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Par Tchippy, le 28/11/2010
Mon bel oranger de
José Mauro de Vasconcelos
Maintenant, je savais vraiment ce que c'était que le douleur. La douleur, ce n'était pas se faire battre à s'évanouir. Ce n'était pas se couper le pied avec un morceau de verre et se faire mettre des points à la pharmacie. la douleur, c'était cette chose qui vous brise le cœur et avec laquelle on devait mourir sans pouvoir raconter son secret à personne. une douleur qui vous laissait sans forces dans les bras, dans la tête, sans même le courage de tourner la tête sur le traversin.
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Par marina53, le 18/05/2012
Mon bel oranger de
José Mauro de Vasconcelos
Tout est terminé mon petit. Tout. Un jour, tu seras un père à ton tour et tu découvriras combien sont parfois douloureux certains moments de la vie d'un homme.
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Par mikrobuch, le 20/12/2010
Mon bel oranger de
José Mauro de Vasconcelos
Confession finale :
Les années ont passé, mon cher Manuel Valadares. J'ai maintenant quarante-huit ans et parfois, dans ma nostalgie, j'ai l'impression que je suis toujours un enfant. Que tu vas apparaître à l'improviste et m'apporter des images de vedettes ou bien des billes. C'est toi qui m'as appris la tendresse de la vie, mon cher Portugâ. Maintenant, c'est à mon tour de distribuer des billes et des images, car sans tendresse la vie n'est pas grand-chose. Parfois je suis heureux de ma tendresse, parfois je me trompe et c'est le plus fréquent.
En ce temps-là. Au temps de notre temps, je ne savais pas que, bien des années avant, un Prince Fou, "L'Idiot" agenouillé devant un autel, demandait aux icônes les yeux pleins de larmes : "Pourquoi raconter les choses aux enfants ?"
La vérité, mon cher Portugâ, c'est qu'à moi, on les a racontées très tôt.
Adeus !
Ubatuba, 1967.
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Par Tchippy, le 28/11/2010
Mon bel oranger de
José Mauro de Vasconcelos
- Tu ne peux pas comprendre. C'est l'histoire de Joseph en Egypte. Quand tu seras plus grand, je te raconterai. [...]
- La semaine prochaine, vous croyez que j'aurai grandi ?
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Par Tchippy, le 28/11/2010
Mon bel oranger de
José Mauro de Vasconcelos
- Tu, c'est très difficile. je ne sais pas si j'y arriverai... et quand je raconte nos conversations avec Minguinho, avec tu, ça fera un drôle d'effet. Je vais essayer. Vous n'êtes pas fâché ?
- Allons, pourquoi ? C'est normal. mais qui est ce Minguinho dont je ne t'avais jamais entendu parler ?
- Minguinho, c'est Xururuca.
- Ah ? Xururuca c'est Minguinho et Minguinho c'est Xururuca ? Je ne suis guère avancé.
- Minguinho, c'est mon pied d'oranges douces. Quand je l'aime beuacoup je l'appelle Xururuca.
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Par Tchippy, le 28/11/2010
Mon bel oranger de
José Mauro de Vasconcelos
"Écoute, Minguinho, ne fais pas cette tête-là. Lui, c'est mon meilleur ami. mais toi, tu es le roi absolu de tous les arbres, comme Luis est le roi absolu de tous mes frères. Il faut que tu saches que le cœur des gens doit être très grand pour contenir tout ce qu'on aime."
Silence.
"Tu sais une chose, Minguinho ? Je vais jouer aux billes. Tu es trop désagréable."
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Mon bel oranger de
José Mauro de Vasconcelos
- Alors c'est ça qui te préoccupe ?
- Oui monsieur. J'ai peur qu'avec le changement de maison Luciano ne vienne pas avec nous.
- Tu penses que cette chauve-souris t'aime beaucoup ?
- Si elle m'aime ! ...
- Du fond tu coeur ?
- C'est sûr.
- Alors tu peux être certain qu'il te suivra. Il se peut qu'il tarde à apparaître, mais un jour il te retrouvera.
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Le Palais japonais, nouvelle édition de
José Mauro de Vasconcelos
S'il pleuvait, il se recroquevillait un peu plus dans sa tristesse et n'avait plus envie de rien faire... On aurait dit que la paresse se collait à la pointe de chacun de ses doigts engourdis et que son âme était suspendue comme un hamac aux crochets de l'indifférence. Il restait des heures et des heures le visage derrière l'unique carreau de l'unique fenêtre de sa modeste chambre. Le visage collé contre la vitre à regarder la pluie se répandre en gouttelettes sur les feuilles du jardin abandonné. Il trouvait beau, dans son humble contemplation, qu'une même terre donne naissance à deux arbres différents. Et que des fleurs aussi voisines soient si différentes dans leur forme et leur couleur.
Si le jour devenait gris, chagrin et froid, il sortait de chez lui les mains dans les poches, le col de sa veste relevé cachant ses joues maigres. Ses cheveux lisses d'un blond cendré tombaient sur son front, encadrant ses traits fins, ses yeux presque bleutés. Il n'avait envie de rien. Il marchait au long des rues, se mêlait à la foule, pour s'y fondre comme s'il n'était plus rien, pour n'être plus rien. S'il avait de l'argent, il mangeait un peu mieux. S'il ne lui restait que quelques sous, il prenait un simple café au lait et deux tartines sans beurre, c'est ce qu'il y avait de moins cher. Ou encore il gardait l'estomac vide jusqu'à ce qu'il rencontre une personne de sa connaissance, un ami qui lui prête un peu d'argent. Sans rien demander, c'était plus sûr pour ne pas avoir à rembourser.
Pour la chambre de la pension, il avait parfois un peu de retard. Mais s'il lui arrivait de faire une bonne affaire, il payait plusieurs mois à l'avance. La propriétaire avait pitié de lui, comme d'un petit animal dans son cocon, qui ne dérangeait personne et souriait comme seuls les anges devaient sourire.
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Par Tchippy, le 28/11/2010
Mon bel oranger de
José Mauro de Vasconcelos
Les anthropophages c'étaient des Indiens qui mangeaient de la chair humaine. Dans l'histoire du Brésil il y a une image où on les voit couper en morceaux des Portugais pour les manger. ils mangeaient aussi les autres guerriers des tribus ennemies. C'est la même chose que cannibale. mais cannibale, c'est en Afrique et ils aiment beaucoup manger les missionnaires barbus.
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Mon bel oranger de
José Mauro de Vasconcelos
J'eus envie de partir en courant dans la rue et de m'accrocher en pleurant aux jambes de papa. De lui dire que j'avais été très méchant, trop méchant. Mais je restais immobile, sans savoir que faire. Je dus m'asseoir sur mon lit. Et de là je contemplais mes sandales de tennis absolument vides, au même endroit. Vides comme mon coeur qui flottait à la dérive.