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Par diborde, le 29/10/2010
La Guerre des boutons de
Louis Pergaud
Comme on le voit, le père de Lebrac avait en pédagogie des idées bien arrêtées et des principes très nets, et il les appliquait, sinon avec succès, du moins avec conviction.
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Par diborde, le 30/10/2010
La Guerre des boutons de
Louis Pergaud
Peu de temps après, on entendait dire par le village, et Lebrac et les copains en riaient sous cape, que le père Bédouin était "si tellement" soûl la veille au soir, qu'il était tombé huit fois en sortant de chez Fricot, qu'il avait tout renversé en rentrant chez lui, cassé sa lampe, pissé au lit et ch.. dans sa marmite.
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Par annie, le 18/04/2009
La Guerre des boutons de
Louis Pergaud
On aurait qu’à le foutre dans une grotte où on irait péter chacun notre tour. ça ferait une chambre à gaz...
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Par gill, le 28/02/2012
La Guerre des boutons de
Louis Pergaud
- Faut acheter des sardines, insinua Tintin. C'est bon les sardines. Ah ! Tu sais pas ce que c'est, Guerreuilas ! Eh bien, mon vieux, c'est des petits poissons sans tête cuits "dedans" une boîte en fer-blanc, mais tu sais, c'est salement bon ! Seulement on n'en achète pas souvent chez nous passe que c'est cher.
"Achetons-en une boîte, voulez-vous ? Il y en a dix, douze, même quelquefois "tienze" par boîte, on partagera.
- Ah ! Oui ! que c'est bon, renchérit Tigibus, et l'huile aussi mes amis ; moi, ce que j'aime l'huile de sardine ! Je relèche les boîtes quand on en achète ; c'est pas comme l'huile à salade.
On vota d'enthousiasme l'achat d'une boîte de sardines de onze sous.
Restaient dix sous de disponible...
(extrait du chapitre III "le festin dans la forêt")
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Par annie, le 18/04/2009
La Guerre des boutons de
Louis Pergaud
« Dire que, quand nous serons grands, nous serons peut-être aussi bêtes qu'eux ! », dit la Crique à propos de ses aînés.
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La Guerre des boutons de
Louis Pergaud
- Couille molle ! … Des couilles, on sait bien ce que c’est, pardine, puisque tout le monde en a, même le Miraut de Lisée, et qu’elles ressemblent à des marrons sans bogue, mais couille molle ! … couille molle !... – Sûrement que ça veut dire qu’on est des pas grand-chose, coupa Tigibus, puisque hier soir, en rigolant avec Narcisse, not’ meunier, je l’ai appelé couille molle comme ça, pour voir, et mon père, que j’avais pas vu, et qui passait justement, sans rien me dire, m’a foutu aussitôt une bonne paire de claques. Alors… L’argument était péremptoire et chacun le sentit. – Alors, bon Dieu ! Il n’y a pas à rebeuiller plus longtemps, il n’y a qu’à se venger, na ! conclut Lebrac… - C’est t-y vot’idée, vous autres ? – Foutez le camp de là, hein, les chie-au-lit, fit Boulot aux petits qui s’approchaient pour écouter ! Ils approuvèrent le grand Lebrac à l’inanimité, comme on disait.
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Par grisette, le 09/06/2010
La Guerre des boutons de
Louis Pergaud
Si j'aurais su, j'aurais pas venu.
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Par kathy, le 13/11/2011
La Guerre des boutons de
Louis Pergaud
Lebrac se mit en devoir de culotter prestement "le petit homme de fer". Il étendit sur les membres inférieurs de la statue les jambes du pantalon, les recousit par-derrière avec quelques épingles et assura la ceinture trop large et fendue comme on sait, en ceignant les reins de saint Joseph d'un double bout de ficelle.
Puis, satisfait de son oeuvre, il redescendit.
- Les nuits sont fraîches, émit-il sentencieusement. Comme ça, saint Joseph n'aura plus froid aux guibolles. Le père bon Dieu sera content et pour nous remercier il nous fera encore chiper des prisonniers.
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Par kathy, le 09/11/2011
La Guerre des boutons de
Louis Pergaud
- Est-ce qu'on va se remettre encore à poil ?
- Mais, puisque nous ne seront pas embêtés, fit Lebrac, bien sûr !
- C'est que, hasardèrent plusieurs voix, mon vieux, tu sais, il ne faisait guère chaud hier au soir, on en était tout "rengremesillé" avant la charge.
- J'avais la peau comme une poule déplumée, moi, déclara Tintin, et le zizi qui fondait "si tellement" que y en avait pus.
- Et puis les Velrans ne veulent pas venir ce soir. Hier, ils ont trop eu le trac. Ils ne savaient pas ce qui leur arrivait dessus. Ils ont cru qu'on tombait la lune.
- C'était pas ce qui manquait, les lunes, remarqua La Crique.
- Et puis, non de Dieu ! non ! je ne me bats plus à poil, articula Guerreuillas, levant carrément l'étendard de la révolte ou tout au moins de la protestation irréductible.
Chose grave ! Il fut appuyé par de très nombreux camarades qui s'en étaient toujours remis docilement aux décisions de Lebrac. La raison de ce désaccord, c'est que la veille, au cours de la charge, en plus du froid ressenti, ils s'étaient en outre qui planté une épine dans le pied, qui écorché les orteils sur des chardons ou blessé les talons en marchant sur des cailloux.
Bientôt toute l'armée bancalerait ! Ce serait du propre ! Non vraiment, ça n'était pas un métier !
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Par gill, le 13/04/2012
De Goupil à Margot de
Louis Pergaud
C'était un soir de printemps, un soir tiède de mars que rien ne distinguait des autres, un soir de pleine lune et de grand vent qui maintenait dans leur prison de gomme, sous la menace d'une gelée possible, les bourgeons hésitants.
Ce n'était pas pour Goupil un soir comme les autres.
Déjà l'heure grise qui tend ses crêpes d'ombre sur la campagne, surhaussant les cimes, approfondissant les vallons, avait fait sortir de leur demeure les bêtes des bois. Mais lui, insensible en apparence à la vie mystérieuse qui s'agitait dans cette ombre familière, terré dans le trou du rocher des Moraies où, serré de près par le chien du braconnier Lisée, il s'était venu réfugier le matin, ne se préparait point à s'y mêler comme il le faisait chaque soir...
(extrait du chapitre I de l'édition parue au "Mercure de France")
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