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Par le_Bison, le 21/01/2013
La Société des Jeunes Pianistes de
Ketil Bjørnstad
Répéter m’apporte cette part de sens que je recherche. Je peux m’isoler dans la musique, m’enterrer dans les détails, marteler un semblant de colère ou interpréter Chopin pour pleurer toutes les larmes de mon corps.
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Par le_Bison, le 15/01/2013
La Société des Jeunes Pianistes de
Ketil Bjørnstad
Je ralentis le tempo, peu à peu, jusqu’à obtenir un ritardando époustouflant comme quasiment personne ne le pratique, à l’exception de ce groupe de rock étrange originaire des USA, qui se fait appeler The Doors. J’ai comme l’impression d’être englouti dans un autre monde, un monde où règne à la fois sensibilité et sensiblerie où la moindre note possède sa propre valeur.
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Par le_Bison, le 12/02/2013
La Société des Jeunes Pianistes de
Ketil Bjørnstad
Je m’approche de son électrophone. Je mets un disque. Le Quintette à cordes en ut majeur de Schubert. Le deuxième mouvement. Les larmes coulent sur nos joues.
- C’est beau, dis-je.
- Tellement beau que ça devrait être interdit.
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Par le_Bison, le 11/02/2013
La Société des Jeunes Pianistes de
Ketil Bjørnstad
- A partir d’aujourd’hui, ce sera notre musique. Elle nous liera l’un à l’autre.
J’ignore pour quelles raisons je dis cela. C’est une phrase idiote, banale. Et pourtant, elle me plaît. Au moment même où je la prononce, dans ce fauteuil, en cette nuit de juin. Et c’est l’instant que choisit papa pour rentrer. Cathrine ne l’a pas encore vu, mais moi, si. Un doigt posé sur sa bouche, il me fait signe qu’il ne souhaite pas nous déranger. Debout dans l’embrasure de la porte, il nous regarde et sourit car il nous croit heureux. Il croit que nous honorons la mémoire de notre mère, que désormais tout ira bien. Et cette pensée est pour lui renversante puisque j’aperçois une larme couler le long de son nez. Une grosse larme brillante, qui s’écoule des yeux d’un homme entre deux âges. Son doigt ne quitte pas ses lèvres et je songe, en cet instant, que je donnerais tout l’or du monde pour que le temps s’arrête. Il n’a plus besoin de continuer à s’égrener.
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Par Scrat, le 10/07/2010
La Société des Jeunes Pianistes de
Ketil Bjørnstad
- Où est-ce que je vais te retrouver ?
Elle se met a rire
- Mais tu viens de le dire. Tu n'aura qu'a me chercher entre l'alto et le second violon.
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Par Mia, le 24/06/2010
L'Appel de la rivière de
Ketil Bjørnstad
Le vin rouge était idéal pour les gens qui aspiraient à autre chose, et si ce n'était cet autre chose, alors ils cherchaient à faire une pause avec eux-mêmes. Le vin blanc, lui, convenait aux personnes désireuses d'une stimulation supplémentaire. En conséquence de quoi il existait des personnes plutôt vin blanc et des personnes plutôt vin rouge. Moi, je ne savais pas où me situer. Je savais seulement que j'aimais boire et que cette inclination était destructrice pour un pianiste.
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Par Lucie16, le 14/04/2011
L'Appel de la rivière de
Ketil Bjørnstad
J'observe le piano à queue dans le salon en songeant tout à coup que l'instrument se dresse entre le monde et moi; que je me suis noyé en lui et ai à peine survécu à cette noyade, moi qui suis censé transmettre un message important sans pour autant que je sache tout à fait si le message de la musique est important. Je suis pour la énième fois saisi par une soudaine incertitude quant à la justesse de mon choix: je me demande à nouveau si je veux vraiment devenir musicien, si je peux avoir aux yeux des gens autant d'importance que Marianne en a eu pour ses patientes parce qu'elle est, elle, en permanence impliquée corps et âme dans ce qu'elle fait, parce qu'elle a un devoir social et une vision politique.
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L'Appel de la rivière de
Ketil Bjørnstad
Nous rencontrons des gens,nous nous attachons à eux,nous nous lions à eux de peur de passer à côté de quelque chose.Mais c'est peut être justement en faisant çà qu'on passe à côté de quelque chose.Quelque chose d'autre.Qui aurait pu être plus juste pour nous.
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La Société des Jeunes Pianistes de
Ketil Bjørnstad
"Ces éternels non-dits. Ce qui nous relie, toi et moi"
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La Société des Jeunes Pianistes de
Ketil Bjørnstad
Car là où résonne la musique jaillit la vie, plus forte que nulle part ailleurs.