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Par maman_ka, le 20/05/2013
L'amour monstre de
Louis Pauwels
Elle qui voulait être plus forte que la famille, le couvent, le mariage, tout ce qui l'avait serrée ; elle qui s'était donné un coup de pouce du côté des prémonitions, des signes, de l'insolite, des sortilèges ; elle qui avait de la froideur, en dépit de son gros tempérament de paysanne, elle avait cru remporter une victoire sur le passé en séduisant ce médecin, se hausser. Mais voilà qu'elle s'était vraiment donnée. Cela avait été plus fort qu'elle. Elle avait déversé tout ce feu dans l'amour d'un homme. Soudain, elle n'était plus rien qu'une femme qui s'ouvre, mais avec une sincérité, une violence extraordinaires.
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Le matin des magiciens de
Louis Pauwels
L’Allemagne ne s’est séparée du monde qu’à partir de 1933. En douze ans, l’évolution technique du Reich prit des chemins singulièrement divergents. Si les Allemands étaient en retard dans le domaine de la bombe atomique, ils avaient mis au point des fusées géantes, sans équivalent en Amérique et en Russie. […] Derrière ces radicales différences en matière de technique, des différences philosophiques encore plus stupéfiantes… Ils avaient rejeté la relativité et en partie négligé la théorie des quanta. Leur cosmogonie eût ahuri les astrophysiciens alliés : c’était la thèse de la glace éternelle, selon laquelle planètes et étoiles étaient des blocs de glace flottant dans l’espace. Si de tels abîmes ont pu se creuser en douze années, dans notre monde moderne, en dépit des échanges et communications, que penser des civilisations telles qu’elles ont pu se développer dans le passé ?
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Le matin des magiciens de
Louis Pauwels
« Ce n’est pas le souci du progrès matériel qui détourne l’homme des hautes pensées et de la méditation des choses divines, c’est l’épuisement du labeur inhumain qui ne laisse pas, à la plupart des hommes, la force de penser ni celle même de sentir la vie, c’est-à-dire Dieu. […] Entre la provocation de la faim et la surexcitation de la haine, l’humanité ne peut pas penser à l’infini. L’humanité est comme un grand arbre, tout bruissant de mouches irritées sous un ciel d’orage, et dans ce bourdonnement de haine, la voix profonde et divine de l’univers n’est plus entendue. »
Jean Jaurès
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Le matin des magiciens de
Louis Pauwels
« Même l’époque accablée est digne de respect, car elle est l’œuvre, non des hommes, mais de l’humanité, donc de la nature créatrice, qui peut être dure, mais n’est jamais absurde. Si l’époque que nous vivons est dure, nous avons d’autant plus le devoir de l’aimer, de la pénétrer de notre amour, jusqu’à ce que nous ayons déplacé les lourdes masses de matière dissimulant la lumière qui luit de l’autre côté. »
Walter Rathenau
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Le matin des magiciens de
Louis Pauwels
« Lorsque, dans l’attitude « naturelle » qui est celle la totalité des existants, je « vois » une maison, ma perception est spontanée, c’est cette maison que je perçois et non ma perception même. Au contraire, dans l’attitude « transcendantale », c’est ma perception elle-même qui est perçue. Mais cette perception de la perception altère radicalement l’état primitif. L’état vécu, naïf d’abord, perd sa spontanéité précisément du fait que la nouvelle réflexion prend pour objet ce qui était d’abord état et non objet et que, parmi les éléments de ma nouvelle perception, figurent non seulement ceux de la maison en tant que telle mais ceux de la perception elle-même en tant que flux vécu. Et ce qui importe essentiellement dans cette « altération », c’est que la vision concomitante que j’ai, dans cet état bi-réflexif, ou plutôt réfléchi-réflexif, de la maison qui fut mon motif originel, loin d’être perdue, éloignée ou brouillée par cette interposition de « ma » perception seconde devant « sa » perception primaire, s’en trouve paradoxalement intensifiée, plus nette, plus présente, plus chargée de réalité objective qu’avant. »
Raymond Abellio
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Le matin des magiciens de
Louis Pauwels
Il n’arrive pas aux hommes ce qu’ils méritent, mais ce qui leur ressemble.
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Le matin des magiciens de
Louis Pauwels
Il nous paraît tout à fait insensé que des hommes chargés de la direction d’une nation aient pu régler en partie leur conduite sur des intuitions mystiques qui nient l’existence de notre univers. Il faut cependant bien voir que, pour l’homme simple, pour l’Allemand de la rue dont l’âme avait été labourée par la défaite de la misère, l’idée de la terre creuse, aux environs de 1930, n’était pas plus folle, après tout, que l’idée selon laquelle des sources d’énergie illimitée seraient contenues dans un grain de matière, ou que l’idée d’un univers à quatre dimensions. […] Pour des esprits primaires, malheureux et mystiques, toute étrangeté devenait admissible et, de préférence, une étrangeté compréhensible et consolante comme la terre creuse.
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Le matin des magiciens de
Louis Pauwels
Le fou a tout perdu, sauf la raison.
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Le matin des magiciens de
Louis Pauwels
« […] vous savez maintenant qu’un homme peut lire un ouvrage, par exemple, approuver, s’ennuyer, protester ou s’enthousiasmer, sans être une seconde conscient du fait qu’il est, et ainsi donc sans que rien de sa lecture s’adresse véritablement à lui-même. Sa lecture est un rêve ajouté à ses propres rêves, un écoulement dans le perpétuel écoulement de l’inconscience. Car notre conscience véritable peut être –et est presque toujours- complètement absente de tout ce que nous faisons, pensons, voulons, imaginons. »
Georges Ivanovitch Gurdjieff
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Le matin des magiciens de
Louis Pauwels
Le véritable but des opérations alchimiques qui sont peut-être le résidu d’une science très ancienne appartenant à une civilisation engloutie, est la transformation de l’alchimiste lui-même, son accession à un état de conscience supérieur. Les résultats matériels ne sont que les promesses du résultat final, qui est spirituel. Tout est dirigé vers la transmutation de l’homme lui-même, vers sa divinisation, sa fusion dans l’énergie divine fixe, d’où rayonnent toutes les énergies de la matière.
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