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Jean de La Fontaine

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  • 58 livres
  • 35 critiques

Note moyenne : 4.05/5 (sur 243 notes) Jean de La Fontaine

Biographie et informations

Nationalité : France
Né(e) à : Château-Thierry , le 08/07/1621
Mort(e) à : Paris , le 13/04/1695

Biographie :

Jean de La Fontaine est un poète, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier français.

Fils de Charles de la Fontaine et Françoise Pidoux, ils passent ses premières années à Chateau-Thierry, dans un hôtel particulier qui est aujourd'hui un musée à la mémoire de l'écrivain.
Il étudie d'abord le latin puis rentre à l'Oratoire. Un an plus tard, il abandonne ses études religieuses (1642) pour reprendre des études de droit. En 1649, il obtient son diplôme d'avocat au Parlement de Paris.
En 1647, il fait un mariage de complaisance avec Marie Héricart, fille d'un lieutenant de baillis. Elle lui donne un fils dont il s'occupera fort peu.Il délaisse rapidement sa femme, lui préférant la fréquentation de la société libertine parisienne.
En 1652, il acquiert la charge de maître particulier triennal des eaux et des forêts du duché de Château-Thierry, à laquelle se cumule celle de son père à la mort de celui-ci. Il la revend en 1672.
En 1654, il débute une carrière de poète, mais son oeuvre passe complètement inaperçue.
En 1658, son père meurt, lui laisant de nombreuses dettes. Il entre au service de Fouquet, surintendant des finances qu'il soutiendra publiquement après son arrestation (ordonnée par Louis XIV). Ce dernier lui versera une rente jusqu'en 1661.
En 1663, il part se réfugier dans le Limousin, accompagnant son oncle exilé.
En 1664, il entre au service des Duchesses de Bouillon et d'Orléans en qualité de gentilhomme. Il assure ainsi son annoblissement. C'est aussi à cette époque qu'il entre sur la scène littéraire.
En 1672 à la mort de la Duchesse d’Orléans, La Fontaine connaît de nouvelles difficultés financières car il n'a plus de revenus. Marguerite de La Sablière l’accueille et l’héberge quelques mois après, probablement en 1673 et ce jusu'à sa mort en 1693.Elle pourvoit à ses besoins.
En 1684, il est élu à l'Académie Française où ses prises de posiion et amitiés lui vaudront nombres déboires.
Vers 1690, il tombe gravement malade. En 1817, sa dépouille a été transférée au cimetière du Père-Lachaise.
> lire la suite Source : wikipedia
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Frédéric Valabrègue "Le candidat" 1/2 Où il est question du Niger et des Impressions d'Afrique, de l'adolescence, de la fable et du conte, des griots, d'Abdou candidat à l'exil en Europe et du Candide, du merveilleux, des Fables de La Fontaine, de l'éloquence, du vernaculaire, de la langue africaine, et des langues, d'Amos Tutuola et de Raymond Queneau, de l'animal, de Lévi-Strauss, du sens et des sens, à l'occasion de la parution du nouveau livre de Frédéric Valabrègue: "Le Candidat" aux éditions POL à Paris le 6 octobre 1/2
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Citations de Jean de La Fontaine

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  • Par Cielvariable, le 22/05/2012

    Fables (illustrées par Gustave Doré) de Jean de La Fontaine

    LE LOUP ET LE RENARD.
    D'où vient que personne en la vie
    N'est satisfait de son état ?
    Tel voudrait bien être soldat
    A qui le soldat porte envie.

    Certain renard voulut, dit-on,
    Se faire loup. Hé ! qui peut dire
    Que pour le métier de mouton
    Jamais aucun loup ne soupire ?

    Ce qui m'étonne est qu'à huit ans
    Un prince en fable ait mis la chose,
    Pendant que sous mes cheveux blancs
    Je fabrique à force de temps
    Des vers moins sensés que sa prose.

    Les traits dans sa fable semés
    Ne sont en l'ouvrage du poète
    Ni tous ni si bien exprimés :
    Sa louange en est plus complète.

    De la chanter sur la musette
    C'est mon talent ; mais je m'attends
    Que mon héros, dans peu de temps,
    Me fera prendre la trompette.

    Je ne suis pas un grand prophète :
    Cependant je lis dans les cieux
    Que bientôt ses faits glorieux
    Demanderont plusieurs Homères ;
    Et ce temps-ci n'en produit guères.

    Laissant à part tous ces mystères,
    Essayons de conter la fable avec succès.

    Le renard dit au loup : " Notre cher, pour tous mets
    J'ai souvent un vieux coq, ou de maigres poulets :
    C'est une viande qui me lasse.
    Tu fais meilleure chère avec moins de hasard :
    J'approche des maisons ; tu te tiens à l'écart.
    Apprends-moi ton métier, camarade, de grâce ;
    Rends-moi le premier de ma race
    Qui fournisse son croc de quelque mouton gras :
    Tu ne me mettras point au nombre des ingrats.
    - Je le veux, dit le loup ; il m'est mort un mien frère :
    Allons prendre sa peau, tu t'en revêtiras. "
    Il vint, et le loup dit : " Voici comme il faut faire,
    Si tu veux écarter les mâtins du troupeau. "
    Le renard, ayant mis la peau,
    Répétait les leçons que lui donnait son maître.
    D'abord il s'y prit mal, puis un peu mieux, puis bien ;
    Puis enfin il n'y manqua rien.
    A peine il fut instruit autant qu'il pouvait l'être,
    Qu'un troupeau s'approcha. Le nouveau loup y court,
    Et répand la terreur dans les lieux d'alentour.
    Tel, vêtu des armes d'Achille,
    Patrocle mit l'alarme au camp et dans la ville :
    Mères, brus et vieillards, au temple couraient tous,
    L'ost au peuple bêlant crut voir cinquante loups :
    Chien, berger, et troupeau, tout fuit vers le village,
    Et laisse seulement une brebis pour gage.
    Le larron s'en saisit. A quelque pas de là
    Il entendit chanter un coq du voisinage.
    Le disciple aussitôt droit au coq s'en alla,
    Jetant bas sa robe de classe,
    Oubliant les brebis, les leçons, le régent,
    Et courant d'un pas diligent.

    Que sert-il qu'on se contrefasse ?
    Prétendre ainsi changer est une illusion :
    L'on reprend sa première trace
    A la première occasion.

    De votre esprit, que nul autre n'égale,
    Prince, ma muse tient tout entier ce projet :
    Vous m'avez donné le sujet,
    Le dialogue, et la morale.


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  • Par Dexterette, le 22/05/2012

    Fables de Jean de La Fontaine

    D’Araignée et l'Hirondelle

    O Jupiter, qui sus de ton cerveau,
    Par un secret d'accouchement nouveau,
    Tirer Pallas, jadis mon ennemie,
    Entends ma plainte une fois en ta vie !
    Progné me vient enlever les morceaux ;
    Caracolant, frisant l'air et les eaux,
    Elle me prend mes mouches à ma porte :
    Miennes je puis les dire; et mon réseau
    En serait plein sans ce maudit oiseau :
    Je l'ai tissu de matière assez forte. »
    Ainsi, d'un discours insolent,
    Se plaignait l'araignée autrefois tapissière,
    Et qui, lors étant filandière,
    Prétendait enlacer tout insecte volant.
    La soeur de Philomèle, attentive à sa proie,
    Malgré le bestion happait mouches dans l'air,
    Pour ses petits, pour elle, impitoyable joie,
    Que ses enfants gloutons, d'un bec toujours ouvert,
    D'un ton demi-formé , bégayante couvée,
    Demandaient par des cris encor mal entendus.
    La pauvre aragne n'ayant plus
    Que la tête et les pieds, artisans superflus,
    Se vit elle-même enlevée :
    L'hirondelle, en passant, emporta toile, et tout,
    Et l'animal pendant au bout.

    Jupin pour chaque état mit deux tables au monde :
    L'adroit, le vigilant, et le fort sont assis
    A la première; et les petits
    Mangent leur reste à la seconde.
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  • Par Cielvariable, le 22/05/2012

    Fables (illustrées par Gustave Doré) de Jean de La Fontaine

    LE LIÈVRE ET LA TORTUE.
    Rien ne sert de courir ; il faut partir à point :
    Le lièvre et la tortue en sont un témoignage.
    " Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point
    Sitôt que moi ce but. - Sitôt ? Êtes-vous sage ?
    Repartit l'animal léger :
    Ma commère, il vous faut purger
    Avec quatre grains d'ellébore.
    - Sage ou non, je parie encore. "
    Ainsi fut fait ; et de tous deux
    On mit près du but les enjeux :
    Savoir quoi, ce n'est pas l'affaire,
    Ni de quel juge l'on convint.
    Notre lièvre n'avait que quatre pas à faire.
    J'entends de ceux qu'il fait lorsque, prêt d'être atteint,
    Il s'éloigne des chiens, les renvoie aux calendes,
    Et leur fait arpenter les landes.
    Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
    Pour dormir, et pour écouter
    D'où vient le vent, il laisse la tortue
    Aller son train de sénateur.

    Elle part, elle s'évertue,
    Elle se hâte avec lenteur.
    Lui cependant méprise une telle victoire,
    Tient la gageure à peu de gloire,
    Croit qu'il y va de son honneur
    De partir tard. Il broute, il se repose,
    Il s'amuse à toute autre chose
    Qu'à la gageure. A la fin, quand il vit
    Que l'autre touchait presque au bout de la carrière,
    Il partit comme un trait ; mais les élans qu'il fit
    Furent vains : la tortue arriva la première.
    " Eh bien ! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
    De quoi vous sert votre vitesse ?
    Moi l'emporter ! et que serait-ce
    Si vous portiez une maison ?

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  • Par Cielvariable, le 22/05/2012

    Fables (illustrées par Gustave Doré) de Jean de La Fontaine

    LE CHÊNE ET LE ROSEAU.
    Le chêne un jour dit au roseau :
    " Vous avez bien sujet d'accuser la nature ;
    Un roitelet pour vous est un pesant fardeau ;
    Le moindre vent, qui d'aventure
    Fait rider la face de l'eau,
    Vous oblige à baisser la tête,
    Cependant que mon front, au Caucase pareil,
    Non content d'arrêter les rayons du soleil,
    Brave l'effort de la tempête.
    Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr.
    Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
    Dont je couvre le voisinage,
    Vous n'auriez pas tant à souffrir :
    Je vous défendrais de l'orage ;
    Mais vous naissez le plus souvent
    Sur les humides bords des royaumes du vent.
    La nature envers vous me semble bien injuste.
    - Votre compassion, lui répondit l'arbuste,
    Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci :
    Les vents me sont moins qu'à vous redoutables ;
    Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
    Contre leurs coups épouvantables
    Résisté sans courber le dos ;
    Mais attendons la fin. " Comme il disait ces mots,
    Du bout de l'horizon accourt avec furie
    Le plus terrible des enfants
    Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
    L'arbre tient bon ; le roseau plie.
    Le vent redouble ses efforts,
    Et fait si bien qu'il déracine
    Celui de qui la tête au ciel était voisine,
    Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.


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  • Par Cielvariable, le 22/05/2012

    Fables (illustrées par Gustave Doré) de Jean de La Fontaine

    LE CORBEAU ET LE RENARD.
    Maître Corbeau, sur un arbre perché,
    Tenait en son bec un fromage.
    Maître Renard, par l'odeur alléché,
    Lui tint à peu près ce langage :
    " Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau,
    Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
    Sans mentir, si votre ramage
    Se rapporte à votre plumage,
    Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. "
    A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
    Et pour montrer sa belle voix,
    Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
    Le Renard s'en saisit, et dit : " Mon bon Monsieur,
    Apprenez que tout flatteur
    Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
    Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. "
    Le Corbeau, honteux et confus,
    Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.
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  • Par Cielvariable, le 22/05/2012

    Fables (illustrées par Gustave Doré) de Jean de La Fontaine

    LA CIGALE ET LA FOURMI.
    La cigale, ayant chanté
    Tout l'été,
    Se trouva fort dépourvue
    Quand la bise fut venue :
    Pas un seul petit morceau
    De mouche ou de vermisseau.
    Elle alla crier famine
    Chez la fourmi sa voisine,
    La priant de lui prêter
    Quelque grain pour subsister
    Jusqu'à la saison nouvelle.
    " Je vous paierai, lui dit-elle,
    Avant l'août, foi d'animal,
    Intérêt et principal. "
    La Fourmi n'est pas prêteuse :
    C'est là son moindre défaut.
    " Que faisiez-vous au temps chaud ?
    Dit-elle à cette emprunteuse.
    - Nuit et jour à tout venant
    Je chantais, ne vous déplaise.
    - Vous chantiez ? j'en suis fort aise :
    Eh bien ! dansez maintenant. "
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  • Par Orphea, le 06/04/2012

    Fables de Jean de La Fontaine

    L'enfant et le maître d'école

    Dans ce récit je prétends faire voir
    D'un certain sot la remontrance vaine.

    Un jeune enfant dans l'eau se laissa choir,
    En badinant sur les bords de la Seine.
    Le ciel permit qu'un saule se trouva
    Dont le branchage, après Dieu, le sauva.
    S'étant pris, dis-je, aux branches de ce saule,
    Par cet endroit passe un maître d'école ;
    L'enfant lui crie : "Au secours, je péris."
    Le magister, se tournant à ses cris,
    D'un ton fort grave à contre-temps s'avise
    De le tancer : "Ah ! le petit babouin !
    Voyez, dit-il, où l'a mis sa sottise !
    Et puis, prenez de tels fripons le soin.
    Que les parents sont malheureux, qu'il faille
    Toujours veiller à semblable canaille !
    Qu'ils ont de maux ! et que je plains leur sort !"
    Ayant tout dit, il mit l'enfant à bord.

    Je blâme ici plus de gens qu'on ne pense.
    Tout babillard, tout censeur, tout pédant
    Se peut connaître au discours que j'avance :
    Chacun des trois fait un peuple fort grand :
    Le créateur en a béni l'engeance.
    En toute affaire ils ne font que songer
    Aux moyens d'exercer leur langue.
    Eh ! mon ami, tire-moi de danger,
    Tu feras après ta harangue.
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  • Par grisette, le 28/05/2010

    Fables (illustrées par Gustave Doré) de Jean de La Fontaine

    Le trépas vient tout guérir ;
    Mais ne bougeons d'où nous sommes :
    Plutôt souffrir que mourir,
    C'est la devise des hommes.

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  • Par grisette, le 28/05/2010

    Fables (illustrées par Gustave Doré) de Jean de La Fontaine

    Selon que vous serez puissant ou misérable,
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

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  • Par Orphea, le 20/06/2010

    Fables de Jean de La Fontaine

    La cigale et la fourmi

    La cigale, ayant chanté
    Tout l'été,
    Se trouva fort dépourvue
    Quand la bise fut venue :
    Pas un seul petit morceau
    De mouche ou de vermisseau.
    Elle alla crier famine
    Chez la fourmi sa voisine,
    La priant de lui prêter
    Quelque grain pour subsister
    Jusqu'à la saison nouvelle.
    " Je vous paierai, lui dit-elle,
    Avant l'août, foi d'animal,
    Intérêt et principal. "
    La Fourmi n'est pas prêteuse :
    C'est là son moindre défaut.
    " Que faisiez-vous au temps chaud ?
    Dit-elle à cette emprunteuse.
    - Nuit et jour à tout venant
    Je chantais, ne vous déplaise.
    - Vous chantiez ? j'en suis fort aise :
    Eh bien ! dansez maintenant. "
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