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Par nadejda, le 30/12/2010
Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau de
Linda Lê
Lire, écrire, quand on ne se borne pas à réclamer un baume lénitif, c'est accepter de se désabriter, c'est s'exposer à une fission. C'est renoncer au rêve de cohésion et obtenir en contrepartie une révélation. La puissance du verbe réside dans sa défaillance même : il est traître, il s'ingénie à ruiner les espérances.
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Par ChezLo, le 18/12/2010
In memoriam de
Linda Lê
Quand j'appris la nouvelle, non seulement du suicide mais de la visite de mon frère, à qui avait été concédé le privilège de lui parler avant sa mort, je me mis à haïr Sola. Elle était partie sans une explication, comme si je ne valais pas la peine d'une lettre. Il nefallait pas attendre d'elle un Pardonnez-moi. Elle était trop convaincue de la légitimité du moindre de ses actes. Mais elle aurait pu me dire au revoir, m'assurer qu'elle m'avait aimé, même en ajoutant qu'elle aimait aussi Thomas, de façon différente, avec moins d'ambivalence. Elle s'en était abstenue. Elle avait tiré sa révérence en ma claquant la porte au nez, et moi, glacé d'effroi, j'avais pour tout legs ce silence assourdissant. La tragédie était consommée.
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Par nadejda, le 30/01/2011
Tuécriras sur le bonheur de
Linda Lê
Stevenson disait de l'artiste qu'il est fils de joie, comme il est des filles de joie. C'est une définition qu'on appliquerait volontiers au lecteur, s'il sait reconnaître ce qu'il attend et, en lisant, parler avec son double intime, ce frère secret que chaque livre révèle en soi. Fils de joie, il écoutera le choeur pathétique des hommes comme un épithalame, il ira là où il est étranger, là, disait Ungaretti, "où ce n'est pas un péché, un sacrilège d'être curieux de soi dans les choses qu'on aime". Préface à "Tu écriras sur le bonheur" de LL
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Par nadejda, le 30/12/2010
Les Aubes de
Linda Lê
Celui qui quitte le monde, laisse derrière lui le banquet qui bruisse de toutes les rumeurs ineptes, de tous les ragots dégradants pour se réfugier dans la solitude et n'échanger qu'avec les morts et les grands esprits ses certitudes, est immanquablement jugé fou. Il faut être fou pour refuser la distraction du cancan, le divertissement des masques et se retrouver seul, à questionner son visage nu et à s'entretenir avec soi-même des fins dernières. Une telle attitude est un défi. Elle suppose une ténacité surhumaine.
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Par nadejda, le 30/01/2011
Tuécriras sur le bonheur de
Linda Lê
L'auteur ne se veut ni exégète ni critique, simplement un goûteur. Il a picoré sur les terres de ces pirates de l'esprit et il aimerait donner le goût de la lecture dont Borges disait qu'elle est un des bonheurs possibles de l'homme.
Préface de Linda Lé à "Tu écriras sur le bonheur"
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Par brigetoun, le 12/04/2010
Les évangiles du crime de
Linda Lê
En voyant apparaître "Bébé vautour", j'avais espéré que le souvenir du crime exciterait mes sens, j'avais souhaité que les retrouvailles avec cette jeune complice qui avait, elle aussi, mangé du malheur, me redonnerait l'envie de caresser une peau humaine,"
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Par nadejda, le 30/12/2010
Les Aubes de
Linda Lê
La littérature n'est pas faite pour les acquittés, elle n'est pas faite pour les élus. Elle est dans le camp des victimes et des sacrifiés, dans le camp des condamnés qui essayent comme moi, de trouver leur salut et qui se cassent les dents.
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Par Florel, le 01/05/2011
Personne de
Linda Lê
J'avais l'impression de remonter le courant. C'était un retour en arrière qui me projetait en avant. Mais un tel changement pouvait-il survenir sans crier gare ? Ma vie avait pris l'eau et je n'avais pas fini d'écoper.
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A l’enfant que je n’aurai pas de
Linda Lê
« A mesure que je mène à terme cette lettre, dont tu n’es pas l’unique destinataire, car je m’adresse aussi à toutes celles qui se sont dispensées de se conformer aux lois de la nature, je me déleste d’un poids. »
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Par oops, le 06/10/2011
A l’enfant que je n’aurai pas de
Linda Lê
Alors qu'elle s'habillait avec une coquetterie voyante, elle nous défendait les toilettes trop osées, il nous fallait porter des corsages aux manches longues, boutonnées jusqu'au cou, et d'amples jupes qui cachaient nos formes. Malgré nos efforts pour être à la page, pour ne pas ressembler à des nonnes ou à des grands-mères coincées, nous étions avec nos robes grisâtres, aussi irrésistibles que des guenons.