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Par brigetoun, le 12/08/2010
Sur le destin : Et autres textes de
Lie Yukou
Se comporter comme poules et chiens, comme un animal, et exiger l'estime des hommes, c'est vouloir l'impossible. Quand un homme ne tient plus compte d'autrui, il court de graves dangers et la honte est sur lui.
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Par Piling, le 03/09/2009
Aphorismes et paraboles de
Lie Yukou
Quand on a la possibilité de vivre et que l'on vit, c'est un bonheur accordé par le ciel. Quand vient le temps de la mort et que l'on meurt, c'est un bonheur accordé par le ciel. Si l'on peut vivre et que l'on ne vit pas, c'est un châtiment du ciel. Si l'on devait mourir et que l'on ne meurt pas, c'est un châtiment du ciel.
Si quelque chose peut vivre ou mourir et qu'il obtienne l'un ou l'autre, c'est affaire de destin. Si quelque chose ne peut pas vivre ou mourir et qu'il obtienne l'un ou l'autre, c'est affaire de destin.
Ce qui fait que la vie est réellement la vie, et la mort réellement la mort, cela ne dépend ni du monde extérieur, ni de nous-mêmes, car tout est destin. Comprendre ce mystère est impossible.
C'est pourquoi il est dit :
Le Tao du ciel est caché, on ne le rencontre nulle part,
il est uni, indifférent comme le désert.
Le Tao du ciel plane partout.
La terre et le ciel ne peuvent pas le violer.
Les saints et les sages ne peuvent rien contre lui.
Les esprits et les démons ne peuvent pas le tromper.
Ce "soi-même" altère tout en silence.
Il tient tout en équilibre et en repos, il va droit devant lui.
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Par Piling, le 01/09/2009
Aphorismes et paraboles de
Lie Yukou
Un homme de Yen, né à Yen, avait été élevé à Tch'ou. Devenu vieux, il retourna au pays natal. Comme il arrivait en vue de Tsin, un voyageur qui suivait la même route que lui le trompa. Il lui montra les remparts (de Tsin) et lui dit : "Voici les remparts de Yen."
L'homme de Yen devint mélancolique et changea de contenance. Son compagnon de route lui indiquant un autel (dédié aux génies) du sol dit : " Voici un autel de ton pays natal." L'homme de Yen poussa alors de profonds soupirs. L'autre lui montra une chaumière : "Voici la demeure de tes ancêtres", dit-il, et l'homme de Yen, ému jusqu'aux larmes, se mit à pleurer. Son compagnon lui montra alors des tertres et lui déclara : "Voici les tombes de tes aïeux." L'homme de Yen ne put retenir ses sanglots. Son compagnon se mit à rire bruyamment et dit : "Je t'ai joué une farce : c'est ici le pays de Tsin." L'homme de Yen se sentit honteux. Quand il arriva pour de bon dans sa patrie, voyant les vrais remparts de son pays natal, les autels, les chaumières et les tombes de ses ancêtres, son émotion était fortement émoussée.
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Par brigetoun, le 07/04/2012
Sur le destin : Et autres textes de
Lie Yukou
Lie-tseu leur dit : «De quoi vous étonnez-vous ? Quand on a obtenu ce qu’on demande, pourquoi encore parler ? Ainsi le sage se tait lorsqu’il a obtenu la vérité. Le silence de Nao kouo tseu est plus significatif qu’aucune parole. Son air d’indifférence recouvre une science parfaite. Cet homme ne parle ni ne pense plus, car il sait tout. Cela n’a rien d’étrange.»