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Par zazy, le 26/01/2013
Le grand complot de
Laurent Joffrin
Ainsi vingt jours plus tard, le 28 floréal, le Sénat en grand appareil, présidé par Cambacérès, adopta par acclamation le sénatus-consulte préparé par Lacepède. Ainsi Napoléon Bonaparte, nobliau corse impécunieux, mal noté dans son école militaire, officier d’aventure dans les armées de Robespierre, jeté dans la misère parla réaction de Thermidor, jeune ambitieux aux joues maigres et au teint bilieux qui battait le pavé dix ans plus tôt, vivant sous les toits, mangeant à peine à sa faim et devant emprunter à ses amis pour payer le blanchissement de son linge dont l’usure exigeait un permanent raccommodage, devenait-il empereur des Français.
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Le grand complot de
Laurent Joffrin
Puis il pensa à Olympe. Les pièces vides lui rappelaient la douleur de leur séparation et, surtout la culpabilité qui le rongeait, comme une blessure mal fermée que le moindre mouvement réveille. La droiture exaltée de sa femme faisait ressortir encore plus cruellement les troubles arrangements dans lesquels il se complaisait, sa liaison duplice avec Aurore, les fausses excuses qu’il se trouvait en se persuadant que sa trahison n’était perpétrée que pour des raisons d’État. Il était attiré vers Aurore comme vers un fruit défendu. Mais il aimait Olympe. Comment recoller les morceaux de cette vie brisée ? Comment retrouver Olympe quand elle avait eu sous les yeux la preuve de sa duplicité ? En quelques jours il avait tout perdu, sa maîtresse, sa femme, l’amour de son métier et l’estime de lui-même. p.279
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Par BVIALLET, le 23/04/2012
L'énigme de la rue Saint-Nicaise : Les aventures de Donatien Lachance, détective de Napoléon de
Laurent Joffrin
Il prévoyait que l'ancien état de droit divin, absolu mais faible, borné par les privilèges des ordres, des provinces et des corporations, ferait bientôt place, si Bonaparte triomphait, à un Etat de la Raison qui n'admettait rien entre lui et l'individu, qui savait tout de la vie des citoyens. Cet Etat tenait en principe son pouvoir du peuple, qui s'exprimait en votant, mais il possédait surtout, grâce à des hommes comme Fouché, un implacable pouvoir sur le peuple. Qu'un homme voulant gouverner la France selon son idée, aussi folle soit-elle, se trouvât à la tête de cette machine et rien ne pourrait l'en prévenir. Entre ses mains puissantes la société deviendrait comme une pâte d'argile qu'il pourrait façonner à sa guise.
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Par zazy, le 26/01/2013
Le grand complot de
Laurent Joffrin
Tel était l’imbroglio infernal de la guerre civile, qui brouille toutes les pistes, qui mêle toutes les intrigues, toutes les carrières, tous les destins, qui mélange les combattants, amis et ennemis, bourreaux et condamnés, assassins et victimes. Une nouvelle fois, le sort de Bonaparte, celui du gouvernement et celui de la nation dépendaient de ce duel de l’ombre, entre un policier raisonneur et un combattant retors, dans lequel le chouan le plus dangereux de France avait pris un dramatique avantage.
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Par pvd, le 24/12/2012
L'énigme de la rue Saint-Nicaise : Les aventures de Donatien Lachance, détective de Napoléon de
Laurent Joffrin
Roeder, visitant avec lui les Tuileries, avait dit : " C'est beau, général, mais c'est triste." Il avait répondu : " Comme la grandeur."
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Par zazy, le 26/01/2013
Le grand complot de
Laurent Joffrin
Le tiers a gagné parce qu’il avait un monde à conquérir. Vous aviez seulement un monde à défendre. Vous étiez fatigués, nous étions faméliques. L’aristocratie monopolisait les places, alors que les talents naissaient en dehors d’elle. Nous disions souvent que la liberté nous guidait. C’était surtout l’ambition et la colère de voir que le pouvoir nous était fermé.
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Par zazy, le 26/01/2013
Le grand complot de
Laurent Joffrin
Bonaparte fit encore mine de balancer. Sa fibre républicaine, disait-il, répugnait à cette transformation dramatique. Puis il finit par répondre que devant l’insistance des républicains, faisant violence à son goût pour un pouvoir modeste et sans apparat, il acceptait finalement l’élévation qu’on exigeait de lui.
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Par zazy, le 26/01/2013
Le grand complot de
Laurent Joffrin
Pour sauver la Révolution, il faut la changer en monarchie
-C’est un reniement !
-Non, c’est une précaution. L’empereur Napoléon nous préservera du roi Louis XVIII. La République a besoin d’un tuteur. Bonaparte sera celui-là.
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Par morin, le 03/03/2013
Le grand complot de
Laurent Joffrin
Donatien et Olympe se levèrent et s inclinèrent avec respect. Ils quittèrent d'un seul pas le bureau de l'Empereur. avant que l’huissier ne referme la porte, Napoléon avec satisfaction, vit qu'Olympe prenait la main de son mari
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Par morin, le 03/03/2013
Le grand complot de
Laurent Joffrin
Bonaparte faisait toujours lui-même le récit de ses campagnes, qu'il travestissait et embellissait à souhait pour servir sa stature de génie de la guerre