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Par Couperine, le 06/02/2012
Fatalement Vôtre de
Katia Verba
Jacotte : Je me permets de rappeler à Monsieur que, ce soir, je ne serai pas là pour assurer le service. Je vais au cinéma.
Édouard : Au cinéma ? Et qu'allez-vous voir ?
Jacotte : Un thriller : Ce soir je tue mon maître.
Édouard : Eh bien, que cela ne vous donne pas des idées...
Jacotte : Sait-on jamais !
Édouard : Vous aimez le cinéma, vous ?
Jacotte : Mais bien sûr et j'aime aussi tout particulièrement le théâtre.
Édouard : Je comprends mieux, alors, vos envolées théâtrales.
Jacotte : J'ai même joué, une fois, un petit rôle... Attendez, comment s'appelait cette pièce déjà ? Ah oui : Elle a la guigne ma copine.
Édouard : Du grand art ! Et qui a écrit cette merveille ?
Jacotte : Aucun souvenir ; un inconnu célèbre ! Et puis vous savez, je n'ai aucune mémoire des noms.
Édouard : La mémoire, cela se cultive !
Jacotte : C'est ça, je l'arrose tous les matins au petit-déjeuner. Et puis franchement, ce n'est pas important le nom de l'auteur.
Édouard : Pas important dites-vous ? Mais c'est fondamental. Ce sont eux qui écrivent les textes.
Jacotte : Vous voulez mon point de vue ?
Édouard : Non, mais je sens que vous allez me le donner.
Jacotte : Eh bien, moi, je dis que s'il n'y avait pas les comédiens pour jouer leur pièce, ils seraient bien dans la merde.
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Par Couperine, le 02/10/2011
Echec et mâle de
Katia Verba
Maryline : Vous voulez demander cinquante mille euros à ma mère … alors que vous pourriez en demander le double !
Raphaël et Benoît : Le double ?
Maryline : Mais oui.
Raphaël et Benoît : Cent mille euros ?
Maryline : Mais oui, cent mille euros ! Qu'est-ce que cent mille euros ? Pas grand-chose. Surtout pour elle : elle est bourrée aux as ; profitez-en, ça lui donnera une bonne leçon !
Benoît : Alors là, Maryline, vous me la coupez !
Raphaël : J'ai pigé !... La petite maline... J'imagine qu'elle veut sa part du magot ?
Maryline : Pas du tout. Je m'en tape du fric. J'ai ce qu'il faut. Un jour, j'hériterai de sa fortune ; enfin, de ce qu'il en reste... Car, si elle se montre radine pour les autres, pour elle, ce n'est pas du tout la même chose. Elle est dépensière. Je vais donc passer ce coup de fil avec plaisir.
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Par Couperine, le 10/07/2011
Manoir sous haute tension sur l'île de Man de
Katia Verba
Marnie : Je dirai deux mots à Kate de votre attitude. Attendez-vous à une surprise ! Vous aurez de mes nouvelles, vous perdrez votre emploi et vous pourrez toujours vous brosser pour avoir un certificat élogieux.
Venena : Si vous pensez que vous trouverez une infirmière aux petits soins pour Madame, et occasionnellement chauffeur – car oui, il faut bien que je vous rappelle – vous êtes bien contente que je vous dépose à votre salon de thé le jeudi ! Je ne parle même pas des cours de soutien scolaire donnés à la fille de Madame qui place la mer Noire dans le Sud de l'Espagne, Lyon près de Strasbourg... Et je vous rappelle que je suis sortie troisième de mon concours d'infirmière, j'ai même failli faire médecine.
Marnie: Médecine, vous ?
Venena : Parfaitement. Mais mes parents n'avaient pas l'argent nécessaire pour me payer mes études.
Marnie : Arrêtez, vous allez me faire pleurer... Eh bien, allez calmer vos états d'âme en allant faire du thé.
Venena : J'ai pas été engagée ici comme serveuse ni même « cuistot » que je sache !
Marnie : Ça, je l'avais constaté, figurez-vous ! Vous arrivez à peine à faire un œuf à la coque. Je saurai quoi vous offrir à votre prochain anniversaire...
Venena : Un livre de cuisine, peut-être ?
Marnie : Non, un moule à « manquer ».
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Par Couperine, le 22/07/2011
Black shadow de
Katia Verba
SERENA – Il est mort.
AMBRE – George Clooney ?
SERENA – Mais non, le cochon de George. Tu sais que c'est très affectueux un cochon. Et même très intelligent.
AMBRE – Un cochon intelligent, on aura tout entendu... Bon, revenons à nos moutons... et la conclusion de ton article ?
SERENA – Il dit que cinquante-cinq pour cent des personnes interrogées déclarent qu'en mettant en avant la star, ils se rappellent beaucoup moins du produit.
AMBRE – C'est bien la preuve que ton article dit vrai... Justement, à propos de star, où en es-tu toi, de tes cours de comédie ?
SERENA – J'ai arrêté. Ils voulaient me faire jouer Grand peur et misère du troisième Reich de Bertolt Brecht. Ça m'a démotivée net. Moi qui pensais jouer un remake genre Les délires de Blanche-Neige ou Cendrillon en cavale.
AMBRE – Personnellement, je t'aurais bien vue dans la cuisinière enchantée.
SERENA – J'aurais été comme un coq en pâte.
AMBRE – Eh bien ma cocotte, j'ai de quoi te faire oublier cette petite déception. Goûte-moi cette petite merveille, tu m'en diras des nouvelles. (Elle va vers son ordinateur) Et puis ça te rafraîchira la mémoire, en attendant la prochaine parution sur tes sujets hautement philosophiques.
SERENA – Ça va, j'ai compris, tu préfères changer de sujet, je vois bien que la vie des stars ce n'est pas ton trip.
AMBRE (distante) – C'est le moins qu'on puisse dire. Si j'étais au gouvernement, je les obligerais à donner dix pour cent de leur fortune aux plus démunis et Johnny Hallyday ce n'est pas en Suisse qu'il irait mais aux Îles Caïman.
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Par Couperine, le 21/07/2011
Le château de Montgueux ou le secret éventé de
Katia Verba
Réjane, prend une lettre en dessous du paquet : Vous avez reçu une lettre qui m'a fort intriguée. Il n'est pas mentionné l'adresse du château et pour tout vous dire, je l'ai retrouvée sous la porte d'entrée. Il y est indiqué juste votre prénom. C'est pour le moins étrange et fort malpoli, vous en conviendrez.
Constance : Les bonnes habitudes se perdent... Une personne empressée, je suppose, l'avez-vous ouverte ?
Réjane : Mon Dieu, non !
Constance : Eh bien, ouvrez-la Réjane, je vous en prie.
Réjane, hésitante : Mais...
Constance : faites donc ! De quoi avez-vous peur ?
Réjane : C'est écrit en violet ! Personne n'écrit avec cette couleur ! Excepté les sorciers ! Vous savez, comme la devineresse la Voisin ! Vous en avez entendu parler, Madame la comtesse, c'était une sinistre empoisonneuse du XVIIe siècle.
Constance : L'illustre la Voisin, veuve Montvoisin, de son vrai nom Catherine Deshayes !
Réjane : C'est cela même.
Constance : Oui, la grande affaire des poisons qui défraya la chronique... Saviez-vous que cette célèbre empoisonneuse a appris la chiromancie et la physiognomonie à l'âge de neuf ans ?
Réjane : Si jeune ?
Constance : Par ailleurs, il n'était pas rare de la voir à la Sorbonne pour discuter du bien-fondé de l'astrologie. Il y avait une chaire de cette science à l'époque. Peu de personnes le savent...
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