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Par Sonia, le 04/02/2009
Rien de grave de
Justine Lévy
"Tomber amoureuse, tomber malheureuse, on ne peut pas tomber un peu, quand on tombe c'est toujours de haut."
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Rien de grave de
Justine Lévy
On n'avait pas vingt ans, on s'aimait mais on ne savait pas ce que ça voulait dire, on ne savait pas que ça voulait dire qu'on allait souffrir, qu'on allait pleurer et se battre et se faire du mal et avoir envie de mourir, on avait vu les autres mais on n'était pas les autres, on était un miracle, on allait gagner là où Adriane et Solal avaient échoué, on vivait dans l'instant, on ne se posait pas de questions, on ne savait pas qu'un jour l'amour deviendrait un souvenir qui tord le cœur.
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Rien de grave de
Justine Lévy
Il me disait, quand on s'aimait, un jour tu me quitteras. Ça me faisait rire, c'était absurde, je répondais non je ne te quitterai pas. Si, tu me quitteras, tu me quitteras parce que tu es une reine et que moi j'ai le cul en plomb, tu te fous de tout, de ce qu'on dit de toi et de ce qu'on pense, de plaire et de déplaire, tu n'as pas besoin de moi, tu n'as besoin de personne, tu es forte, plus forte que moi en fait. Je riais, ça me faisait hurler de rire, plus forte que lui, besoin de personne, quelle blague. Mais lui, obstiné, répétait, tu me quitteras un jour, j'en suis sûr, mais je suis sûr aussi que personne ne t'aimera jamais comme moi. Ah, et pourquoi ? Parce que. Parce que quoi ? Parce que c'est comme ça, je te connais par cœur, je t'aime par cœur, personne jamais t'aimera par cœur comme moi. Je pensais qu'il avait tort, qu'on ne se quitterait jamais, il était toute ma vie, je n'allais pas quitter ma vie, il disait ça pour se faire peur, et ça me donnait le vertige de m'imaginer sans lui. Il disait ça pour se faire du mal, mais ça ne me faisait pas mal, c'était imaginer une couleur qui n'existait pas, je n'y arrivais pas.
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Par Sonia, le 04/02/2009
Rien de grave de
Justine Lévy
"Fumer tue? Ouais, vivre aussi!"
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Par Marsup, le 23/05/2010
Rien de grave de
Justine Lévy
Chaque histoire est le brouillon de la prochaine.
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Par Geoshun, le 14/09/2010
Rien de grave de
Justine Lévy
Mais peut être qu’on est mieux toute seule ?
Oui on peut dormir en travers du lit, manger des
biscottes toute la nuit, écouter la même chanson en
Boucle cent fois de suite , mais alors plus de caresses ,
Plus de câlins , non , on n’est surement pas mieux ,
Étendre le bras dans le grand lit et ne trouver per-
Sonne , même pas quelqu’un qui m’énerve , même pas
Quelqu’un qui me dégoute , personne , non ce n’est
sûrement pas mieux , moi j’ai besoin qu’on s’occupe
De moi , qu’on m’aime ou qu’on me dégoûte , ou
Qu’on m’énerve ou qu’on me fasse rire , mais aussi
Qu’on me laisse tranquille , de quoi j’ai plus besoin ,
Qu’on s’occupe de moi ou qu’on me laisse tran-
Quille ?
c’était marrant , avant de discuter avec toi. C’était
Marrant quand j’aimais tout de toi , toi en bloc , t’es
Faiblesse, tes défauts je les aimais aussi tes défauts,
Et j’aimais quand on discutait, j’aimais avoir tort
Contre toi, et raison avec toi, et t’embrasser, et te
Couper la parole pour lancer oh là là tu as la peau
Douce, et jouer au bébé, et jouer à l’adulte, et mettre
un doigt dans ta bouche pendant que tu parlais pour
T’énerver un peu, toucher tes dents, te retrousser le
Nez, te malmener, je t’appartenais, tu m’appartenais,
Tu le sais bien qu’on était comme ca. »
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Rien de grave de
Justine Lévy
Le problème, dans ce genre d'histoire, c'est la rééducation. C'est réapprendre à aimer, à rire, à sentir, à sortir, réapprendre tout, comme une grande brûlée, ou une paralysée, ou l'amnésique de ce film de Hitchcock à qui il avait fallu refaire une mémoire.
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Rien de grave de
Justine Lévy
Tout ça me semble si loin, tout à coup. C'est comme une douleur séchée, des plaques de chagrin sclérosé, un grand soupir assourdi, et le regret, juste, de toutes les jolies choses qu'il nous restait à faire et qu'on ne fera plus.
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Rien de grave de
Justine Lévy
Alors, on est prête ? m’a dit le médecin. Je n’ai pas répondu, j’ai souri et, dans mon sourire, il a choisi ce qu’il voulait : il a choisi oui, je suis prête. Mais, dans le fond, je n’en savais rien. Je voulais ce qu’Adrien voulait.
[...]
C’était un joli garçon, mais on n’en voulait pas. On est trop jeunes on disait d’une seule voix, la sienne en fait, moi je venais de publier un roman, je ne me trouvais ni trop jeune ni pas trop jeune, j’avais vingt ans, le même âge que maman quand elle était enceinte de moi, elle aussi on avait dû lui dire qu’elle était trop jeune, mais elle m’avait gardée, elle. Adrien ne voulait pas d’enfant. Pas encore. On a le temps, il disait, on a le temps. Le temps de quoi ? Le temps de ne plus s’aimer, le temps de se séparer, le temps de se quitter, le temps de faire cet enfant avec une autre, le temps de lui donner le prénom qu’on avait choisi ensemble. C’est pas celui-là qu’il voulait. C’est pas avec moi qu’il le voulait. J’étais pas encore droguée, il n’y avait pas encore le vide en moi, le flottement. Mais quand même, c’était pas le moment.
[...]
Depuis, je prends la pilule tous les jours. Vraiment tous, même les jours où il faudrait s’arrêter pour avoir ses règles. Moi, je ne m’arrête jamais, et depuis sept ans je n’ai plus mes règles. Moi, depuis sept ans, tous les matins, avant de mettre mes lentilles, avant de savoir quelle heure il est, quel jour on est, qui je suis, où je suis, qui dort à côté de moi, je prends la pilule et, comme ça, je n’ai plus jamais les règles dégueulasses des femmes dégueulasses qui ont des enfants et les seins qui gonflent. Il aurait sept ans, maintenant. Il s’appellerait Aurélien, et il aurait sept ans.
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Par Shaitana, le 30/12/2010
Rien de grave de
Justine Lévy
(...) c'est une vraie salope, une fouteuse de merde, une qui chie dans les ventilateurs et regarde l'effet que ça fait