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Par joedi, le 14/05/2012
Quatre jours en mars (MONDE ENTIER) de
Jens Christian Grondahl
Tu dépenses plus d'énergie que tu n'en as conscience à tenir tes parents éloignés, lui avait-il dit quelques semaines plus tôt. C'est comme les gens qui insistent qu'ils sont athées. Ils parlent plus de Dieu que nous autres qui ne savons pas trop que croire.
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Par joedi, le 16/05/2012
Quatre jours en mars (MONDE ENTIER) de
Jens Christian Grondahl
Ada se métarmophosait quand ils descendaient de l'autocar et parcouraient le bout de chemin, chargés de leurs sacs à dos et de leurs valises. C'était comme si elle s'écaillait, comme si elle perdait quelque chose de raide et de guindé, elle commençait à rire de toutes ses dents au lieu de sourire du bout de ses lèvres maquillées. Il lui plaisait de jouer à la paysanne pendant quelques semaines, de déambuler en bottes de caoutchouc ou en sabots, avec un foulard bariolé noué autour de la tête.
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Par joedi, le 13/05/2012
Quatre jours en mars (MONDE ENTIER) de
Jens Christian Grondahl
Elle feuillette le livre. Ici et là, on voit une femme en tailleur serré ou une petite Fiat, une Topolino pétaradante qui, telle une éphémère, indique quand le cliché a été pris. Les édifices antiques ont l'air d'une indifférence monumentale, pour eux, un siècle est insignifiant. Les gens n'on aucune importance. Après un certain niveau de destruction, les ruines du Forum se sont détournées de toute humanité pour virer à l'abstraction majestueuse et minérale. Peu importe si ce sont les troupeaux de moutons pastoraux de l'Age d'or ou les Japonais avec Sony et visière qui passent entre l'herbe écrasée et les colonnes rongées.
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Par joedi, le 14/05/2012
Quatre jours en mars (MONDE ENTIER) de
Jens Christian Grondahl
Même après avoir déménagé, son "moi" habitait encore à cette adresse. Il lui fallut longtemps pour se déshabituer de la vie qu'elle avait elle-même rayée. Elle se sentait écorchée de tout ce qu'elle croyait être. Ce n'était donc pas se "trouvers soi-même", mais au contraire tout perdre et se sentir nue, en attendant qu'une nouvelle peau sociale repousse et la protège contre les questions intimidantes de son entourage.
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Par Cath36, le 20/03/2012
Sous un autre jour de
Jens Christian Grondahl
Il parle du silence entre eux.... Il décrit ce sentiment récurrent au fil des ans, parfaitement clair et net dans la lumière uniforme et sans ombre. Ce sentiment d'être liés et pourtant séparés, d'être arrivés à faire corps et toutefois incapables de saisir l'intimité profonde de l'autre.
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Par joedi, le 13/05/2012
Quatre jours en mars (MONDE ENTIER) de
Jens Christian Grondahl
Comme mère, elle a été un fiasco. Le fait d'être mère s'est mué en une démonstration d'impuissance. Elle en est au point où l'on possède de l'autorité tant que l'on ne s'en sert pas. L'autorité est une ressource limitée, comme le pétrole, l'or et la patience.
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Par joedi, le 14/05/2012
Quatre jours en mars (MONDE ENTIER) de
Jens Christian Grondahl
Elle a toujours pensé que l'endroit d'où l'on vient importe peu tant que l'on sait où l'on va.
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Par kathy, le 16/04/2011
Bruits du coeur de
Jens Christian Grondahl
Je ne sais comment l'amour survient ni comment il s'éteint, et j'ai cessé de me le demander. Mais je ne crois pas que l'amour se trompe ou doute de son apparence. On n'aime jamais en vain, mais l'on aime parfois aveuglément, voire même malgré ce que l'on voit. Je sais qu'il y a des amours heureuses et malheureuses, cependant, je n'en sais guère plus. Quelquefois, on aime l'amour jusqu'à le briser, d'autres fois il dévore tout le reste. De temps en temps, il meurt, mais il est aussi capable de survenir aux moments les plus inattendus. Et ça, je l'avais oublié.
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Par Cath36, le 18/12/2011
Bruits du coeur de
Jens Christian Grondahl
Il n'y avait rien à comprendre. Certains faits sont incompréhensibles et aussi durs qu'une pierre tombale et le concept d'éternité. Il faut se contenter d'en prendre acte.
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Par kathy, le 16/04/2011
Bruits du coeur de
Jens Christian Grondahl
Elle avait perdu le contact avec ses amis d'autrefois... Je ne sais pourquoi elle m'a raconté son histoire dès ma première rencontre. Peut-être raconte-t-on son histoire parce que l'on est sur le point de la laisser derrière soi. Peut-être se met-on en mouvement sans même en avoir conscience. Tandis que l'on raconte, on comprend que l'histoire appartient au passé, que l'avenir a déjà commencé et que la vie continue tandis que l'on regarde en arrière.