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Par Couperine, le 17/12/2010
La Tour noire de
Louis Bayard
Nous enterrons mère auprès de mon père sous un vieil if. Le cimetière de Vaugirard est moussu, désuet, et nous ne sommes pas nombreux: Charlotte, Charles, moi-même, ainsi que Vidocq, coiffé d'un chapeau avec un bandeau noir. Il donne un pourboire aux porteurs, au fossoyeur, une commission au prêtre. Puis il paie le cocher du fiacre de Charlotte, envoie Charles à la Sûreté et m'offre une bouteille d'argenteuil au Bon Coin.
- Allez-vous supporter l'épreuve ? s'enquiert-il.
Je me tâte comme si j'étais mon propre médecin. Le pouls est régulier, la respiration aussi, les mains ne tremblent pas.
- Je semble me porter bien.
- Je ne le pense pas. Vous devriez vous reposer quelques jours, Hector.
Il m'a prêté un de ses vieux costumes noirs, trop large de jambes et de carrure, que j'ai dû sangler à ma taille. Le vin produit dans mon cerveau de mornes pétarades, cette taverne pue la chiure de rat et, derrière l'épaule massive du policier, le dôme des Invalides rosit sous un soleil malingre.
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Par keisha, le 25/09/2011
L'héritage Dickens de
Louis Bayard
.. la dévorante couverture de brume qui s'enroule autour de nous. Cela demande un petit effort, car c'est réellement de la brouillasse - un de ces brouillards dont seule Londres a le secret. Plus qu'occultés, des bâtiments entiers sont supprimés, les monuments sont décapités, et tout éclairage englouti. Mue par une force hydraulique, le brume ne s'étale pas, elle bouillonne comme la mer, brûle dans nos narines et nous boulotte le derme."
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Par Lady_K, le 16/04/2011
La Tour noire de
Louis Bayard
« - [...] Il faut cependant que vous sachiez, docteur : je ne me couche jamais sans quelqu'un près de moi. [...] Vraiment, vous n'avez besoin que de vous asseoir là, et je m'endors tout de suite.
Il ne me vient pas à l'idée de lui faire des remontrances. D'ailleurs, ma main tire déjà une chaise à son chevet.
- Monsieur Tepac faisait ainsi ? demandé-je.
- Oui, oui. Frida aussi parfois, mais ses os craquaient, et on ne peut empêcher les os de craquer.
- Je ne pense pas, en effet.
- Mais vous êtes encore jeune, observe-t-il, plaisant. Les vôtres ne craquent sûrement pas. »
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L'héritage Dickens de
Louis Bayard
Mr. Sheldrake est ébranlé par cette brutale sincérité. S’affaissant sur le siège le plus proche, il fouille dans ses poches à la recherche d’une flasque en argent ( « Citron vert à l’eau de Seltz », dit-il), qu’il vide en moins d’une seconde. Avec la double et paradoxale conséquence de le ranimer et le rembrunir à la fois, et nous ne saurons donc pas, au juste, comment il prévoit de traiter mon affaire. Notre seule certitude est que, avec son sourire torrentiel, il serait capable de liquéfier le soleil.
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Par Elianthe, le 02/02/2011
La Tour noire de
Louis Bayard
Nos étudiants sont partis à leurs cours, mère a emmené Charlotte, la bonne, acheter des rideaux au Palais-Royal, je suis donc seul et de précieuses minutes attendent que je me fasse un plaisir de les gaspiller.
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Par dflasse, le 25/09/2011
La Tour noire de
Louis Bayard