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Citations de Joyce Carol Oates (189)


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  • Par Sand94, le 16/07/2009

    Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates

    Mais ce document n’est pas une confession. Absolument pas. J’y verrais plutôt un album de famille. Comme maman n’en a jamais tenu, totalement véridique. Comme la mère de personne n’en tient. Mais, si vous avez été enfant dans une famille, quelle qu’elle soit, vous en tenez un, fait de souvenirs, de conjectures, de nostalgie, et c’est l’oeuvre d’une vie, peut-être la grande et la seule oeuvre de votre vie. (pp.18-19)

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  • Par Nadael, le 13/07/2010

    Fille Noire, Fille Blanche de Joyce Carol Oates

    Le désir de connaître totalement quelqu'un est une façon de se l'approprier, de l'exploiter. C'est un souhait honteux auquel il faut renoncer.

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  • Par LiliGalipette, le 09/01/2012

    Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates

    « Je rêverais de l’homme au visage lumineux et bon, dont la caresse, quoique légère, quoique nullement sensuelle ni avide, me pénétrerait de joie. » (p. 43)

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  • Par Woland, le 15/02/2011

    Petite soeur, mon amour de Joyce Carol Oates

    [...] ... voilà que, brusquement, Betsey Rampike était là, interviewée par l'enthousiaste et plantureuse Zelda Zachiarias qui animait tous les après-midis de la semaine ur CBS un talk-show féminin enlevé, "Parole de Femmes", souvent moqué et raillé par les adolescents de [l'Institution.] Skyler éprouva un sentiment de panique en regardant sa mère : plus jeune et plus "rayonnante" que dans son souvenir, les cheveux visiblement éclaircis, et une peau rose/"fraîche" qui semblait molle comme une pâte à pain, qui aurait gardé l'empreinte de votre doigt si vous l'y aviez enfoncée. Betsey portait un ensemble-pantalon fuchsia avec un décolleté en V plongeant qui découvrait la naissance poudrée de ses seins imposants, et quantité de bagues, de bracelets et de colliers cliquetants, conçus, comme le révéla une Zelda Zachiarias admirative, par Betsey elle-même pour "lutter contre son chagrin" après la disparition tragique de sa fille, trois ans et huit mois plus tôt. Souriant bravement, se tamponnant les yeux et bégayant d'une façon qui touchait au coeur le public du studio, Betsey répondait aux questions pénétrantes de l'animatrice sur la mort de sa fille de six ans, et sur les efforts de sa famille pour surmonter le drame et continuer à vivre ; Skyler grimaça en entendant le nom de sa soeur répété si souvent, y compris par Zelda Zachiarias, qui parlait de Bliss aussi familièrement que si elle l'avait connue.

    (...) - " ... des mémoires audacieux, braves, courageux et véritablement édifiants, Betsey. J'en ai offert des exemplaires à tous mes amis et parents, et maintenant je vais leur offrir ces charmants bijoux "Touche Céleste", j'adore les croix d'"émeraudes", et ces bracelets cliquetants si ludiques, si ados !" Profondément émue, Betsey tendit ses beaux bras pour montrer ses bracelets, qui avaient toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, et Zelda Zachiarias, avec toute la générosité maternelle / mammalienne de la meilleure amie que vous ayez jamais eue, éleva bien haut le nouveau livre de Betsey, avec sa couverture arc-en-ciel et ses lettres d'or en relief : "Prie pour Maman : Le Pélerinage d'une Mère, Du Chagrin à la Joie" par Betsey Rampike. ... [...]

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  • Par Zazette97, le 17/01/2011

    Premier amour de Joyce Carol Oates

    Si tu pénétrais dans le marais, tu livrais ton corps. Tu n'étais plus toi-même, tu avais pour nom toi, elle, petite. Tu étais entourée d'imperceptibles bruits de succion. De grognements de crapauds. Pareils à des grognements d'homme - tu avais entendu des hommes grogner et ahaner, ahaner et grogner, il y a longtemps de cela, alors que tu n'étais pas censée écouter. Tu savais ce que c'était, déjà en ce temps-là : la pulpe animale cherchant à s'extraire de force de son carcan. Suintant, bouillonnant, jaillissant enfin.
    C'est bien. Mais maintenant, il faut te laver. Jared rinçait rapidement tes doigts poisseux dans la rivière, Jared aspergeait d'eau ton visage moite de sueur. Tu avais envie de dire Je t'aime, Jared, mais il t'attrapait par la nuque et te plongeait le visage dans l'eau qui te laissait dans la bouche un goût de métal amer.
    Jusqu'à ce que tu suffoques en battant l'air de tes bras pitoyables, comme une oie en pleine noyade, et qu'il te prenne en pitié. Oh, pour l'amour du ciel ! Personne ne va te tuer, pourquoi veux-tu que quiconque prenne cette peine? p.57

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  • Par ivredelivres, le 11/09/2010

    Journal : 1973-1982 de Joyce Carol Oates

    on perd fort peu de chose en ne lisant pas une critique de Whitman..on perd la moitié de la terre en ne lisant pas Whitman

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  • Par Lowra, le 22/01/2012

    Blonde de Joyce Carol Oates

    "C'était un miracle quelquefois. D'accord, c'est un cliché, mais il se trouve qu'il est vrai. Monroe se pointait avec des heures de retard et parfois le bruit courrait qu'elle était à l'hôpital de Reno (pour avoir tenté de se suicider la veille !) et pourtant elle arrivait souvent toute douce & l'air timide & bagayant des excuses, et les acclamations fusaient même si on venait tous de maudire cette garce. Quand Monroe arrivait, on voyait que ce n'était pas une garce mais seulement une force de la nature comme un vent violent ou un orage, on voyait qu'elle était elle-même la proie de cette force de la nature et on ne demandait qu'à lui pardonner"

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  • Par Yuko, le 03/01/2012

    Blonde de Joyce Carol Oates

    Une fille au corps luxuriant dans la plénitude de sa beauté physique. Dans une robe bain de soleil en crêpe Georgette ivoire, les seins moulés dans les plis soyeux onduleux de l'étoffe. Elle est débout, jambes nues écartées sur une grille de ventilation du métro new-yorkais. Sa tête blonde est extatiquement rejetée en arrière tandis qu'un courant d'air soulève sa large jupe évasée, révélant une culotte de coton blanc. Du coton blanc ! La robe de crêpe ivoire flotte, magiquement aérienne. La robe est magique. (...) Elle rit et pousse des cris aigus comme une enfant de quatre ans quand un nouveau courant d'air soulève sa jupe. Genoux dodus, jambes musclées de danseuse. Une fille solide et saine. Épaules, bras et seins sont ceux d'une femme en pleine maturité mais le visage est celui d'une petite fille. Frissonnant dans l'été new-yorkais quand le passage d'une rame de métro soulève sa jupe comme le souffle précipité d'un amant.

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  • Par Aela, le 30/11/2011

    Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates

    "Le meurtre d'âme, ça existe , dit Pénélope. Sauf qu'il n'est pas visible comme l'autre. Il y a des gens mauvais. Il y a des gens cruels. Des gens qui devraient être punis. S'il y avait quelqu'un pour les punir."

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  • Par soukee, le 22/09/2011

    Blonde de Joyce Carol Oates

    Pourquoi l'aimaient-ils ? pourquoi quand sa vie était en lambeaux comme de la soie lacérée ? pourquoi quand sa vie était en morceaux comme du verre fracassé ?

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  • Par Lowra, le 22/01/2012

    Blonde de Joyce Carol Oates

    Le mari dramaturge demanda "Pourquoi faisons-nous ce film ?"
    "Toi peut-être pour l'argent. Moi, je lutte pour ma vie."

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  • Par Aela, le 30/11/2011

    Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates

    Dans l'amour de loin, il faut inventer tant de la vie. Dans l'amour de loin, on apprend les stratégies du détour.
    Car, même tout près, à quelques centimètres d'Andre Harrow, j'étais loin de lui. Moi, Gillian Brauer, qui parvenais à parler de façon cohérente et intelligente dans mes autres cours, restais muette devant cet homme. Je ne pouvais le regarder en face comme je l'avais fait pendant son cours magistral du printemps précédent, mais j'avais une conscience intense de sa présence, de chaque nuance de son expression, de chacune de ses remarques, pendant les quatre-vingt-dix minutes de notre atelier.

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  • Par Kimysmile, le 27/11/2011

    Un endroit où se cacher de Joyce Carol Oates

    Quand les gens entrent dans ta vie, il y a toujours une raison, vois-tu. Ils ne la connaissent peut-être pas eux-mêmes. Tu ne la connais peut-être pas toi-même. N'empêche qu'il y a une raison. Forcément.

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  • Par jostein, le 21/11/2011

    Petite soeur, mon amour de Joyce Carol Oates

    Qu'est-ce que l'enfance sinon une mine vertigineuse de souvenirs!

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  • Par mariech, le 18/10/2011

    Je vous emmène de Joyce Carol Oates

    Je n'avais jamais compris que l'alcoolisme est un état d'âme : une cachette , un refuge sous des branches de conifères alourdies de neige . On se coule à l'intérieur , et personne ne peut vous suivre ;

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  • Par alicejo, le 13/10/2011

    Petite soeur, mon amour de Joyce Carol Oates

    Beaucoup de vos téléspectateurs ont peut être vécu des expériences similaires, Zelda - un traumatisme dans la famille, et la "dynamique masculine " se désintègre, alors que la "dynamique féminine" se renforce par nécessité. Dans notre cas, c'est notre fils perturbé qui nous a conduits au "point de bascule". Notre mariage de quinze ans qui aurait pu résister au traumatisme de la perte de Bliss a finalement volé en éclats à cause du "masochisme œdipien" post-traumatique de notre fils..."

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  • Par soukee, le 22/09/2011

    Blonde de Joyce Carol Oates

    Il y a quelque chose en toi que personne n'a, MARILYN. Aucune femme que je connais. Tu vis pour être touchée. Pour être soufflée comme une flamme. Pour être blessée, même ! On dirait que tu t'exposes à être blessée, je ne connais aucune femme qui te ressemble, MARILYN. Aucune image filmée ni aucune photographie n'ont montré ton âme, MARILYN, comme je l'ai vue ce soir.

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  • Par Persepolis, le 01/09/2011

    Les Chutes de Joyce Carol Oates

    Ariah je regrette... je ne peux pas...
    J'ai essayé de t'aimer
    Je vais où ma fierté doit me conduire
    je sais... tu ne peux pardonner
    Dieu ne pardonnera pas

    Je nous libère ainsi tous les deux de notre serment.

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  • Par ignatus-reilly, le 30/07/2011

    Eux de Joyce Carol Oates

    Voici comment ça s'est passé : j'étais si déprimé que je voulais mourir. je n'arrivais pas à me secouer, à changer. Alors j'ai pensé à me faire descendre par la police, parce que si je m'en chargeais, ce serait un vrai carnage.

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  • Par Caligari, le 31/05/2011

    Blonde de Joyce Carol Oates

    Il y a toujours une blonde. Il y a eu Harlow, et il y a eu Lombard, et Turner, et Grable ; maintenant il y a Monroe. Tu seras peut-être la dernière ?

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