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Par ballad, le 27/01/2013
La Faim de
Knut Hamsun
L’obscurité régnait autour de moi, tout était tranquille, tout. Mais dans les hauteurs bruissait le chant éternel de l’atmosphère, ce bourdonnement, lointain, sans modulation, qui jamais ne se tait. Je prêtai si longtemps l’oreille à ce murmure sans fin, ce murmure morbide, qu’il commença à me troubler. C’étaient certainement les symphonies des mondes tournant dans l’espace au-dessus de moi, les étoiles qui entonnaient un hymne…
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Par lecassin, le 27/06/2012
Victoria de
Knut Hamsun
L'amour, c'est un vent qui murmure dans les rosiers, avant de tomber. Mais il peut être aussi un sceau inviolable jusqu'à la mort. Dieu a créé plusieurs types d'amour : ceux qui durent et ceux qui s'évanouissent.
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Par lecassin, le 28/06/2012
Victoria de
Knut Hamsun
Avez-vous déjà, ne fût-ce qu'une seule fois, vu un homme épouser celle qu'il aurait dû ?
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La Faim de
Knut Hamsun
Je te le dis, ô sacré Baal du ciel, tu n'existes pas, mais si tu existais je te maudirais de telle sorte que ton ciel frémirait du feu de l'enfer. Je te le dis, je t'ai offert mon service et tu l'as refusé, tu m'as repoussé et je te tourne à jamais le dos parce tu n'as pas su reconnaître l'heure de la Visitation. Je te le dis, je sais que je vais mourir et pourtant je te honnis, ô céleste Apis, la mort entre les dents. Tu as employé la force contre moi et tu ne sais pas que jamais je ne fléchis devant l'adversité. Ne devrais-tu pas le savoir ? As-tu formé mon cœur en dormant ? Je te le dis, toute ma vie, chaque goutte de mon sang dans mes veines se fait une joie de te honnir et de conspuer Ta Grâce. A dater de ce moment, je renonce à toi, à tes pompes et à tes œuvres, je jetterai l'anathème à ma pensée si jamais elle te pense, je m'arracherai les lèvres si jamais elles prononcent ton nom. Si tu existes, je te le dis le dernier mot de la vie et de la mort, je te dis adieu. Puis je me tais, je te tourne le dos et vais mon chemin...
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Par lecassin, le 13/07/2012
Pan de
Knut Hamsun
Tu erres ici et consumes ta vie pour une chétive écolière et tes nuits sont pleines de rêves désolés. Et un air étouffant stagne autour de ta tête, un air empesté d'antan. Cependant qu'au ciel frissonne le plus merveilleux des bleus et que les montagnes appellent.
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Victoria de
Knut Hamsun
"-Je t'aime plus que ma propre vie, mon amour, je t'aime comme au premier jour, comme au premier instant, lorsque tu me fis cadeau de la rose. Tu te rappelles ? Cette rose avait ton parfum, et tu rougissais comme elle. J'en fus enivré au plus profond de mon être. Mais aujourd'hui je t'aime encore davantage, tu es plus belle que dans ta jeunesse et mon coeur te remercie et te bénit pour chaque jour que tu m'as consacré.
[...]
-Oh, mon bien-aimé mari ! bégaya-t-elle en lui embrassant les mains. Tu es plus beau que n'importe quel homme sur la Terre, ta voix enflamme mon coeur et je t'aimerai jusqu'à ma mort."
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Les trois nuits de fer de
Knut Hamsun
Cette paix si douce qui se jette contre mes oreilles, c’est le sang de la nature qui bout, Dieu alliant mon existence à celle de l’univers. – Un filet de la lumière de mon feu brille à mes regards, j¡entends les rames d’un bateau frapper l’eau du port, une aurore boréale glisse du ciel vers le nord. Oh ! par mon âme immortelle, je remercie aussi, car c’est moi, bien moi que voilà assis en ce lieu. (p. 16).
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Victoria de
Knut Hamsun
"Mais l'amour, qu'est-ce, au juste ? Un vent qui caresse les rosiers ? Non, c'est une flamme qui coule dans nos veines, une musique infernale, qui fait danser jusqu'au coeur des vieillards. C'est la marguerite qui s'ouvre à l'approche de la nuit, et c'est l'anémone qui se referme au moindre souffle et meurt dès qu'on l'effleure. C'est cela, l'amour."
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Victoria de
Knut Hamsun
"Je vous aime, dit-elle, très émue. Vous comprenez ? C'est vous que j'aime.
Elle redescendit les trois ou quatre marches qui les séparaient et lui passa les bras autour du cou avant de l'embrasser. Elle tremblait, serrée tout contre lui.
-C'est vous que j'aime, répéta-t-elle."
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La Faim de
Knut Hamsun
La seule chose qui me gênât un peu, c'était, malgré mon dégoût de la nourriture, la faim quand même ? Je commençais à me sentir de nouveau un appétit scandaleux, une profonde et féroce envie de manger qui croissait et croissait sans cesse. Elle me rongeait impitoyablement la poitrine ; un travail silencieux, étrange, se faisait là-dedans. On eût pu croire à une vingtaine de fines petites bestioles qui penchaient la tête d'un côté et rongeaient un peu, penchaient la tête de l'autre et rongeaient un peu, restaient un moment tranquilles, recommençaient, se frayaient un chemin sans bruit et sans hâte et laissaient des espaces vides partout où elles avaient passé...
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