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Par carre, le 03/05/2012
Un homme sur la plage de
Jennifer Johnston
De jour il m'arrive de revoir le spasme des maisons quand l'explosion s'est produite. Les fenêtres, alors prises au dépourvu, se fêlèrent, certaines allèrent jusqu'à voler en éclats et, des jours durant, une odeur de fumée persista en des endroits inattendus.
Mais à présent, ici, les vitres tiennent bon.
C'est nu, ici. Pas de visite. Quand il s'avance de son pas furtif sur le parquet et vient se frotter contre ma jambe, le chat me fait sursauter.
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Par le_Bison, le 11/06/2012
De grâce et de vérité de
Jennifer Johnston
- J’ai une foutue sale gueule de bois. Par ta faute.
- Rien de meilleur que l’air marin.
- Je ne comprends pas pourquoi tu ne l’as pas aussi.
- Je suis un homme. Nous résistons mieux à l’alcool. C’est un fait scientifiquement prouvé.
- Ha, ha.
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Par carre, le 14/01/2012
Petite musique des adieux de
Jennifer Johnston
Bon, dit-elle en agitant la main vers lui. Ne me dévisagez pas ainsi. Je ne veux pas entendre parler du Nord, c’est tout. Pas de Nord dans cette maison. Vous pouvez me parler de votre femme, de votre enfant, de votre mère, de vos espoirs et de vos craintes, de vos rêves perdus, mais pas du Nord. Pas de ces conneries de « vidés de nos tripes par l’Histoire ». Ne polluez pas ma maison avec ça. Quand vous aurez envie de ce genre de conversation, nous irons au pub. Ou marcher sous la pluie.
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Par line70, le 22/03/2011
Petite musique des adieux de
Jennifer Johnston
J'aime m'asseoir et essayer de dégager la vérité de la fiction. Les gens vous débitent en général des mensonges dès qu'ils commencent à se raconter.
[...]
Je ne veux pas dire des vrais mensonges, je veux dire qu'ils enjolivent la vérité - qu'ils structurent la vérité. La vérité n'est jamais structurée. Elle est partout; parfois inexprimable.
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Les Ombres sur la peau de
Jennifer Johnston
- Alors ce sont des traîtres. A L'Irlande et à leur classe et...-il se pencha davantage vers elle - à leur religion.
Il se redressa sur sa chaise.
-Je suis avec toi, fils. Je suis avec toi.
La voix du vieil homme était affaiblie par la boisson et la maladie.
- Ne mêle pas la religion à tes divagations. Les beaux parleurs que vous êtes doivent faire pleurer le Christ. Pleurer.
Elle cria le mot à son fils puis, épuisée par son accès de colère, elle serra les bras autour d'elle comme si elle voulait retenir ses os de tomber.
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Par le_Bison, le 01/02/2012
De grâce et de vérité de
Jennifer Johnston
Lorsque j’ai atteint l’âge de raison, si ce terme existe, entre seize et dix-sept ans, sans doute, je me suis rendu compte que non seulement il n’y avait pas de Dieu, mais que nous L’avions inventé pour donner un nouveau sens au monde de folie dans lequel nous vivions. Nous avions inventé cet échafaudage de mensonges. Créé, dirai-je, plutôt qu’inventé, parce que le souffle artistique était ce qui nous poussait à croire. Le souffle artistique donnait aux histoires leur gloire et leur pouvoir.
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Ceci n'est pas un roman de
Jennifer Johnston
J'ai besoin de vivre près de la mer. ; je ne veux pas être dedans ni dessus, mais il m'est difficile de vivre sans son bruit, son odeur, sans les reflets du ciel, des nuages, de la nuit, des gris, des bleus et j'aime le tumulte des tempêtes.
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Par Ludivine, le 02/01/2011
Un Noël en Famille de
Jennifer Johnston
Gardez la tête hors de l'eau, dans tous les sens du terme. C'était ce que je devrais faire dorénavant. Garder la tête hors des eaux du passé, qui me poussaient, me bousculaient, m'aspiraient, m'attiraient vers une sorte de folie douce.
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Un homme sur la plage de
Jennifer Johnston
Je pleure les morts inutiles.