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Comment j'ai tué mon père... sans le faire exprès de
Kevin Brooks
Les sentiments, on ne peut pas les mémoriser. On se souvient de l'idée de quelque chose, on peut se rappeler qu'on a eu froid, qu'on a eu mal, qu'on a eu peur, mais on n'a pas réellement le souvenir de ce qu'on a ressenti.
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iBoy de
Kevin Brooks
Ces phénomènes se produisaient dans d'autres circonstances aussi. ça m'arrivait même tout le temps.
Quoi qu'il me passe par la tête, mon cerveau se mettait à vibrer, et je sentais des trucs en moi se connecter, faire des recherches, surfer...
C'était incroyable. Ahurissant. Inimaginable. Terrifiant.
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Un été à tuer de
Kevin Brooks
-ce que je ne comprends pas c’est où nous nous trouvons.
- Comment celà? ai-je répondu en secouant la tête
- Dans le temps : où on se trouve? Tu vois… où est-ce qu’on existe? Quand est-ce qu’on existe? Dans le passé ? le présent? Le futur? On ne vit pas dans le passé, pas vrai? Et on ne vit pas non plus dans le futur. Il ne nous reste donc que le présent.
son sourire avait quelque chose d’un peu trop délirant à mon goût.
- Mais le présent, c’est quand? a-t-il poursuivi. Maintenant, c’est quand? combien de temps ça dure? Une seconde? Une demi-seconde? Un millionième de seconde, non? ça n’a pas de sens.
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Comment j'ai tué mon père... sans le faire exprès de
Kevin Brooks
Je me sentais heureux, sans savoir pourquoi. Peut-être parce que l'endroit était désert. Froid, inhospitalier, vide. Ouvert à tous les vents. Hostile. Sans reproche.
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Un été à tuer de
Kevin Brooks
La route était déserte. Le tonnerre semblait s’évanouir dans le lointain, mais il pleuvait toujours et aucune personne normalement constituée ne se serait promenée par ici à une heure pareille. Des rues émanait cette paresse harassée du dimanche matin : la matinée oisive qui suit les sorties du samedi soir. J’avoue sans honte avoir pris du plaisir dans cette ambiance morose et mélancolique. Je voulais que tout, autour de moi, sois morne. J’avais passé une nuit démente. j’avais perdu Raymond. j’avais tout fichu en l’air avec Nicole. J’étais gelé, trempé et j’avais toujours mal au crâne…
J’avais une monstrueuse envie de me plaindre. Et c’est ce que j’ai fait.
A travers la pluie d’été glaciale,je boudais, je frissonnais, je souffrais et je me vautrais dans la moindre pensée négative qui me traversait l’esprit. J’avais beau savoir que c’était égoïste, puéril. Comme ce type, dans les films, qui traverse une mauvaise passe sur fond de musique déprimante. J’aurais voulu moi aussi ma bande originale dégoulinante et un million de spectateurs qui me regardent derrière l’écran
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Un été à tuer de
Kevin Brooks
Nos avenirs sont infinis, a-t-elle répondu. Chaque seconde de chaque jour, nous choisissons notre chemin. Et chaque fois que nous faisons un choix, un autre aspect de nous-même – un autre « nous » fait un choix différent. C’est pourquoi tout est toujours possible et tout se produit toujours. Mais parce que les chances que quelque chose nous arrive, à n’importe quel moment ou n’importe quel endroit, sont presque inexistantes.