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Noires blessures de
Louis-Philippe Dalembert
Mamad tente d’ouvrir les yeux, mais il n’y parvient pas. Ses paupières, gorgées de sel et de sang, refusent d’obéir à son cerveau. Autour de lui, les objets continuent de flotter dans le brouillard. Un goût d’hémoglobine traîne sur ses lèvres sèches et bouffies. En face de Mamad, le Blanc est méconnaissable. Il a les yeux injectés de sang. Une épaisse écume blanchâtre auréole les commissures de ses lèvres. Les veines de son cou tendues à se rompre. De grosses gouttes de sueur perlent sur son front, qu’il essuie du revers de sa manche retroussée, entre une calotte et une autre. Mamad n’a plus la force de crier. Du regard, il implore pitié. Mais le Blanc cogne, tel un forcené, tout en crachant ses injures.
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Noires blessures de
Louis-Philippe Dalembert
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Par Elisanne, le 13/01/2011
Noires blessures de
Louis-Philippe Dalembert
cette voix qu’il entend constamment ces derniers temps, qui s’est hissée jusqu’à son cerveau, en a pris possession, et qui l’entraîne si loin de son enfance, de son histoire, de ses passions, et le pousse à haïr ces gens, tous tant qu’ils sont, où qu’ils soient. A vouloir les étrangler de ses propres mains. Celui-là, il le tient ; celui-là paiera pour les autres. Laurent sent ses poings se durcir en même temps que son cœur.
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Par Elisanne, le 12/05/2010
L'autre face de la mer de
Louis-Philippe Dalembert
Puis il y eut tous ces départs et tous ces renoncements : ceux qui sont partis et ceux qui sont restés. Ceux qui sont partis de n’avoir pu rester, ceux qui sont restés de n’avoir pu partir, ceux qui sont partis pour n’avoir pas osé rester, par peur de crever ou à la recherche du pain distrait ; et ceux qui sont partis comme ça, pour partir, pour n’être plus là…
Et le soleil s’en souvient…
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Par Elisanne, le 13/01/2011
Noires blessures de
Louis-Philippe Dalembert
Comme si l’enfance était ce lieu unique qui ne se brouille que pour mieux s’imprégner dans la mémoire, façonner les faits et gestes du présent
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Par Elisanne, le 13/01/2011
Noires blessures de
Louis-Philippe Dalembert
Nul homme n’est une île, un tout complet en soi ; chaque homme est un morceau du continent, une part de l’ensemble…La mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain. Aussi n‘envoie jamais demander pour qui sonne le glas : il sonne pour toi.
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Par Elisanne, le 13/01/2011
Noires blessures de
Louis-Philippe Dalembert
pourquoi se chiffonner l’âme et pleurer pour quelque chose d’étranger à soi ? » « Nul homme n’est une île, un tout complet en soi ; chaque homme est un morceau du continent, une part de l’ensemble…La mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain. Aussi n‘envoie jamais demander pour qui sonne le glas : il sonne pour toi.
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Par Elisanne, le 13/01/2011
Noires blessures de
Louis-Philippe Dalembert
sur cette terre on ne fait pas toujours ce qu’on veut, à moins d’être bien né ou d’avoir beaucoup étudié
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Par julinou, le 16/07/2011
Noires blessures de
Louis-Philippe Dalembert
C'est pour ça je lui dis au fiston, dans la vie, quand une porte est fermée quelque part, il y en a toujours une autre ouverte plus loin.
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Par Elisanne, le 13/01/2011
Noires blessures de
Louis-Philippe Dalembert
Je rêvais bien sûr d’autre chose, on accroche toujours ses rêves plus haut que la réalité…