Critiques de Lise Beninca


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    • Livres 5.00/5
    Par antigoneCH, le 22/03/2008


    Balayer, fermer, partir Balayer, fermer, partir de Lise Beninca

    Fermer une maison suite au décès de son père n'est jamais facile, mais cela l'est encore moins lorsque l'on revient dans ces lieux après tant d'années de rupture. Lorsque notre narratrice se retrouve seule dans son propre appartement, son compagnon parti en déplacement professionnel, la solitude s'empare d'elle, se mélange à ses souvenirs et rejoint la folie de son père pour cette maison construite de ses mains et de sa sueur, les murs deviennent ennemis, l'angoisse prend toute la place. Le soulagement ne pourra venir que de cette idée, imaginer des enfants "dessiner sur les murs de (son ancienne) chambre des bonhommes avec un gros ventre et une bouche qui sourit."

    Ce que je suis heureuse d'avoir reçu ce livre...

    J'ai très vite été touchée par les émotions de cette narratrice, presque dès le début de ce petit roman. Ses étranges manies m'ont semblé si familières : celle de compter les carreaux de la cuisine et de tenter d'en comprendre la logique, celle de rester des heures à observer les détails d'une tapisserie, celle de demeurer songeuse, mouillée, assise sur le bord de la baignoire, apparemment sans rien faire, celle de laisser mon imagination s'emparer des lieux, des ombres et des possibles, celle de parfois me laisser doucement sombrer dans ce qui m'émeut et me bouleverse. Et puis, il y a ces allusions, parsemées au fil du récit, aux contes et peurs enfantines, cette fameuse pièce interdite, par exemple, du château de Barbe-Bleu qui m'a moi aussi toujours marquée. Je ne sais pas si ce livre vous atteindra de la même manière que moi, mais je ne peux que vous le recommander !!

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Readingintherain, le 09/09/2011


    Les oiseaux de paradis Les oiseaux de paradis de Lise Beninca

    [...]Ce texte sur la mort est synonyme de vie, de cette phrase à laquelle on refuse de croire et qui pourtant est sage : « la vie continue ». Les oiseaux migrateurs partent et reviennent, et le deuil se fait. J’ai apprécié, justement, que l’héroïne ne reste pas prostrée. Qu’elle soit capable de continuer à vivre. [...]


    Lien : http://www.readingintherain.com/2011/09/les-oiseaux-de-paradis-%E2%80%93-l-be...

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 05/10/2011


    Les oiseaux de paradis Les oiseaux de paradis de Lise Beninca

    "Dans cinq jours je reviens" a promis Samuel, parti en voyage professionnel.
    Coup de fil de l'ambassade de France.Il est mort.
    Il est mort?
    Accident de voiture.
    Sa compagne et sa soeur Flavie sont effondrées.
    "Je ne peux pas le croire! Je ne peux pas le croire!Je ne peux pas le croire!"
    Refus.
    Et puis la vie avec ses mile et un horribles détails pratiques se dépêche de vous jeter dans le réel.L'estomac se tord,on se douche,il faut reconnaitre le corps.
    Les termes scientiques, boulot oblige, ancrent aussi dans le là et maintenant.
    Cortex,dendrites,gliale,cellules,moléculaire,moelle épinière,cartilage,hyalin....
    Angoisse. Flash back sur souvenirs.
    "Une phrase suffit à faire surgir une ambiance,un moment,une personne" et ces phrases que Flavie consigne dans son carnet intime ça aide lorsque "il y a eu tous ces jours avec toutes ces pensées."
    Le corps fonctionne.La solitude ronge.
    Et puis, les hirondelles reviennent au printemps, et puis les oiseaux du Jardin des plantes volettent sur les pages des livres,et puis Arnaud, croisé lors d'une fête évoque les oiseaux de paradis, et puis,et puis la vie surmonte la mort,le deuil se fait car:
    "Il y a toi qui n'existe plus.Il y a moi qui existe encore."
    et l'autre avec.....sa vie à lui pour survivre et s'en sortir..
    Des mots simples qui touchent pour que l'espoir émerge au bout du chemin!
    Lise Béninca est également l'auteur de Balayer fermer partir paru en 2008 aux éditions Seuil.

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    • Livres 1.00/5
    Par cathulu, le 20/04/2008


    Balayer, fermer, partir Balayer, fermer, partir de Lise Beninca

    Attirée par le titre de ce roman,, derniers vers du poème de Perec, Déménager, j'ai entamé avec enthousiasme la lecture du texte de Lise Beninca, Balayer fermer partir.
    Si le début et la fin (vraiment originale) m'ont intéressée, je me suis peu à peu perdue dans les méandres des réflexions de la narratrice sur ce que signifie l'occupation de l'espace.
    Beaucoup de références à Perec qui le premier s'était penché sur la question, mais bizarrement ni le titre ni l'extrait du poème mentionné plus haut ne lui sont attribués.
    je suis restée totalement extérieure à ce texte aride et sans chair.

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