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Citations de Louis-Ferdinand Céline (897)

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  • Par colimasson, le 22/07/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    A force de douceur persuasive, sa bonté me devint familière et presque personnelle. Mais il me semblait que je commençais alors à tricher avec mon fameux destin, avec ma raison d’être comme je l’appelais, et je cessai dès lors brusquement de lui raconter tout ce que je pensais. Je retournai tout seul en moi-même, bien content d’être encore plus malheureux qu’autrefois par ce que j’avais rapporté dans ma solitude une nouvelle façon de détresse, et quelque chose qui ressemblait à du vrai sentiment.

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  • Par colimasson, le 01/07/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    - Foutez-moi le camp tous ! que je leur ai répondu ; c’est la jalousie qui vous fait baver et voilà tout ! S’ils me font crever les Américains, on le verra bien ! Mais ce qu’il y a de certain, c’est que tous autant que vous êtes, c’est rien qu’un petit four que vous avez entre les jambes et encore un bien mou !

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  • Par colimasson, le 13/06/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Lâche ou courageux, cela ne veut pas dire grand-chose. Lapin ici, héros là-bas, c’est le même homme, il ne pense pas plus ici que là-bas. Tout ce qui n’est pas gagner de l’argent le dépasse infiniment. Tout ce qui est vie ou mort lui échappe. Même sa propre mort il la spécule mal et de travers. Il ne comprend que l’argent et le théâtre.

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  • Par colimasson, le 10/06/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    C’est plus difficile de renoncer à l’amour qu’à la vie. On passe son temps à tuer ou à adorer en ce monde et cela tout ensemble. « Je te hais ! Je t’adore ! » On se défend, on s’entretient, on repasse sa vie au bipède du siècle suivant, avec frénésie, à tout prix, comme si c’était formidablement agréable de se continuer, comme si ça allait nous rendre, au bout du compte, éternels. Envie de s’embrasser malgré tout, comme on se gratte.

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  • Par colimasson, le 07/06/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Princhard, il s’appelait, ce professeur. Que pouvait-il bien avoir décidé, lui, pour sauver ses carotides, ses poumons et ses nerfs optiques ? Voici la question essentielle, celle qu’il aurait fallu nous poser entre nous hommes pour demeurer strictement humains et pratiques. Mais nous étions loin de là, titubants dans un idéal d’absurdités, gardés par les poncifs belliqueux et insanes, rats enfumés déjà, nous tentions, en folie, de sortir du bateau de feu, mais n’avions aucun plan d’ensemble, aucune confiance les uns dans les autres. Ahuris par la guerre, nous étions devenus fous dans un autre genre : la peur.

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  • Par Luniver, le 10/03/2012

    Nord de Louis-Ferdinand Céline

    Le petit succès de mon existence c'est d'avoir tout de même réussi ce tour de force qu'ils se trouvent tous d'accord, un instant, droite, gauche, centre, sacristies, loges, cellules, charniers, le comte de Paris, Joséphine, ma tante Odile, Kroukroubezeff, l'abbé Tirelire, que je suis le plus grand ordure vivant ! de Dunkerque à Tamanrasset, d'U.R.S.S. en U.S.A... tous ces pauvres films, soi-disant d'horreur, me font rire !...

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  • Par Luniver, le 08/03/2012

    Nord de Louis-Ferdinand Céline

    Lili s'intéresse bien plus à un petit scandale des mésanges... une bûche évidée dont elles sortent, par un tout petit trou... il y a des «elles» et il y a des «ils»... mais je crois que c'est «elle» qui fait la loi... elle qui fait le ménage... aussi en colère, mauvaise crête, que la mère de famille au labeur... toute la nichée est sur la branche, en face, pas fière, becs baissés... en même temps, elle jette hors les pailles, crottes, et leur dit ce qu'elle pense, couic! couic! d'où ils peuvent lui ramener tout ça ?... bien immobiles sur la brindille, tous becs en bas, rien à répondre... telles algarades chez les oiseaux ont pas que des raisons de sentiments, de ménage aussi, de propreté des lieux, des troncs où ils demeurent...

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  • Par milado, le 13/02/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    J'étais pas content d'avoir donné mes cent sous. Il y avait ces cent sous entre nous. Ça suffit pour haïr, cent sous, et désirer qu'ils en crèvent tous. Pas d'amour à perdre dans ce monde, tant qu'il y aura cent sous.

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  • Par valetudinaire, le 22/04/2011

    Louis-Ferdinand Céline Louis-Ferdinand Céline

    Je ne suis pas un être de joie.

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  • Par Piling, le 10/02/2011

    Mort à crédit de Louis-Ferdinand Céline

    Souvent j'en croise, à présent, des indignés qui ramènent… C'est que des pauvres culs coincés… des petits potes, des ratés jouisseurs… C'est de la révolte d'enfifrés… c'est pas payé, c'est gratuit… Des vraies godilles…

    Ça vient de nulle part… du Lycée peut-être… C'est de la parlouille, c'est du vent. La vraie haine, elle vient du fond, elle vient de la jeunesse, perdue au boulot sans défense. Alors celle-là qu'on en crève. Y en aura encore si profond qu'il en restera tout de même partout. Il en jutera sur la terre assez pour qu'elle empoisonne, qu'il pousse plus dessus que des vacheries, entre des morts, entre les hommes.

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  • Par asdepiet, le 28/12/2014

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Il y a un moment de la misère où l'esprit n'est plus déjà tout le temps avec le corps. Il s'y trouve vraiment trop mal. C'est déjà presque une âme qui vous parle. C'est pas responsable une âme.

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  • Par Herve-Lionel, le 06/12/2014

    Mort à crédit de Louis-Ferdinand Céline

    Avouer ça attire les malheurs.

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  • Par Herve-Lionel, le 29/11/2014

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    La tête vous tourne et le doute vous attire, et l'infini s'ouvre rien que pour vous, un ridicule petit infini et vous tombez dedans... Le voyage, c'est la recherche de ce rien du tout, de ce petit vertige pour couillons.

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  • Par yaelleangel, le 20/11/2014

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Un cerveau, c'est tyran comme y a pas.

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  • Par JonathanAsselin, le 17/10/2013

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Faire quelque chose... C'était mon devoir, comme on dit. Mais j'étais trop bien assis et trop mal debout.

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  • Par colimasson, le 11/09/2013

    D'un château l'autre de Louis-Ferdinand Céline

    […] tous les bureaux de poste que j’ai vus à travers l’Allemagne, pas seulement Siegmaringen, les plus grandes villes, des plus petits hameaux étaient toujours bourrés de clients, et aux guichets des « collections »… des queues et des queues, collectionner des timbres d’Hitler, tous les prix !... d’un pfennig jusqu’à 50 marks… moi je serais Nasser, moi par exemple, ou Franco ou Salazar, je voudrais voir si mes pommes sont cuites, je voudrais vraiment être renseigné, ce qu’on pense de moi… je demanderais pas à mes polices !... non !... j’irais voir moi-même à la Poste, les queues aux guichets pour mes timbres… votre peuple collectionne ?... c’est que c’est joué !... ce qu’il doit y avoir de collections « d’Adolf Hitler » en Allemagne ! ils s’y sont mis, on peut le dire, des années d’avance ! dès les premières conneries, Dunkerque, ils collectionnaient ! devins, magiciens ? balancelles !... le timbre qu’est sérieux qui dit tout ! la vérité dix ans d’avance !

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  • Par colimasson, le 07/09/2013

    D'un château l'autre de Louis-Ferdinand Céline

    […] la Volga a rien inventé, Buchenwald non plus, la Muraille de Chine non plus, ni Nasser, ni les Pyramides… ni les solides coups de pied aux culs !... il faut que ça avance et c’est tout !... et en cadence ! et tous… ho ! hiss !

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  • Par Zinaida, le 19/05/2013

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    C'est peut-être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir.

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  • Par JSD, le 07/02/2013

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Ah! Si je l'avais rencontrée plus tôt, Molly, quand il était encore temps de prendre une route au lieu d'une autre! Avant de perdre mon enthousiasme sur cette garce de Musyne et sur cette petite fiente de Lola! Mais il était trop tard pour me refaire une jeunesse. J'y croyais plus! On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. on s'en aperçoit à la manière qu'on a prise d'aimer son malheur malgré soi. C'est la nature qui est plus forte que vous voilà tout. Elle nous essaye dans un genre et on ne peut plus en sortir de ce genre là. Moi, j'étais parti dans une direction d'inquiétude. On prend doucement son rôle et son destin au sérieux sans s'en rendre bien compte et puis quand on se retourne il est bien trop tard pour en changer.On est devenu tout inquiet et c'est entendu comme ça pour toujours.

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  • Par mayfly, le 06/01/2013

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Pendant la jeunesse, les plus arides indifférences, les plus cyniques mufleries, on arrive à leur trouver des excuses de lubies passionnelles et puis je ne sais quels signes d'un inexpert romantisme. Mais plus tard, quand la vie vous a bien montré tout ce qu'elle peut exiger de cautèle, de cruauté, de malice pour être seulement entretenue tant bien que mal à 37°, on se rend compte, on est fixé, bien placé, pour comprendre toutes les saloperies que contient un passé. Il suffit en tout et pour tout de se contempler scrupuleusement soi-même et ce qu'on est devenu en fait d'immondice.

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