Biographie et informations
Nationalité : Allemagne
Né(e) : 1717
Mort(e) : 1768
Biographie :
Archéologue et historien de l'art allemand (1717-1768).
«WINCKELMANN (Johann-Joachim), célèbre archéologue allemand, né à Stendal le 9 déc.1717, assassiné à Trieste le 8 juin 1768. De famille pauvre, il étudia la théologie, puis l'histoire, la médecine, les mathématiques, se plaça comme précepteur, puis fut secrétaire du comte de Bunau (1748-53) à Nöthenitz près de Dresde. Il y prit le goût des œuvres d'art et, afin de pouvoir se rendre à Rome et y trouver un emploi, se convertit au catholicisme. II publia alors Gedanken über die Nachahmung der griech. Werke in der Malerei und Bildhauerkunst (Dresde, 1755, 3 vol.) ; c'est le premier de ses grands ouvrages, et ses idées y sont en germe. Une pension de 200 thalers lui fut accordée pour aller à Rome. II y devint bientôt bibliothécaire du cardinal Archinto (ancien nonce en Saxe), se lia avec Raphaël Mengs et le cardinal Passionei. En 1758, il entra dans la maison du cardinal Albani, le plus fameux collectionneur du temps, dont il fut le bibliothécaire et l'ami. Il décrivit les fouilles d'Herculanum dans plusieurs mémoires ou lettres (1762-64), et fit paraître Gesch. der Kunst des Altertums (Dresde, 1764, 2 vol. in-4), son chef-d'œuvre. Il y expose non seulement l'histoire de l'art antique, mais sa théorie, définit le style dé la plastique grecque, y distingue les types et les classes. Winckelmann professe que le but de l'art est la beauté, l'expression de l'idéal et non pas du réel ; on l'obtient en tirant de la nature un type, caractérisé par ses proportions normales, comme celles du Canon de Polyclète, par la noblesse simple, le calme grandeur dans le mouvement, où rien ne doit altérer les contours de l'ensemble. Ces théories ont vieilli, mais l'œuvre de Winckelmann exerce encore une influence, aucune n'ayant aussi complètement coordonné les manifestations artistiques de l'antiquité classique. Il a presque créé l'histoire de l'art dont il a défini les périodes par la succession des styles et analysé les multiples influences. II s'essaya sans succès à la philosophie dans Versuch einer Allegorie (1766), publia une belle collection de gravures de Monumenti antichi inediti (Rome, 176768, 2 vol.), montrant que la plupart des sujets sont tirés d'Homère. En 1768, il fit un voyage en Allemagne, mais fut atteint d'une maladie nerveuse ; revenu à Trieste, il s'y lia avec un malfaiteur qui venait de sortir de prison, Arcangeli, et celui-ci, assure-t-on, pour lui voler des monnaies d'or, cadeau de Marie-Thérèse, assa
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Source : Grande encyclopédie: inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. éd. 1885-1902. T. 31
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