Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique
Ajouter une citation

Citations de Louis-Ferdinand Céline (791)

Classer par Datecroissant     Les plus appréciéescroissant


  • Par JSD, le 07/02/2013

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Ah! Si je l'avais rencontrée plus tôt, Molly, quand il était encore temps de prendre une route au lieu d'une autre! Avant de perdre mon enthousiasme sur cette garce de Musyne et sur cette petite fiente de Lola! Mais il était trop tard pour me refaire une jeunesse. J'y croyais plus! On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. on s'en aperçoit à la manière qu'on a prise d'aimer son malheur malgré soi. C'est la nature qui est plus forte que vous voilà tout. Elle nous essaye dans un genre et on ne peut plus en sortir de ce genre là. Moi, j'étais parti dans une direction d'inquiétude. On prend doucement son rôle et son destin au sérieux sans s'en rendre bien compte et puis quand on se retourne il est bien trop tard pour en changer.On est devenu tout inquiet et c'est entendu comme ça pour toujours.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par mayfly, le 06/01/2013

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Pendant la jeunesse, les plus arides indifférences, les plus cyniques mufleries, on arrive à leur trouver des excuses de lubies passionnelles et puis je ne sais quels signes d'un inexpert romantisme. Mais plus tard, quand la vie vous a bien montré tout ce qu'elle peut exiger de cautèle, de cruauté, de malice pour être seulement entretenue tant bien que mal à 37°, on se rend compte, on est fixé, bien placé, pour comprendre toutes les saloperies que contient un passé. Il suffit en tout et pour tout de se contempler scrupuleusement soi-même et ce qu'on est devenu en fait d'immondice.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par Palimpseste, le 14/10/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    […] La guerre en somme c’était tout ce qu’on ne comprenait pas. Ça ne pouvait pas continuer. Il s’était donc passé dans ces gens-là quelque chose d’extraordinaire ? Que je ne ressentais, moi, pas du tout. J’avais pas dû m’en apercevoir… Mes sentiments toujours n’avaient pas changé à leur égard. J’avais comme envie malgré tout d’essayer de comprendre leur brutalité, mais plus encore j’avais envie de m’en aller, énormément, absolument, tellement tout cela m’apparaissait soudain comme l’effet d’une formidable erreur. « Dans une histoire pareille, il n’y a rien à faire, il n’y a qu’à foutre le camp », que je me disais, après tout… Au-dessus de nos têtes, à deux millimètres, à un millimètre peut-être des tempes, venaient vibrer l’un derrière l’autre ces longs fils d’acier tentants que tracent les balles qui veulent vous tuer, dans l’air chaud d’été. Jamais je ne m’étais senti aussi inutile parmi toutes ces balles et les lumières de ce soleil. Une immense, universelle moquerie […]

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par jihen257, le 09/10/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    les hommes y tiennent à leur sales souvenirs, à tous leurs malheurs et on ne peut pas les en faire sortir. ça leur occupe l'âme. Ils se vengent de l'injustice de leur présent en besognant l'avenir au fond d'eux-mêmes avec de la merde. Justes et lâches qu'ils sont tous au fond. C'est leur nature.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par colimasson, le 15/09/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Faut se dépêcher, faut pas la rater sa mort. La maladie, la misère qui vous disperse les heures, les années, l’insomnie qui vous barbouille en gris, des journées, des semaines entières, et le cancer qui nous monte déjà peut-être, méticuleux et saignotant du rectum.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par colimasson, le 30/08/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Il arrivait dans un seul courrier matinal de l’agence Pomone assez d’amour inassouvi pour éteindre à jamais toutes les guerres de ce monde. Mais voilà ces déluges sentimentaux ne dépassent jamais le derrière. C’est tout le malheur.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par Luniver, le 29/08/2012

    Guignol's band, tomes 1 et 2 de Louis-Ferdinand Céline

    «Sortez-le... Sortez-le !...» qu'il fait aux quatre «Commissionars» de garde... Des costauds, vraiment, des hercules qui se décident illico !... Je m'enlève !... La grande porte ouverte !... La rue !... Je pars en trajectoire !... Projectile !... Je domine !... Je surplombe !... Fusée !... Je plane haut par-dessus le trottoir, arme nouvelle, par-dessus la foule !... et pzoff !... je retombe en plein dedans !... en plein dans les Russes... Ah ! bouillie !... Ils groument atroce me recevant !... J'en ai assommé cinq d'un coup !... Ils gisent là !... Les cinq !... Les femmes me labourent !... m'arrachent ce qui me reste !... Je titube dans les ventres... des émigrantes à mouchoir, des paysannes pour l'Amérique... Je suis agoni par tout un peuple !...Je pouvais plus m'extirper des membres, des corps emmêlés. Je remarche encore sur les gisants... On se piétine les uns dans les autres... Les corps m'engueulaient effroyable, en russe, en italien, en tchèque...

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par Evadee, le 18/08/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Ca serait pourtant pas si bête s'il y avait quelque chose pour distinguer les bons des méchants.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par colimasson, le 01/08/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    - […] Dix mille francs ? Hein ? Voilà de quoi me payer un voyage à Venise… J’y fus savez-vous à Venise dans ma jeunesse, mon jeune ami… Mais oui ! On y dépérit aussi bien de faim qu’ailleurs… Mais on y respire une odeur de mort somptueuse qu’il n’est pas facile d’oublier par la suite…

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par colimasson, le 06/07/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    C’est triste les gens qui se couchent, on voit bien qu’ils se foutent que les choses aillent comme elles veulent, on voit bien qu’ils ne cherchent pas à comprendre eux le pourquoi qu’on est là. Ça leur est bien égal. Ils dorment n’importe comment, c’est des gonflés, des huîtres, des pas susceptibles, Américains ou non. Ils ont toujours la conscience tranquille.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par colimasson, le 25/06/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Quelques officiers promenaient leur famille, attentive aux saluts militaires et civils, l'épouse boudinée dans ses serviettes hygiéniques spéciales, les enfants, sorte pénible de gros asticots européens, se dissolvaient de leur côté par la chaleur en diarrhée permanente.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par colimasson, le 14/06/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Suprême plaisir ! Dans leur carcasse racornie il ne subsistait plus un seul atome qui ne fût strictement méchant.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par colimasson, le 13/06/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Lâche ou courageux, cela ne veut pas dire grand-chose. Lapin ici, héros là-bas, c’est le même homme, il ne pense pas plus ici que là-bas. Tout ce qui n’est pas gagner de l’argent le dépasse infiniment. Tout ce qui est vie ou mort lui échappe. Même sa propre mort il la spécule mal et de travers. Il ne comprend que l’argent et le théâtre.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par colimasson, le 12/06/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    C’est le délai qu’il nous faut, deux années, pour nous rendre compte, d’un seul coup d’œil, intrompable alors, comme l’instinct, des laideurs dont un visage, même en son temps délicieux, s’est chargé.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par chloe-nelson, le 10/06/2012

    Mort à crédit de Louis-Ferdinand Céline

    mon tourment à moi c'est le sommeil. si j'avais bien dormi toujours j'aurai jamais écrit une ligne.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par jpp59, le 08/06/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Figurez vous qu'elle était debout leur ville,absolument droite.New York c'est une ville debout.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par polko, le 29/05/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Ils rajeunissent c'est vrai plutôt du dedans à mesure qu'ils avancent les pauvres, et vers leur fin pourvu qu'ils aient essayé de perdre en route tout le mensonge et la peur et l'ignoble envie d'obéir qu'on leur a donnée en naissant ils sont en somme moins dégoûtants qu'au début. Le reste de ce qui existe sur la terre c'est pas pour eux ! Ça les regarde pas ! Leur tâche à eux, la seule, c'est de se vider de leur obéissance, de la vomir. S'ils y sont parvenus avant de crever tout à fait alors ils peuvent se vanter de n'avoir pas vécu pour rien.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par polko, le 28/05/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Les riches, c'est facile à amuser, rien qu'avec des glaces par exemple, pour qu'ils s'y contemplent, puisqu'il n'y a rien de mieux au monde à regarder que les riches. Pour les ravigoter, on les remonte les riches, à chaque dix ans, d'un cran dans la Légion d'honneur, comme un vieux nichon, et les voilà occupés pendant dix ans encore. C'est tout.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par colimasson, le 25/04/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    Ca se remarque bien comment que ça brûle un village, même à vingt kilomètres. C’était gai. Un petit hameau de rien du tout qu’on apercevait même pas pendant la journée, au fond d’une moche petite campagne, eh bien, on a pas idée la nuit, quand il brûle, de l’effet qu’il peut faire ! On dirait Notre-Dame ! Ca dure bien toute une nuit à brûler, un village, même un petit, à la fin on dirait une fleur énorme, puis, rien qu’un bouton, puis plus rien.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation


  • Par ieo9, le 12/03/2012

    Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

    J'avais peu à peu perdu la mauvaise habitude de leur promettre la santé à mes malades. Ça ne pouvait pas leur faire très plaisir, la perspective d'être bien portants. Ce n'est après tout qu'un pis-aller d'être bien portant. Ça sert à travailler le bien-portant, et puis après ? Tandis qu'une pension de l'État, même infime, ça c'est divin, purement et simplement.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation





Faire découvrir Louis-Ferdinand Céline par :

  • Mail
  • Blog

Listes avec des livres de cet auteur

> voir plus

Quiz