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Le club Jane Austen de
Karen Joy Fowler
« De plus, les hommes ne vont pas à des clubs de lecture, […] Pour eux, la lecture est un plaisir solitaire. En supposant déjà qu’ils lisent. » (p. 15)
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Le club Jane Austen de
Karen Joy Fowler
Prologue
Chacun de nous possède sa propre Jane Austen.
Celle de Jocelyn a écrit de merveilleux romans sur l'amour et l'art de faire la cour, mais ne s'est jamais mariée. C'est elle qui a eu l'idée du club, et c'est elle qui a choisi les membres. Elle a plus d'idées en une seule matinée que le reste d'entre nous en une semaine, et plus d'énergie aussi. Il est essentiel de réintroduire Jane Austen dans notre vie d'une manière régulière, a dit Jocelyn, nous regardant l'une après l'autre. Nous avons soupçonné un plan secret, mais qui oserait se servir de Jane à des fins malhonnêtes ?
La Jane Austen de Bernadette est un génie comique. Ses personnages, ses dialogues gardent leur drôlerie d'origine, contrairement aux bons mots de Shakespeare, qui ne vous amusent que parce qu'ils sont de Shakespeare et que vous lui devez bien ça.
Bernadette était la plus âgée des membres du club. Elle venait d'atteindre soixante-sept ans. A cette occasion, elle a annoncé que désormais elle se laisserait aller. « Je ne me regarde plus dans la glace, nous a-t-elle dit. Si seulement j'y avais pensé des années plus tôt... »
« Comme un vampire », a-t-elle ajouté et, présenté ainsi, nous nous sommes demandé comment les vampires se débrouillent pour être toujours aussi impeccables. La plupart d'entre eux auraient plutôt dû ressembler à Bernadette.
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Par Lisbei13, le 26/04/2011
Le club Jane Austen de
Karen Joy Fowler
Chacun de nous possède sa propre Jane Austen.
Celle de Jocelyn a écrit de merveilleux romans sur l'amour et l'art de faire la cour, mais ne s'est jamais mariée. [...]
La Jane Austen de Bernadette est un génie comique. Ses personnages, ses dialogues gardent leur drôlerie d'origine, contrairement aux bons mot de Shakespeare, qui ne vous amusent que parce qu'ils sont de Shakespeare et que vous lui devez bien ça. [...]
La Jane Austen de Sylvia est une soeur, une fille, une tante. La Jane Austen de Sylvia écrit ses livres dans une salle à manger remplie de monde, les lit à voix haute à sa famille, et reste une fine et impartiale observatrice de ses semblables. [...]
La Jane Austen d'Allegra parle du rôle des soucis financiers dans la vie privée des femmes. Si elle avait travaillé dans une librairie, Allegra aurait rangé Austen dans la section des livres d'horreur. [...]
La Jane Austen de Prudie est celle dont les livres changent à chaque lecture, une année on les lit comme des histoires d'amour, et l'année suivante c'est la prose froide, ironique d'Austen qu'on remarque. [...]
Aucune de nous ne savait qui était la Jane Austen de Grigg.
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Par Nono19, le 03/01/2012
Le club Jane Austen de
Karen Joy Fowler
(...) Pourquoi donc le malheur est-il tellement plus puissant que le bonheur?
- Un seul élément difficile gâche tout un groupe, répondit Jocelyn. Une seule déception gâche tout une journée.
- Une seule infidélité efface des années de fidélité.
- Il faut dix semaines pour retrouver sa silhouette et dix jours pour la perdre.
- C'est ce que je veux dire, fit Sylvia. On n'a aucune chance.
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Par Nono19, le 03/01/2012
Le club Jane Austen de
Karen Joy Fowler
Les gens méritent la façon dont ils sont regrettés.
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Par Nono19, le 31/12/2011
Le club Jane Austen de
Karen Joy Fowler
Il me semble, avait dit Laurie, qu'on peut épouser quelqu'un qu'on a la chance d'avoir trouvé, ou bien on peut épouser quelqu'un qui a eu la chance de vous trouver. J'ai toujours pensé que la première hypothèse était la meilleure.
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Par Nono19, le 03/01/2012
Le club Jane Austen de
Karen Joy Fowler
Il n'est pas possible de connaître tous les défauts de son mari avant d'avoir été marié un certain temps. Le bonheur dans le mariage est principalement une question de hasard.
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Par Nono19, le 31/12/2011
Le club Jane Austen de
Karen Joy Fowler
Ce qui est extraordinaire, c'est la solidité de l'écrit. On peut changer soi-même, et lire de manière tout à fait différente, mais le livre demeure ce qu'il est.
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Le club Jane Austen de
Karen Joy Fowler
« Ce n’était pas la faute d’Austen si l’amour tournait mal. On ne pouvait même pas dire qu’elle ne vous avait pas prévenu. » (p. 106)
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Par Nono19, le 31/12/2011
Le club Jane Austen de
Karen Joy Fowler
Mais un enfant de huit ou neuf ans n'a pas de coeur, sauf peut-être lorsqu'il s'agit d'animaux.