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Par aleatoire, le 25/07/2011
Apprentissage de la ville
de
Luc Dietrich
Il avait le regard profond et grave de ceux qui ne s'attardent pas à vivre ; il a écrit ce livre avec ses tripes et son sang ; il en a façonné chaque mot de la glaise de sa vie et les phrases flamboient de cette poésie qui fera d'abord "le Bonheur des tristes" puis" l'Apprentissage de la Ville"
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Par soukee, le 12/05/2011
Apprentissage de la ville
de
Luc Dietrich
L'Apprentissage de la ville est un livre qui me tient particulièrement à coeur et que je souhaitais vous présenter. Cette oeuvre est le second volet d'un diptyque débuté sept ans plus tôt avec Le Bonheur des tristes.
L'Apprentissage de la ville a ceci de particulier qu'il met à mal toutes les conventions du pacte autobiographique traditionnel. Luc Dietrich y raconte une période de sa vie, de 1931 à 1935, mais si beaucoup d'éléments sont avérés, d'autres sont arrangés voire inventés. Ce brouillage de pistes atteint son paroxysme avec le sous-titre "Roman" donné à ce texte qui présente pourtant toutes les caractéristiques d'une autobiographie.
Né en 1913, orphelin de père, Luc Dietrich subit une enfance itinérante aux côtés de sa mère, toxicomane. Lorsque celle-ci s'éteint en 1931, le jeune homme est à son tour plongé dans une vie instable. Sans le sou, il fréquente toutes sortes de milieux, plus ou moins bien famés, et survit au jour le jour.
De sa rencontre avec Lanza del Vasto naît l'énergie qu'il met dans son oeuvre littéraire et qui nous permet, aujourd'hui, de mesurer le talent de cet écrivain disparu trop tôt...
L'Apprentissage de la ville est un texte très intimiste qui mériterait pourtant davantage de visibilité. Il dégage une poésie d'une rare beauté portée par un élan fugace d'une intensité inouïe.
Suivant au fil des pages l'itinéraire de l'auteur et le fil de sa vie, le texte nous emmène dans un monde à part, où la temporalité s'estompe au profit de tranches de vie, d'anecdotes, de souvenirs parfois fictifs dans lesquels le lecteur doit délier le vrai de l'imaginaire.
C'est une lecture qui m'a profondément marquée tant elle ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire avant. Luc Dietrich nous offre ici un texte vibrant d'émotion dont on ne ressort pas indemne.
Une lecture qui n'est peut-être pas d'un abord facile car d'une construction sans réel ancrage temporel, mais qui mérite qu'on s'y attarde, qu'on déchiffre cette vie qui porte en elle toutes les caractéristiques d'une tragédie grecque. Luc Dietrich s'est éteint à l'âge de 31 ans, en 1944, des suites d'une septicémie contractée par une blessure de guerre. Il laisse derrière lui une oeuvre brillante, d'une musicalité rare et vibrante d'images poétiques.
A lire si le style d'un auteur compte autant si ce n'est plus qu'une intrigue rocambolesque à souhait. A lire pour découvrir un artiste, une plume, une vie.
Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2011/05/12/21110774.html
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Par zohar, le 04/02/2011
Le Bonheur des tristes
de
Luc Dietrich
Le ton est donné : " Le Bonheur des tristes " (quel bel oxymore) et " l'Apprentissage de la ville " (ou plutôt "de la vie").
Ces deux livres ne doivent pas être dissociés : le deuxième (narrant l'auteur, une fois adulte, en quête de savoir, et surtout, à la recherche de lui-même pour éveiller sa propre conscience) est bel et bien le suite logique du premier ( Le Bonheur des tristes ou les confessions d'une enfance triste et candide).
La teneur de ces deux autobiographies est que, la souffrance est bonne lorsqu'elle est maîtrisée, lorsqu'elle est affranchie car cela nous rend plus lucide de nos maux ! A contrario, une souffrance avec pathos nous enchaîne toujours, pitoyablement, dans nos sombres dédales...
Les textes sont légers mais denses; les mots sont sombres mais poétiques, à la fois !
Auteur méconnu (malheureusement) qui nous laisse découvrir, à travers ces deux magnifiques bijoux, la vie dans son expression la plus simple.
Je vous conseille vivement de lire L.Dietrich
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Par mustango, le 19/12/2008
Le Bonheur des tristes
de
Luc Dietrich
Luc Dietrich nous raconte sa jeunesse jusqu'en 1931, date de la disparition de sa mère, aide soignante, droguée, qui fait mener à son fils une vie d'errance de ville en ville (Paris, Nord de la France, Auvergne...). C'est un premier roman, paru en 1935.
Luc ne vit pas toute sa jeunesse avec sa mère, il est recueilli par un oncle et une tante qui ne le trouvent pas très normal et l'envoient dans une sorte d'hopital pour enfants simplets ou pension. Il est né en 13 et mort en 44. Auteur relativement méconnu de nos jours et pourtant il mérite un petit détour par lui.