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La fourmilière de
Jenny Valentine
J’aimais les inconnus, et particulièrement l’idée d’en être un.
J’aimais que tout ce dont on a besoin se trouve à portée de main, au bout de la rue, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.
J’aimais qu’on puisse se rendre presque partout à pied.
J’aimais les graffitis, les poubelles et les odeurs de huit différents fast-foods qui se mélangent dans chaque rue. (…)
J’aimais le fait de ne pas avoir à penser à ce que j’avais laissé derrière moi et dans quel pétrin je m’étais fichu.
Et pourtant, si j’avais eu le courage d’appeler, si j’avais pu partager mes impressions sur cette idée de venir d’un endroit et de vivre dans un autre, ce n’est pas ce que je leur aurais dit.
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La fourmilière de
Jenny Valentine
- Je suppose que quand on s'enfuit et qu'on veut disparaître, a-t-elle enchaîné, on veut aussi que tout ce qu'on a laissé derrière soi disparaisse avec nous. Mais ce n'est pas le cas.
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Ma rencontre avec Violet Park de
Jenny Valentine
Il y a une minute encore, ces pensées ne m’étaient jamais venues à l’esprit, et maintenant, j’étais vraiment et sincèrement préoccupé par ce que pouvait être la vieillesse, quand on est coincé à Londres, où tout le monde bouge plus vite que vous, et où la chose la plus simple peut vous prendre toute la journée.
C’était à cause d’elle. Je sais que c’était à cause d’elle, de ma vieille dame, de celle qui était morte et qui se trouvait dans l’urne.
Je me revois assis là, sur la colline, tandis que les cerfs-volants traversaient l’air avec un bruit cinglant derrière moi, me demandant soudain si nous n’étions pas en train d’avoir une sorte de conversation, elle et moi. Une vieille dame morte, du haut de son étagère, essayait de m’apprendre qui étaient les gens de plus de soixante ans. C’était une sensation agréable, à fleur de peau, comme celle qu’on ressent lorsqu’on écoute un super morceau de musique, qu’on plane un peu et qu’on est assis à côté de quelqu’un de très attirant.
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La fourmilière de
Jenny Valentine
Je sentais que j'avais un sourire bizarre figé sur le visage, comme ceux qu'on fabrique avec un bout de carton et qu'on accroche à un bâton de sucette.
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La fourmilière de
Jenny Valentine
Si tu savais à quel moment ta vie allait commencer à dérailler, est-ce que tu arrangerais les choses avant qu'il soit trop tard ?
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Ma rencontre avec Violet Park de
Jenny Valentine
Pansy a un chien, appelé Jack (Russell), et parfois je ne sais vraiment pas si elle parle de son chien ou de grand-père.
- Il est resté dans mes jambes toute la journée, et il a une haleine épouvantable. (Chien.)
- Il n'y a pas été depuis trois jours. Je pense qu'il a besoin d'une bonne marche. (Norman.)
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Ma rencontre avec Violet Park de
Jenny Valentine
J'avais entendu parler du Purgatoire, l'endroit om l'on attend lorsque le Paradis et l'Enfer ne sont pas sûrs de vouloir de vous, mais je n'avais jamais imaginé que ça pouvait signifier rester coincé à jamais dans une boîte, sur l'étagère d'Apollo Cars.
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Ma rencontre avec Violet Park de
Jenny Valentine
Combien de versions de papa regrettons-nous tous, Mercy, Bob, Norman, mam, Pansy et moi ? Une version différente pour chacun de nous et pas une seule d'entre elles qui corresponde à la réalité.
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La fourmilière de
Jenny Valentine
Je songeais à quel point il était étrange d'avoir disparu d'un endroit tout en se trouvant dans un autre.