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Par zhivago, le 29/02/2012
Un cri d'amour au centre du monde de
Kyoichi Katayama
Je fus alors saisi d'une certitude terrible. Aussi longtemps que je vivrais, je ne voulais pas être plus heureux que maintenant. Je ne voulais aspirer qu'à une chose: tenter de conserver ce bonheur précieusement aussi longtemps que possible. Car j'étais effrayé par ce que je ressentais. Si la quantité de bonheur attribué à chacun d'entre nous est limitée, alors j'étais peut-être en train de dépenser la part de toute ma vie.
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Par zhivago, le 04/03/2012
Un cri d'amour au centre du monde de
Kyoichi Katayama
Le temps passait atrocement vite. Le bonheur était comme ces nuages qui se transformaient à chaque instant, passant du scintillement de l'argent à la grisaille de la cendre sans jamais se fixer dans un état, quel qu'il soit. Même les moments les plus lumineux de la vie n'étaient pas moins passagers qu'un caprice, pas moins éphémères qu'un jeu d'enfant. Ils s'évanouissaient avec la rapidité de l'éclair.
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Par Sachenka, le 21/05/2011
Un cri d'amour au centre du monde de
Kyoichi Katayama
Une vie menée dans la solitude est une vie longue et ennuyeuse. Lorsque nous la menons à deux, le moment de nous séparer survient sans que nous ayons vu le temps passer.
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Un cri d'amour au centre du monde de
Kyoichi Katayama
Au cours des quatre mois précédents, une saison avait passé. Une jeune fille avait quitté ce monde, brutalement. Si l'on pensait aux six milliards d’êtres humains, c'était certainement un évènement de peu d'importance. Mais moi, je ne demeurais pas au même endroit que ces six milliards d’êtres humains. Moi, j'étais là où la mort lave à grande eau tous les sentiments. C'était là que je demeurais, moi qui ne voyais rien, que n'entendais rien, qui ne ressentais rien. N'était-ce pas là que j'étais ? Si je ne m'y trouvais pas, où étais-je donc alors ?