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Par nadejda, le 30/04/2012
Navigation de cabotage de
Jorge Amado
Je ne suis pas né pour être célèbre ni illustre, je ne me mesure pas à cette aune, je ne me suis jamais senti un écrivain important, un grand homme : juste un écrivain et un homme. Enfant grapunia -- des terres du cacao --, citoyen de la ville pauvre de Bahia, où que je me trouve je ne suis qu'un simple Brésilien marchant dans la rue, vivant. Je suis né coiffé, la vie a été prodigue avec moi, elle m'a donné plus que je n'ai demandé et mérité. Je ne veux pas dresser un monument ni poser pour l'Histoire en chevauchant la gloire. Quelle gloire ? Pff ! Je veux seulement conter quelques histoires, certaines drôles, d'autres mélancoliques, comme la vie. La vie, ah ! cette brève navigation de cabotage !
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Gabriela, girofle et cannelle : chronique d'une ville de l'etat de bahia : roman de
Jorge Amado
Des exclamations fusaient lorsqu'elle arrivait avec sa démarche dansante, les yeux baissés, un sourire que ses lèvres adressaient à toutes les bouches. Elle entrait, disait bonjour en s'avançant parmi les tables et allait droit vers le comptoir pour y déposer la gamelle. En principe, à cette heure-là, les clients auraient dû être rares, seulement quelques retardataires pressés de rentrer chez eux. Or, de plus en plus, les habitués faisaient durer l'heure de l'apéritif et réglaient leur temps sur l'apparition de Gabriela en buvant un dernier verre après son arrivée.
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Navigation de cabotage de
Jorge Amado
Renoncer maintenant, non, dis-je à Paloma lorsque, blessée, elle pensait à tirer sa révérence et s'en aller. Nous sommes dans une bataille, nous nous battrons jusqu'au bout. Ensuite tu feras ce que tu voudras, ce qui te paraîtras le mieux. Pas maintenant. J'ai perdu beaucoup de batailles dans ma vie, patience, mais je les ai toujours affrontées, je suis toujours allé jusqu'au bout.
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Suor de
Jorge Amado
- Tu sais quelle est la meilleure chose du monde ? […] Tu ne sais pas ce que c’est ? C’est le cheval. S’il n’y avait pas le cheval, le Blanc monterait le Nègre… »
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Par hannahens, le 21/04/2012
Bahia de tous les saints de
Jorge Amado
Pedro Corumba commence un discours en disant: "Les travailleurs unis peuvent dominer le monde." Antonio étreint un type qu'il n'a jamais vu.
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Par hannahens, le 21/04/2012
Bahia de tous les saints de
Jorge Amado
Les pieds nus des femmes pilonnaient la terre battue. Les corps ondulaient suivant le rite. La sueur ruisselait, tous étaient empoignés par la musique et par la danse.
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Navigation de cabotage de
Jorge Amado
Pour moi mes romans n'existent qu'aussi longtemps que les écris, lorsque je mets le mot "fin" au bas de la dernière page le roman qui m'a consumé la cervelle et m'a mangé les chairs cesse d'exister - ce n'est pas tout à fait ça : il continue à exister, mais il n'est plus à moi. Il se met à appartenir aux autres : éditeurs, critiques, traducteurs, lecteurs, aux lecteurs surtout. Mien exclusivement mien, il ne l'est que durant le temps où les doigts sont sur le clavier de la machine à la recherche des chemins du récit, quand je conçois et mets en place des scènes et des personnages, que peu à peu je les extraits de ma tête, du coeur, des couilles et les vois vivants sur le papier, pleurant et riant - dur, difficile, passionnant métier, celui d'écrivain. Il y en a qui disent que je le fais bien, il y en a qui disent que je le fais mal, je le fais du mieux que je peux, je ne cherche pas d'autre occupation car je ne sais rien faire d'autre.
p. 237-238