
Télérama dit que sa puissance d'évocation évoque celle s'un plasticien.
C'est tout à fait ça.
A relire
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Par charlottelit, le 01/09/2011
Faire l'amour
de
Jean-Philippe Toussaint
IMPOSSIBLE de rentrer dans Tokyo, dans la tête ou le corps des protagonistes : un ENNUI bien profond, j'ai lâché la rampe ; heureusement il me reste environ 820 livres à découvrir
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Par xgalaup, le 09/02/2011
La vérité sur Marie
de
Jean-Philippe Toussaint
Portrait impossible
Contrairement à ce que peut laisser entendre le titre, le lecteur voit la vérité sur Marie se dérober au fur et à mesure du roman. Marie est aussi indomptable et insaisissable que Zahir, le pur-sang fantasque de son compagnon. Ce dernier meurt d'une crise cardiaque et Marie appelle son ex à la rescousse. Ce roman est construit comme une tragédie à tiroir, entre évocation du passé proche idéalisé et description du présent fait d'impasses. Le lecteur suit le galop des mots qui entrelacent avec minutie le destin des personnages. L'écriture reste limpide malgré cette construction complexe faite d'imbrications perpétuelles de situations et de pensées. Chapeau bas! Donne envie de le relire...
Lien : http://xg-melanges.tumblr.com/post/3200576071/le-verite-sur-marie-jean-philip...
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Par ay_guadalquivir, le 17/09/2010
Fuir
de
Jean-Philippe Toussaint
Dans ce roman, tout est fuite. Partir en Chine pour fuir son amour, quitter la Chine pour fuir une menace inconnue, et lorsque le personnage se pense arrivé au terme du périple, il faut encore s'enfuir devant un amour impossible. Il y a quelque chose du road-movie dans certaines scènes chinoises (la fuite à moto), des descriptions vertigineuses qui donnent du corps. Et dans cette échappée sans fin, la fuite ou la quête d'un amour qui s'en va. Pourtant, la structure du roman, deux lieux, deux temps, deux récits au lien ténu, m'a peu convaincu. J'aime finir un livre avec des questions, j'ai refermé Fuir un peu vide.
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Par vincentf, le 27/06/2010
Faire l'amour
de
Jean-Philippe Toussaint
Sans doute un pas de plus chez Toussaint. Le rire devient moins franc même si les situations décrites gardent le caractère iconoclaste de La salle de bain et de La télévision, même si le narrateur se retrouve en train de nager en pleine nuit dans la piscine d'un grand hôtel de Tokyo.
Il semble qu'au fil des romans, le narrateur s'investit de plus de plus. Alors que dans La salle de bain rien ne semblait le toucher, il se retrouve ici hypersensible dès qu'il est question de Marie, la femme qu'il aime et qu'il quitte parce qu'il ne peut plus lui faire l'amour à cause d'un fax qui apparaît sur l'écran bleu d'une télévision. Cette histoire de rupture, toujours saugrenue et prêtant souvent à sourire, est doublée d'une violence et d'une sensualité que l'on ne trouvait pas dans les romans précédents.
En élargissant sa palette émotionnelle sans changer de style, Toussaint rend son oeuvre plus ambiguë et donc plus riche. Le saugrenu devient grotesque, le rire devient jaune, l'humour devient sérieux, on sent que derrière tout ça, il y a quelque chose comme une tragédie. Les événements ne sont plus anodins, il ne s'agit plus de fougères oubliées dans le frigo des voisins du dessus ou de Polonais qui préparent une poulpe mais d'un homme, le narrateur lui-même, qui souffre sans se l'avouer tout à fait.
Un exemple ? "je m'étais mis à fredonner mentalement, très doucement, de façon lente et saccadée, répétitive et absurde, une vieille chanson des Beatles dont je déroulais la mélodie dans un murmure mental déchiré et poignant : "All you need is love love love is all you need", et, sans pouvoir aller plus avant dans la chanson, ma poitrine se soulevait dans un nouveau spasme et quelques gouttes de vomi très aigre giclait dans la cuvette". Derrière une description apparemment insensée un peu de sens s'élabore. Pour guérir il suffirait de l'amour mais le narrateur, emprisonné dans la succession absurde des instants, ne parvient pas à retrouver le temps perdu.
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Par vincentf, le 27/06/2010
Fuir
de
Jean-Philippe Toussaint
Au fil des livres, Toussaint devient plus sombre et plus tendre, presque romantique. Tout dans ce roman est mouvement, fuite perpétuelle, sentiment de la fragilité de l'instant, main de Li Qi tenue sur cette moto qui fuit absurdement dans Pékin, larmes de Marie à la fin du roman, où tout s'arrête, au milieu de la mer. L'attention aux détails les plus saugrenus ne fait qu'accroître cette densité de l'instant vécu, annonce de la mort du père de Marie dans le téléphone portable venant arrêter non pas le train qui file à grande vitesse mais le narrateur, qui se trouve immobilisé dans les bras de Li Qi, vivant par procuration le sentiment de Marie que pourtant il est sans doute en train de perdre.
On a l'impression parfois, en lisant ce roman, de lire de la poésie, tant tout semble parfois s'arrêter en plein mouvement, tant les couleurs abondent, tant les sentiments se heurtent dans la poitrine d'un personnage qui ne s'épanche pas, mais qui décrit presque froidement ce qu'il vit, des détails les plus absurdes, toujours signifiants, aux sentiments les plus intimes. J'attends avec impatience le prochain Toussaint.
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Par Lalivrophile, le 24/04/2010
La vérité sur Marie
de
Jean-Philippe Toussaint
Voilà un livre descriptif, précis, à l'action lente. Je connaissais surtout les romans drôles et absurdes de Jean-Philippe Toussaint, donc cela m'a un peu déroutée. On m'avait pourtant prévenue que ce livre n'avait rien à voir avec des romans comme «Monsieur» et «La salle de bains». J'ai apprécié le style clair, précis et poétique du roman. J'ai moins aimé cette lenteur dans les actions et les événements. Cela peut paraître paradoxal.
Le narrateur réagit de manière inattendue: il aime une femme qui ne l'aime plus, alors, il imagine ce qu'elle fait, sa soirée avant qu'elle ne l'appelle, et même les derniers mois de celui avec qui elle était. C'est assez original et déconcertant à la fois. J'avoue avoir eu du mal à comprendre pourquoi il faisait cela, au début.
[...]
Lire la suite sur:
Lien : http://www.lalivrophile.net/la-verite-sur-marie-de-jean-philippe-toussaint.html
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Par sylvie, le 29/01/2010
La vérité sur Marie
de
Jean-Philippe Toussaint
"Je l'aimais, oui. Il est peut-être très imprécis de dire que je l'aimais, mais rien ne pourrait être plus précis"
Le narrateur parle de Marie en ces termes...
J'ai trouvé amusant de commencer à parler de ma lecture de ce livre en reprenant à mon compte cette phrase...
Oui, j'ai aimé ce livre, c'est peut-être très imprécis de dire que j'ai aimé ce livre, mais rien ne pourrait être plus précis...
Je l'ai lu d'une traite, j'ai été emportée dans les moiteurs, et les atermoiements, j'ai été happée par la brûlure des flammes, impressionnée par la fureur désespérée du cheval, conquise par la jalousie amoureuse du narrateur qui fantasme la puissance de son rival et qui la nie tout autant en racontant son histoire...
Zahir, "celui que l'on n'oublie pas" sera (ou pas) un élément qui empêchera l'amour avec Marie de se redéployer...
Cette histoire d'amour, de désir contrarié mais pas impossible, est une belle variation sur l'être aimé, fantasmé. L'être qu'on voudrait tout à soi, tellement qu'il n'a même plus besoin d'être là pour nous appartenir, qu'il n'est jamais autant présent que quand il ne l'est pas...
Marie semble exceller dans cet exercice...
L'origine du livre est peut-être même contenue dans cette scène là, cinématographique et éculée, mais tellement précise et marquante :
"Je voyais Marie s’éloigner de moi au rythme lent de l’escalator qui montait, je ne pouvais pas la retenir, je ne pouvais pas l’atteindre, j’étais bloqué au pied de l’escalator et elle ne pouvait pas me rejoindre, elle ne me faisait aucun signe, le visage perdu, triste, qui s’éloignait de moi au rythme de l’escalator qui montait."
Et l'amoureux écrit et Marie redevient sienne... Il la connaît comme s'il l'avait faite, il sait ce qu'elle vit, ce qu'elle sent, ce qu'elle pense...
Comme l'auteur le dit lui même, (enfin, je crois bien l'avoir lu quelque part), il est Marie...
En construisant ses trois tableaux de variations autour de ses amours de Marie, l'auteur cherche à capter l'émotion, la sensation et trouve le saisissement brutal du retour au réel quand la rêverie n'a plus la place ou le temps pour exister...
des liens sur le blog
Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2010/01/la-verite-sur-marie-jean-philippe...
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Par luocine, le 05/12/2009
La vérité sur Marie
de
Jean-Philippe Toussaint
Livre étrange qui procure un grand plaisir de lecture.
Comme l’annonce la quatrième de couverture la description de l’embarquement du pur-sang dans un avion cargo est époustouflante. Il y a d’autres moments comme ça dans le livre. Plus en douceur : le plaisir des corps nus dans la mer. La tragédie : la folie du feu …
J’ai du mal à comprendre pourquoi les deux femmes s’appellent Marie et pourquoi il parle tout le long du roman de Jean-Christophe de G. alors qu’il s’appelle Jean-Baptiste.
J’ai adoré l’humour de l’écrivain. Le passage où Marie recherche son passeport alors qu’il ne leur reste que quelques minutes avant l’embarquement est à mourir de rire. Et tellement vrai !
La logique au romanesque n’est pas évidente mais je ne pense pas que cela puisse gêner le lecteur.
C’est un beau roman d’amour.
Lien : http://luocine.over-blog.com/
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Par Madimado, le 08/08/2011
La vérité sur Marie
de
Jean-Philippe Toussaint
Un très bon roman, fin et délicat, servi par une écriture efficace.
Lien : http://madimado.com/2011/06/21/jean-philippe-toussaint-la-verite-sur-marie/
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Par Beatrice64, le 26/02/2011
La Salle de Bain
de
Jean-Philippe Toussaint
Le narrateur décide un beau jour de s’installer dans sa salle de bain. Edmondsson, sa compagne, s’accommode tant bien que mal de cet aménagement.
Un livre vraiment très drôle, (à mon avis), tant par les situations que par la manière, très détachée, de les raconter.