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Par nadejda, le 13/10/2011
Grâce leur soit rendue de
Lorette Nobécourt
Il n'y a rien de plus extraordinaire pour un auteur que la sensation d'avoir été lu à la mesure de ce qu'il a été tenté d'écrire. Y compris dans ses maladresses. C'est un événement compliqué, rare et précieux. De l'ordre de la communion.
(...)
Le verbe se paie comptant, et c'est sa propre vie qu'il convient de mettre sur la table, la seule monnaie d'échange qui vaille en ce type de contrat. Ce n'est pas propre d'écrire, ni doux, parce que la liberté n'est jamais douce. C'est une sale besogne, difficile, nécessaire et parfois sublime. p 94-95
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Par nadejda, le 13/10/2011
Grâce leur soit rendue de
Lorette Nobécourt
--- Que pensez-vous du qualificatif de "mystique" que l'on vous attribue parfois ?
--- Si l'on prend la plus simple définition du mot : "qui a un sens caché", je me reconnais entièrement dans cette appellation. Le langage porte sa part de mystère que nous avons le devoir de dévoiler. Notre vie est un texte qu'il nous revient d'interpréter. C'est le devoir magnifique de chaque homme. Nous sommes les rabbins de notre propre Torah. En ce sens, je suis mystique et c'est là, me semble-t-il l'état naturel de l'homme. p 93
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Par nadejda, le 08/10/2011
L'usure des jours de
Lorette Nobécourt
Lire, écrire, c'est coudre un livre après les autres les morceaux d'une tunique fabuleuse pour s'en aller, joyeux, vers sa propre mort. Cette laine des mots, c'est sur son propre dos que l'écrivain la tond.
Son verbe est passé par son corps. Il connaît ce qu'il avance. Il le connaît dans sa chair où se tient la mémoire de l'espèce. Il n'y a pas de littérature sans corps. p 49
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Par nadejda, le 08/10/2011
L'usure des jours de
Lorette Nobécourt
Il est écrit dans le Coran : "Il y a deux sortes d'hommes, ceux qui subissent le destin et ceux qui choisissent de le subir." On ne choisit pas les situations qui nous sont échues, mais l'altitude à partir de laquelle nous décidons de les vivre. p 94
(...) Le hasard, c'est l'Esprit qui se promène, invisible et vagabond.
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Par nadejda, le 13/10/2011
Grâce leur soit rendue de
Lorette Nobécourt
Unica était née pour la lumière, mais elle en a été exilée. Unica était née pour l'absolu, mais est-ce que l'absolu est une part de ce monde ? Avec elle j'ai cru en l'espérance, avec elle j'ai cru en l'infini. Et j'ai appris qu'il faut peut-être plus de courage pour vivre que pour mourir. "J'appelle Christ, me disait-elle, j'appelle Christ, cette puissance de chaque individu à être un homme aussi bien qu'un dieu." p 19
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Par nadejda, le 13/10/2011
Grâce leur soit rendue de
Lorette Nobécourt
Incipit
--- Il faut bien que certains prennent en charge l'ombre du monde, sans quoi le monde deviendrait encore plus fou et plus malade qu'il ne l'est...
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Par nadejda, le 26/11/2010
En nous la vie des morts de
Lorette Nobécourt
Guita citait souvent cette phrase de Satprem : "Le destin n'est pas un mystère, au contraire, c'est une situation bien connue qui se répète.
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Par Outis, le 17/09/2007
En nous la vie des morts de
Lorette Nobécourt
A une certaine heure de la vie, il faut sauter dans le vide avec pour seul parachute le désir de s’élever. C’est difficile, mais c’est la seule façon de connaître que l’on peut voler. S’il est admis que l’on connaît quelqu’un seulement après l’avoir combattu, il est clair que la première personne à combattre c’est soi-même.
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Par nadejda, le 08/10/2011
L'usure des jours de
Lorette Nobécourt
Un jour que ce petit garçon dont je suis la mère me demandait :
--- Mais la vie, quand est-ce qu'elle meurt la vie ?
--- Jamais, lui répondis-je, s'il y a une chose qui ne meurt jamais c'est bien la vie, quant à nous qui avons l'honneur de la servir, c'est une autre affaire...
Il y a eu un silence, il a hoché la tête puis a repris son combat à l'épée.
Quel est le sens de la vie ? Si j'ai renoncé à l'espoir d'une révélation, je n'ai pas abandonné pour autant la force si douce et si secrète de la compréhension.
p 132
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En nous la vie des morts de
Lorette Nobécourt
Les trois quarts des gens passent leur existence à vouloir "s'élever" socialement, dans l'illusion que la classe supérieure à la leur les rendra plus heureux. C'est une ineptie ! Cette couleuvre, qui est sans doute la plus énorme à avaler entre toutes, est pourtant celle qu'ingurgite sans sourciller la quasi-totalité des êtres humains. Et pour cause ! Si ils cessaient un instant de croire en cette chimère, à quoi pourraient-ils attribuer leur accès de mélancolie et leur soif intérieure d'autres chose.