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Un artiste du monde flottant de
Kazuo Ishiguro
N'est-il pas consolant - voire, profondément satisfaisant - de pouvoir se dire, en repensant à sa propre vie, que si l'on a échoué, c'est uniquement là où les autres n'ont pas eu le courage ou la volonté de tenter ?
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Par luocine, le 29/09/2010
Auprès de moi toujours de
Kazuo Ishiguro
Madame avait peur de nous. Mais elle avait peur comme d’autres avaient peur des araignées. Nous n’avions pas été préparées à cela. Nous n’avions jamais eu l’idée de nous demander ce que nous éprouverions si on nous voyait ainsi, si les araignées, c’était nous.
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Par luocine, le 29/09/2010
Auprès de moi toujours de
Kazuo Ishiguro
Je pense que j’avais perçu qu’au-delà de cette ligne il y avait quelque chose de plus dur et de plus sombre, et que je ne le voulais pas. Ni pour moi, ni pour aucun d’autres.
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Les Vestiges du jour de
Kazuo Ishiguro
"Or, si la plupart des majordomes, je suis prêt à le concéder, risquent de découvrir en dernière instance que la capacité d’y parvenir leur manque, je crois profondément que cette dignité est un objectif que l’on peut viser avec profit tout au long d’une carrière." P 43
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Par Irisa, le 12/07/2010
Un artiste du monde flottant de
Kazuo Ishiguro
Nous savions qu'on parlait souvent de lui comme de l'«Outamoro de notre époque» ; et bien que ce fût alors un titre galvaudé, que l'opinion décernait à tout peintre de talent pourvu que ses sujets favoris fussent les femmes des quartiers de plaisir, il n'en résume pas moins assez bien la tendance de Mori-san. Mori-san, en effet, s'efforçait tout à fait consciemment de «moderniser» la tradition d'Outamaro. Dans beaucoup de ses meilleurs tableaux ‒ Attachant un tambour de danse, ou Après le bain ‒ la femme est vue de dos, dans la manière classique d'Outamaro. On retrouve d'autres traits classiques dans son oeuvre : la femme portant une serviette à son visage, la femme aux cheveux longs en trais de se peigner. Et Mori-san recourait aussi largement au procédé traditionnel qui consiste à exprimer l'émotion au moyen des tissus que la femme tient ou porte, plutôt que par les mouvements mêmes de la face. Mais en même temps, son oeuvre était pénétrée d'influenes européennes que les plus fidèles admirateurs d'Outamaro eussent qualifiés de sacrilèges ; il avait depuis longtemps cessé, par exemple, de marquer d'un trait sombre les contours des formes ‒ ainsi que le veut la tradition ‒ et, à l'instar des Occidentaux, jouait sur les masses de couleurs, et sur les contrastes d'ombre et de lumière, pour créer une illusion tridimensionnelle. C'était des Européens, indéniablement, qu'il tenait sa grande passion : les demi-teintes ; son désir le plus cher était d'évoquer autour de ses femmes une certaines atmosphère de mélancolie nocturne.
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Un artiste du monde flottant de
Kazuo Ishiguro
Il n'est nullement souhaitable, en effet, de toujours dire à ses élèves ce que l'on sait et ce que l'on pense ; dans bien des cas, il est préférable de se taire pour leur donner la possibilité de débattre et de réfléchir par eux-mêmes.
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Les Vestiges du jour de
Kazuo Ishiguro
"Miss Kenton, je vous en prie, ne me croyez pas grossier de ne pas monter voir mon père dans son « état de décès à ce moment précis. Vous comprenez, je sais que mon père aurait souhaité que je continue mon travail maintenant. " p 124
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Par zorazur, le 16/11/2011
Les Vestiges du jour de
Kazuo Ishiguro
Mais çà ne veut pas dire, évidemment, qu'il n'y a pas de temps à autre des fois - des moments de grande tristesse - où on se dit à soi-même "Quel terrible gâchis j'ai fait de ma vie". Et on se met à penser à une vie différente, à la vie meilleure qu'on aurait pu avoir. Par exemple, je me mets à penser à la vie que j'aurais pu avoir avec vous, M. Stevens...
Après tout on ne peut plus faire tourner les aiguilles dans l'autre sens maintenant. On ne peut pas s'attarder sans cesse sur ce qui aurait pu exister.
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Auprès de moi toujours de
Kazuo Ishiguro
"J'oscillais lentement au rythme de la chanson, serrant un bébé imaginaire contre ma poitrine. Plus embarrassant encore, je m'étais emparée, comme cela m'arrivait parfois, d'un coussin en guise de bébé, et je décrivais cette danse lente, les yeux fermés, chantant doucement chaque fois que ces mots revenaient: "Oh, bébé, mon bébé, auprès de moi toujours...""
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Par Irisa, le 12/07/2010
Un artiste du monde flottant de
Kazuo Ishiguro
L'ancien quartier avait été une belle chose, bien sûr. Nous nous étions tous donné du bon temps, et l'esprit qui animait notre badinage ou nos grandes controverses n'avait jamais été rien de moins que sincère. Mais ce même esprit n'avait peut-être pas que de bons aspects. Comme beaucoup d'autres choses maintenant, il vaut mieux peut-être que ce petit monde ait disparu et ne revienne plus.