-
Par Piling, le 19/08/2008
Première phrase du livre
Au bonheur des sages de
Lucien Jerphagnon
incipit :
Il faut bien le reconnaître, on parle le plus souvent pour ne rien dire, ou dire des riens. Nécessités de la vie quotidienne, bien sûr, de l'implantation sociale. Enchaînement de répons dans la liturgie de la communication, contribution plus ou moins généreuse à la pérennité des milieux qu'on traverse au jour le jour.
Il arrive cependant qu'on ait quelque chose à dire, à quoi l'on tient. Ce peut être un message à délivrer, une information, un enseignement à dispenser, une plaidoirie, et d'autres choses encore dans lesquelles on s'implique plus ou moins. De façon plus intime, on peut parler parce qu'on voit là quelque intérêt ou bénéfice, ou encore parce qu'on est sous l'empire de quelque passion, voire d'une levée d'inhibition, in poculis, disait Cicéron, entre deux verres. On s'entend dire : "Ecoutez, je vais vous parler franchement..." L'adverbe, déjà, souligne l'exception, et l'interlocuteur s'inquiète du motif. Il peut d'ailleurs arriver qu'on soit sincère : "Que votre oui soit oui", disait Jésus. Cela s'est vu.
> lire la suite
-
Par kathy, le 19/09/2011
De l’amour, de la mort, de Dieu et autres bagatelles de
Lucien Jerphagnon
«Depuis les origines jusqu’à nos jours, la vocation première de la philosophie a toujours été de promouvoir en l’homme la conscience de lui-même et du monde, afin de réaliser, en lui et autour de lui, ce que les Grecs appelaient eudaimonia et les Romains beata vita, autrement dit une vie harmonieuse parce que conforme à sa destinée, et heureuse parce qu’harmonieuse… »
> lire la suite
-
De l’amour, de la mort, de Dieu et autres bagatelles de
Lucien Jerphagnon
S’il me fallait absolument définir le malheur de l'époque présente, je serai tenté de dire: c'est de croire que le bonheur lui est du. Le bonheur au sens où on l'entend: l'argent, le... sexe puisqu'on localise l'amour, le maximum de loisir. Bref, le malheur de notre temps est de s’être fait une trop courte idée du bonheur. (p.225).
-
Histoire de la pensée, tome 1 : Antiquité et Moyen Age de
Lucien Jerphagnon
Les censeurs arrachent à son contexte ce qui a été dit ou écrit, et donc au mouvement dialectique qui lui donnait son sens, et la proposition ainsi disséquée devient, de fait, inadmissible. "On ne doit pas dire ceci ou cela". Bien. Mais l'auteur l'a-t-il vraiment dit ? Une oeuvre intellectuelle est un organisme. Un organe extrait d'un organisme cesse d'être un organe : un oeuil dans un bocal n'est plus un oeuil mais une pièce anatomique.
> lire la suite
-
Histoire de la pensée, tome 1 : Antiquité et Moyen Age de
Lucien Jerphagnon
Chaque philosophe, en fait de vérité ne peut énoncer que la sienne, dont l'examen attentif et sympathique peut nous aider à découvrir la notre.
-
Par gigi55, le 27/08/2012
Histoire de la pensée : D'Homère à Jeanne d'Arc de
Lucien Jerphagnon
Tout bouge, tout change, et c'est pourtant toujours de l'être. Il faut à tout cela une explication cohérente, conciliant les deux exigences dont l'évolution de la philosophie a permis de prendre conscience : la mobilité universelle qu'impose l'expérience et sur laquelle Héraclite a mis l'accent ; mais aussi la permanence de l'Être mise en lumière par l'intuition de Parménide. Sous des formes affinées, c'est bien toujours le même problème.
p. 79
> lire la suite
-
Par Piling, le 31/01/2012
De l’amour, de la mort, de Dieu et autres bagatelles de
Lucien Jerphagnon
Il n'y a d'amour vrai que dans la rencontre de deux êtres qui découvrent que l'autre est seul à être lui, dans l'éternité. À partir de ce moment, on n'est plus libre de soi ! L'amour nous fait craindre la mort de l'autre à chaque instant. Quand on fait un mariage d'amour, on promène une angoisse pour toujours. Mais si c'était à refaire, je le referais avec la même.
-
Par Piling, le 31/01/2012
De l’amour, de la mort, de Dieu et autres bagatelles de
Lucien Jerphagnon
Il n'y a pas à sortir de là : si vous avez l'amour, vous avez l'angoisse ; si vous êtes sans angoisse, vous êtes sans amour. Bref, pour nous mortels, il n'y a pas d'amour heureux, tout simplement parce que le bonheur est une idée abstraite, cristallisant tous nos désirs, à commencer par le désir d'éternité. "Toute joie veut l'éternité, disait Nietzsche, la profonde éternité." Mais voilà, l'amour ne l'aura pas. Sinon en espérance, et c'est là une toute autre histoire. Mais quoi qu'il en soit, commettez le crime d'aimer.
> lire la suite
-
De l’amour, de la mort, de Dieu et autres bagatelles de
Lucien Jerphagnon
« Nul ne souffle plus haut qu’il n’a l’esprit »
-
De l’amour, de la mort, de Dieu et autres bagatelles de
Lucien Jerphagnon
Je m'étonne toujours... qu'il y ait des gens qui ne s'étonnent de rien et cela depuis toujours. (p.53).