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Par PLUMAGILE, le 13/08/2010
Mon âme au diable de
Jean-Pierre Gattégno
Nous étions dans un collège Potemkine : travail bidon, notes bidon, appréciations bidon. Ces notes, il est vrai, servaient à justifier les redoublements ou les passages dans la classe supérieure, ce que l’on appelait « évictions par le haut ».
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Par joedi, le 27/02/2011
Mon âme au diable de
Jean-Pierre Gattégno
Pour moi, un professeur, c'est un passeur, il conduit ses élèves vers des rivages dont ils n'ont pas idée. Mais dans les collèges où l'on m'envoie, personne ne monte dans ma barque.
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Par PLUMAGILE, le 13/08/2010
Mon âme au diable de
Jean-Pierre Gattégno
Pour ces élèves, la vie à Verdi était aussi difficile que pour les enseignants. Ils avaient mal choisi leur naissance. Nés dans l’inculture et le mal de vivre, ils étaient condamnés à y rester.
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Par PLUMAGILE, le 13/08/2010
Mon âme au diable de
Jean-Pierre Gattégno
Jamais je n’avais ressenti à ce point l’absurdité de leur dispenser un savoir qui n’appartenait en aucune façon à leur monde. Il aurait fallu tout reprendre à la base. Quelle base, d’ailleurs ? Etaient-ils jamais partis d’aucune base ? Ils avaient vu le jour sur le sable mouvant, dans un univers inintelligible et fuyant. Un univers qu’on ne leur avait jamais expliqué, et l’on prétendait leur apprendre les langues étrangères ! Et l’on demandait à des professeurs de s’en charger !
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Par PLUMAGILE, le 13/08/2010
Mon âme au diable de
Jean-Pierre Gattégno
Le semblant est une valeur qui monte, regarde à Paris, il suffit de déverser quelques tonnes de sable sur les quais pour que des crétins se croient sur la Côte d’Azur.
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Par joedi, le 26/02/2011
Mon âme au diable de
Jean-Pierre Gattégno
Beaucoup de professeurs, dit-il, se sentent coupables de ne pas être des Superman pédagogiques. Ils ont tort, ce n'est pas ce qu'on leur demande. C'est même le contraire. Nous vivons à une époque où l'on déteste la culture et l'intelligence, c'est pour cette raison qu'on nous déteste. Les parents craignent que, par notre faute, leurs enfants deviennent intelligents et cultivés. Ils veulent seulement que nous leur apprenions un métier qui leur permettra de gagner leur vie et de la dépenser en télés, matchs de foot et bagnoles. Ils ont trop peur que leurs rejetons, devenus instruits, les prennent pour des cons. Ce qui est souvent le cas.
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Par joedi, le 27/02/2011
Mon âme au diable de
Jean-Pierre Gattégno
Le semblant est une valeur qui monte, regarde à Paris, il suffit de déverser quelques tonnes de sable sur les quais pour que des crétins se croient sur la Côte d'Azur. A Verdi, nous sommes passés experts dans l'art du semblant.
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Par PLUMAGILE, le 13/08/2010
Mon âme au diable de
Jean-Pierre Gattégno
Bien que nous fussions seulement en milieu d’après-midi, des prostituées y trainaient déjà. Leur allure me surprit. On aurait dit les survivantes de je ne sais quel désastre. Sans doute celui de leur vie.
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Par joedi, le 25/02/2011
Mon âme au diable de
Jean-Pierre Gattégno
Parfois, je rencontrais des surpoids accroupis sur le plancher. On aurait dit des sumos attendant le moment de se bondir dessus, à cette différence que, eux, ne bondissaient que sur des hamburgers au ketchup, des chips, du Coca-Cola, des limonades et autres saloperies sucrées et grasses qu'ils engloutissaient à une vitesse stupéfiante.
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Par alicejo, le 21/06/2011
J'ai tué Anémie Lothomb de
Jean-Pierre Gattégno
Au mieux, je pouvais raconter ce drame en m'inspirant d'un de ces romans à succès qui rapportent des millions à leur auteur et que tout le monde, même le président, serait capable de lire.