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Joseph-Antoine d` Ornano

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Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes) Joseph-Antoine d` Ornano

Biographie et informations

Biographie :

Des études pluridisciplinaires, lettres, droit et sciences po Paris, prédisposaient Joseph-Antoine d'Ornano à de multiples quêtes. Passionné de littérature et d'art, romancier, peintre puissant et subtil, il explore depuis plusieurs années la notion de relation à laquelle il a consacré deux essais et quelques articles. Chrétien, sa recherche de sens le conduit à l'intersection de la théologie et de la philosophie.
Source : http://www.premiumorange.com/majuscrit/contacts.htm
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Quelques questions à propos de vos lectures



Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire ?


J’ai relu récemment La Métamorphose de Kafka que j’avais lu il y a très longtemps. En la relisant j’ai découvert une interprétation que je n’avais jamais vu il y a vingt ou trente ans. Quelque chose qui me parait maintenant évident maintenant. Peut-être que je n’avais pas la disponibilité à l’époque pour comprendre certaines choses.
Il ya d’autres livres qui m’ont marqué. Il y a Le Rêve d`un homme ridicule de Dostoïevski, il y a évidemment Proust, A la recherche du temps perdu . Je n’ai pas tout lu mais je le lis et le relis régulièrement….
Et puis il y a une nouvelle qui m’a beaucoup marqué. Qui m’a donné envie d’écrire, c’est Bartleby le scribe de Melville.
Une autre redécouverte récente c’est L`Etranger de Camus. Le début notamment. Je ne suis pas trop pour une littérature militante ou philosophique, je suis plutôt pour une littérature d’atmosphère mais le début de l’Etranger avec l’été, la lumière c’est quelque chose d’inspirant pour quelqu’un qui, comme moi, est originaire de la méditerranée. Bartelby, Camus pour le style, Patrick Modiano aussi pour l’élégance du style. Ce sont des livres élégants. J’aime aussi le côté un peu énigmatiques des personnages.


Quel est l`auteur qui vous a donné envie d`arrêter d`écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?


De temps en temps l’intelligence de Proust, je suis sensible à son style mais son intelligence me fait penser qu’on ne peut aller plus profondément dans l’analyse. Et l’humour qu’il a, chose finalement assez peu relevée, me fait beaucoup rire.
Un auteur qui m’avait marqué et avec lequel j’avais beaucoup correspondu c’est Marguerite Duras. J’étais fasciné par son style et les blancs qu’elle mettait entre les passages et on avait eu un échange autour de ça. Aujourd’hui, je trouve qu’il y a des effets et qu’elle a un peu vieilli pour moi alors que Proust ou Modiano ne vieillissent pas.

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?


Curieusement, la chose qui m’a le plus marqué quand j’étais enfant c’est quand j’ai lu Le Procès de Kafka. Je ne comprenais pas ce qui se passait et je ne comprenais pas qu’on ait pu écrire quelque chose comme ça. Ça a été mon premier choc en littérature. J’avais 11 ans à peu près. Je crois que c’était la couverture du livre qui m’avait plu mais jusqu’à 18, 19, 20 ans je ne lisais souvent que des bandes dessinées. Bandes dessinées que je ne lis plus aujourd’hui.

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?


Je crois que c’est Bartelby. En essayant d’approfondir à chaque fois pour trouver quelque chose de nouveau. Un peu comme dans la peinture de Morandi, il peint toujours la même chose, la même bouteille, mais à la fin il arrive à sentir les choses.

Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?


On m’a dit récemment que ce n’était pas normal de ne pas avoir lu la La Princesse de Clèves ! Je suis allé dans une librairie l’autre jour, je l’ai regardé, je l’ai feuilleté mais je ne l’ai pas acheté. Pas encore…

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?


Je crois que c’est la poésie de Francis Jammes qui est un des grands poètes français mais qui n’est pas très connu. C’est quelqu’un qui est hors des modes et qui est tellement simple que ça peut paraître naïf comme écriture alors que pour moi c’est le sommet. Il n’hésite pas à dire « il y a …, il y a » pour dire les choses. Il n’y a pas, dans sa poésie, de nostalgie mais une sorte de présence du présent dans le passé et il parle du passé au présent…
J’aimerais que les gens le connaissent plus…

Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?


Beaucoup de livres dont on parle beaucoup aujourd’hui. Après chacun fait ce qu’il veut….Mais les gens lisent ce qu’on leur dit de lire.

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?


Dans Le Guépard : « Il faut que quelque chose change pour que rien ne change »… ça rejoint des situations que l’on vit aujourd’hui.

Et en ce moment que lisez-vous ?


Je vais lire la Princesse de Clèves ! Sinon je lis beaucoup de livres de théologie. Je relis les pères de l’Eglise, je relis l’évangile, les commentaires. Je les lis régulièrement. On ne peut pas en faire l’impasse.

Quelques questions à propos de votre œuvre



Comment êtes vous arrivé à la lecture et plus particulièrement à ces auteurs ? Par des cadres comme l’école ?


Non, je suis un solitaire qui aime bien marcher dans les librairies. Souvent c’est le hasard qui me fait découvrir des livres. Il m’est arrivé quelque fois de lire un livre sur un an uniquement en m’asseyant chaque fois dans une librairie pour lire un passage. Il y a un livre par exemple que je lis régulièrement de cette manière là, c’est Le bol du pèlerin, Morandi de Philippe Jaccottet, qui est une analyse de l’œuvre du peintre Giorgio Morandi. C’est un tout petit livre que je lis régulièrement sans acheter. Je ne sais pas pourquoi je ne l’achète pas d’ailleurs. Il faut que ce livre là ne m’appartienne pas vraiment…

Vous qui êtes également peintre, on retrouve ce parallèle entre la peinture et l’écriture.


Il y a plusieurs idées qui sont communes avec ce que je peins. Il y a d’abord cette notion de série et de répétition. C’est pour ça que Morandi me plait parce qu’on dit qu’il a toujours fait la même chose même si ce n’est pas tout à fait vrai (ni tout à fait faux !). Il y a le noir, le blanc et on est dans un moment de contemplation. Moi je ne peux pas regarder une peinture en ayant un regard intellectuel. J’ai besoin de contempler. Ce qui me fait souvent revenir sur le même tableau. Je vais souvent au Louvre regarder le même tableau et je suis frappé de voir aujourd’hui à quel point les gens passent devant les tableaux mais ne savent pas toujours les regarder.
Sinon, pour moi Turner est un des plus grands peintres ! Monet j’y suis allé le premier jour de l’exposition, vers midi. J’aime bien, je trouve ça très beau. On ne peut pas ne pas aimer Monet mais pour moi Turner est supérieur. Dans l’art contemporain je ne suis pas trop porté dans tout le côté installation. Il y a de jolies choses mais ce n’est pas trop mon truc.


Vous parliez dans vos lectures de Modiano pour le côté énigmatique de ses personnages. On retrouve ce côté énigmatique pour les personnages et pour l’atmosphère de la Résidence…



Ils sont un peu décalés, oui. Et en même temps comme il se trouve que j’ai également la chance de peindre, en relisant le livre j’ai eu l’impression aussi que certains chapitres ont un côté « série de tableaux », en noir et blanc, avec la lumière et des choses un peu plus sombres. On retrouve dans le contour méditerranéen ce mélange de lumière très forte et d’un noir qui n’est pas morbide.

Une sorte de fraicheur de l’ombre…


Oui, Les siestes, les volets clos, les après-midis d’été. On la retrouve dans la musique. À chaque fois qu’il y a une musique qui évoque l’été je suis un peu sous le charme. Dans les baroques, dans Vivaldi ou dans Mozart aussi, il y a ce côté « soirée d’été ».

Une atmosphère qui vous a influencé pour écrire La Résidence ?


Oui c’est une influence pour moi. Un mélange de tout ça. Après, c’est très difficile de parler des influences parce qu’on ne sait pas trop pourquoi on écrit quelque chose. Le point de départ pour cette œuvre c’était une toute petite nouvelle de trois pages que j’avais écrite il y a 20 ou 25 ans et à l’époque, je me souviens, un éditeur qui avait lu cette nouvelle de trois pages m’avait dit que je tenais une idée mais qu’il fallait que le personnage soit plus vivant, que je le fasse manger, que je le fasse dormir, etc et 20 ans plus tard je me suis remis à cette nouvelle et j’ai donné un quotidien à ce personnage.

Y a-t-il eu un déclic, 20 ans après pour que vous vous remettiez à cette nouvelle ?


C’est quelque chose qui m’avait toujours marqué, mais entre temps j’ai écrit quelques essais sur la notion de relation ou plutôt de perte de relations, de perte de références et je voulais quelque chose où le lecteur perdait très lentement ses repères. Je pars d’une réalité, je ne suis pas dans le fantastique, mais une réalité très légèrement décalée du réel. Un peu comme quand quelqu’un vous regarde avec une coquetterie dans l’œil. Il y a juste une toute petite chose qui fait que c’est un peu énigmatique. C’est très proche du réel mais ce n’est pas le fantastique. Pour moi l’énigme elle est là. Dans l’étrangeté.

La littérature française me semble assez peu préoccupée par cette idée, ce registre de l’énigme ?


Oui, on retrouve ça dans les nouvelles anglo-saxonnes mais aussi dans la littérature italienne surtout. Dans Muzzati par exemple.
Dans La Résidence il y a ce sentiment d’attente, ce sentiment de chose qui n’arrive pas. On ne sait pas trop si au fond ce pour quoi on est venu va se produire.
Après ce n’est pas à moi à dire si le livre parait énigmatique ou pas !

Une fois remis au roman, est-ce que son écriture a pris du temps ? Avez-vous mis beaucoup de temps pour l’écrire ?


Deux années à peu près. Je pratique beaucoup la réflexion et la concentration avant d’écrire. Et quand j’écris, j’écris relativement rapidement. De même que lorsque je peins, je me concentre énormément avant que ne vienne le geste.

Dans la Résidence, la cherche sur un autre devient rapidement une recherche sur soi. On pourrait y voir une sorte de métaphore sur l’écriture…


Je voulais situer ce roman dans un endroit très précis puis à mesure que j’écrivais je sentais qu’il fallait m’éloigner d’un endroit trop précis. Par exemple l’endroit où il est allongé au départ, où il reçoit sa convocation pour aller à la résidence, c’est l’endroit où je suis né. Endroit dont j’ai un souvenir assez vif. J’ai la chance de naître dans une maison. La chambre où il est allongé c’est important. Maintenant le lieu c’est une ville du Sud de l’Italie, ça peut être Trieste, Tripoli,…
Il y a beaucoup d’odeurs. Il y a un côté savonneux qu’on ne trouverait pas en dehors de la Méditerranée.

C’est venu en amont cette idée de situer l’action du roman dans cette méditerranée ?


Non ça c’est en moi. J’ai fait quelques nouvelles que j’ai situées dans des pays nordiques. Ce n’était pas mauvais mais ce n’était pas mon truc.

Vous êtes également peintre, lorsque vous peignez et lorsque vous écrivez est-ce que cela part d’un même jet, d’une même idée ou est-ce que ce sont des approches distinctes ?


Je dirais que, curieusement, au moment ou je créé, je suis plus joyeux dans la peinture. L’écriture est quelque chose de plus laborieux pour moi. Et en même temps je m’aperçois que ce côté joyeux que j’ai dans la peinture fait qu’au bout d’un moment c’est très fatigant. Je suis plus joyeux mais plus fatigué dans la peinture.

Le "but" est-il le même ?


Oui le "but" c’est d’arriver à une forme de dépouillement, à une forme de simplicité. Alors ça passe par des moments plus compliqués de l’œuvre mais pour arriver à une forme de sérénité à la fin.

Vous vous intéressez beaucoup à la théologie. Seriez-vous intéressé pour approcher cela de plus près dans un roman?


Alors, j’ai écris deux essais qui ont un rapport avec la théologie, notamment l‘essai sur les nouvelles formes de violence. Faire un livre, une fiction avec des références trop religieuses, je ne sais pas, je ne crois pas que j’en serais capable. Cela dit l’idée d’un personnage qui serait un peu ermite, qui serait un peu contemplatif me séduirait assez oui.

Dans la littérature un peu religieuse, avez-vous des écrivains qui vous semblent approcher cela ?


Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski. C’est derrière les choses. Dans la poésie de Francis Jammes on retrouve des moments qui ont des rapports avec la religion. Dans la peinture, dans la façon de regarder une œuvre, il y a quelque chose de contemplatif. Regarder une œuvre belle ça a rapport avec la création. J’ai rencontré un peintre qui m’a dit : « moi quand je peins et que je vois qu’il y a une harmonie qui arrive, je casse, je triture et je dénature mon œuvre… » bon c’est un choix mais c’est une façon de faire qui m’est un peu étrangère. Moi si j’ai la chance d’avoir une œuvre qui a une harmonie je la garde.

La Résidence est votre second roman, est-ce qu’on envisage un second roman de la même façon que le premier ?


Le premier n’était pas sans rapport avec celui-là. L’appel du deuxième c’est dû à cette nouvelle de trois pages dont je vous parlais. En vieillissant on devient un peu ermite, on aime bien les rituels et je voulais que ce personnage ait un peu ce coté non pas obsessionnel mais qu’il soit au même endroit, qu’il s’y passe la même chose…
Peut être qu’entre temps, comme il y a eu beaucoup de peinture il y a eu un appel entre les deux. L’un renvoyant l’autre.

Le choix de la première personne est-il venu assez vite dans le processus d’écriture ?


J’ai du mal à parler à la troisième personne. Je pense qu’à la première personne on peut répéter les choses. Le côté rituel vient plus facilement.
Le précédent aussi était écrit à la première personne.

Sans trop en dévoiler, la fin se veut assez positive. Il m’a semblé qu’il y avait de la part de Mattéo une acceptation, une révélation sur lui-même.


La dernière page dégage une certaine sérénité. On revoit des personnages sereins qui ne l’étaient pas forcément au début.
Ça c’est un peu religieux aussi, peut-être. Cette idée que ça finit dans quelque chose qui n’est pas morbide.

Il s’agit d’un roman assez court et aéré …


Les chapitres font trois- quatre pages, le récit est court. Il fallait que ce soit des moments choisis. Alors il y a quand même une histoire, c’est-à-dire un début et une fin mais à l’intérieur ce sont des moments.
Le personnage perd un peu ses repères. L’été, la lumière et les jours qui sont toujours les mêmes donnent aussi cette impression de répétition et de quelque chose qui pourrait durer éternellement.

Vous avez des projets en cours?


J’aimerais faire un recueil de nouvelles. Certaines sont déjà écrites mais elles devront peut-être transformées. Le style de La Résidence est mon style définitif je pense. Un style assez classique…

Un style classique dont les phrases se veulent assez courtes.


Oui, dans les premières nouvelles que j’avais écris, il y avait des effets. Je voulais arrêter. Il faut arrêter le maniérisme. J’avais un professeur qui me disait qu’il ne fallait pas avoir peur de dire certaines choses simplement : « on sort de la maison », « il fait beau », etc…

Il y a dans le roman un passage où un personnage croit pouvoir deviner l’heure de sa mort…. Est-ce quelque chose qui est en vous ?


Je pense qu’on manque de concentration sur beaucoup de choses. Si on faisait plus attention, si on était plus concentré, on verrait plus de choses qu’on n’en voit. Je suis frappé quand des gens me disent qu’ils ont des saisons, des mois qu’ils n’aiment pas. Souvent ces gens là ont pu mourir dans ces mois-là.
Je ne dis pas qu’on trouverait l’heure de sa mort -ça ne correspond pas tout à fait à ce que je pense- mais je me dis que si on déroule toutes les heures de sa journée, il y a forcément des heures qui vous touchent plus que d’autres, où il peut se passer plus de choses. Des heures où l’on se sent plus en sécurité par exemple. On se dit, si cette heure passe, c’est bien. Et puis il ya une tension sur une certaine heure, quelque fois.
Alors là le personnage en question en parle d’une manière peut-être un peu professorale. Il est convaincu de cela mais qu’on ait en nous quelque chose d’intuitif ça ne m’étonnerait pas.

Les lieux eux-mêmes sont porteurs d’une histoire. Si on se concentrait plus on serait plus sensible à cela, on y ferait plus attention. Aujourd’hui il n’y a plus de concentration possible avec tous les écrans, les baladeurs, etc… on ne peut pas se retrouver avec soi-même. Il faut aujourd’hui que tout soit immédiat. Tout ce qui demande un peu de temps n’est pas accepté. On est dans l’immédiateté. On retrouve ça partout et à vrai dire je ne suis pas très optimiste pour le futur.

Aviez-vous un modèle pour le personnage de Manunta, l’écrivain qui est à l’origine de la venue du personnage principal ?


Dans le précédant il y avait aussi un écrivain qui lui ressemblait un petit peu mais qui était quand même différent. C’est une personne un peu solitaire, un intellectuel mais en même temps porté sur des choses ésotériques, poétiques… Influencé par des gens que j’ai pu rencontrer. Chez les psychologues, les psychiatres on trouve des personnages qui ressemblent un peu à ça.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre rencontre avec Marguerite Duras que vous évoquiez ?


J’ai rencontré Marguerite Duras à la suite d’un livre qu’elle avait écrit, L`Amour . Par son style elle nous bluffait, par sa façon de parler…. ça je m’en suis rendu compte beaucoup plus tard mais quand on a vingt ou vingt-cinq ans, et qu’on est face à quelqu’un qui a une certaine façon de parler ou d’écrire on peut très vite être sous son charme.

Dans le cheminement de l’artiste est-ce que c’est important de se confronter à d’autres ou est-ce un cheminement complètement personnel ?


Je pense que c’est bien de se confronter aux autres sans forcément frayer avec ces choses là. Certaines personnes ont des connaissances de choses alors que ce ne sont pas des spécialistes. Je vais vous donner un exemple pour illustrer ça : je connais des femmes qui n’ont jamais eu d’aventures de leurs vies, des femmes âgées qui sont restées seules toutes leurs vies mais qui sur les choses de l’amour peuvent avoir des connaissances ou des conseils beaucoup plus forts que des gens qui ont eu des expériences formidables.

Quelque chose de l’ordre de l’inné…


Je le pense.

Le personnage de Sylvie, une chanteuse, a un rôle très important dans l’histoire. Écoutez-vous de la musique en écrivant ou en peignant ?


Une seule… Le clavier bien tempéré de Bach !

C’est important la musique?


Comme je n’en fais pas, je suis totalement fasciné par la musique…

Ça vous intéresserait d’en faire ?


Je pense que j’en serais totalement incapable. Je pourrais trouver des mélodies mais je ne connais pas du tout la musique.

Un dernier mot à propos des livres numériques qui agitent un la toile française à l’occasion de la sortie prochaine du Fnacbook. En tant qu’auteur et lecteur vous en pensez quoi, vous, du support numérique ?


Pour moi le contact d’un livre c’est essentiel. On me dit que c’est l’évolution mais je ne suis pas sûr que ce soit un progrès. Il y a dans l’histoire des périodes de vide. En même temps il ne faut perdre espoir, il y a plein de possibilités, il ya des tas de gens qui ont des idées… je ne suis pas complètement pessimiste !

Merci à vous, Mr d`Ornano et merci à Manou !



Découvrez La Résidence, le nouveau roman de Joseph Antoine d`Ornano :

La résidence par Joseph-Antoine d` Ornano




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