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Sonietchka de
Ludmila Oulitskaïa
Il était resté un long moment tout étourdi, planté devant la bibliothèque, la tête inclinée sur le côté, avec l'expression affamée et émerveillée d'un enfant face à un plat de gâteaux.
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Par Aela, le 26/09/2012
Un si bel amour et autres nouvelles de
Ludmila Oulitskaïa
Alors voilà: l'homme se trouvait confronté à des problèmes spécifiques qu'il était tenu de résoudre, et les forces supérieures, anges et autres entités, de même que les maîtres d'ici-bas, l'aidaient à résoudre ces problèmes.
Mais si l'homme se rebiffait, alors ces problèmes se transformaient en quelque chose de cauchemardesque, comme des maladies ou, par exemple, un chat.
Si bien que le chat de Nina était la manifestation, sur le plan physique, d'un malaise spirituel.
Il était même possible que cela ne vienne pas de Nina elle-même, mais au contraire, de ses proches déjà disparus...
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Sonietchka de
Ludmila Oulitskaïa
La main toute-puissante du destin qui avait jadis désigné Sonia à Robert intervint alors dans la vie de Tania. L'objet de sa passion amoureuse était la femme de ménage de l'école, qui suivait également les cours du soir, Jasia, une jeune Polonaise de dix-huit ans au visage lisse comme un œuf fraîchement pondu. Leur amitié se noua lentement à un pupitre de l'avant-dernier rang. La vigoureuse et robuste Tania contemplait avec adoration cette fragile Jasia, transparente comme un flacon de pharmacie tout propre, et languissait de timidité.
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Mensonges de femmes de
Ludmila Oulitskaïa
"Les hommes, c'est très bien, mais pourquoi en avoir chez soi?" demandait perfidement Anna Véniaminovna.
Et l'autre lui répondait du tac au tac :
"Anna Véniaminovna ! Je ne vais pas emprunter à ma voisine son fer à repasser, son moulin à café ou son mixeur, j'ai les miens. Pourquoi irais-je emprunter un homme ?
- Comment pouvez-vous comparer un homme à un fer à repasser, ma petite Genia ? Un fer à repasser caresse quand on en a besoin, tandis qu'un homme caresse quand il en a besoin, lui !" rispostait Anna Véniaminovna.
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Par Chiwi, le 31/12/2012
De joyeuses funérailles de
Ludmila Oulitskaïa
Durant toutes ces années, pour la majorité d’entre eux, les nouvelles venant de Moscou sur la progression, là bas, de l’absurdité, de la médiocrité et de la criminalité, constituaient, qu’ils en fussent conscients ou non, la confirmation souhaitée que leur choix de vie était justifié. Mais personne ne pouvant supposer que ce qui se passait à présent dans ce pays lointain, ce pays d’autrefois qu’ils avaient rayé de leur existence-qu’il crève donc- éveillerait en eux un écho aussi douloureux. Il s’avérait que ce pays, ils l’avaient dans les tripes, dans l’âme, et , quelle que fût l’opinion qu’ils en avaient – et ces opinions étaient diverses-, le lien qui les rattachait à lui était indestructible.
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Sonietchka de
Ludmila Oulitskaïa
[...] elle comprit que ses dix-sept ans de bonheur conjugal avaient pris fin [...] "Comme c'est bien qu'il ait désormais à ses côtés cette belle jeune femme, tendre et raffinée, cet être raffiné, cet être d'exception, comme lui ! songeait Sonia. Et comme la vie est bien faite, de lui avoir envoyée sur ses vieux jours ce miracle qui l'a incité à revenir à ce qu'il y a de plus important en lui, son art..." Vidée de tout, légère, les oreilles bourdonnant d'un tintement limpide, elle entra chez elle, s'approcha de la bibliothèque, y prit un livre au hasard et s'allongea en l'ouvrant au milieu. C'était La Demoiselle paysanne de Pouchkine.
(p.89)
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Mensonges de femmes de
Ludmila Oulitskaïa
"Ma mère était une beauté - Dina Doubrine tout craché, si ça te dit quelque chose. Et elle a toujours été idiote. Enfin, pas idiote, mais un peu retardée. Je l'aime beaucoup. Seulement, elle a toujours eu de la bouillie dans la tête : d'un côté, elle est communiste, de l'autre, elle est luthérienne, et du troisième, c'est une admirattrice du marquis de Sade."
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Par Lali, le 06/02/2011
Sonietchka de
Ludmila Oulitskaïa
À force de lire sans arrêt, Sonietchka a un derrière en forme de chaise…
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Par al, le 24/04/2010
Sonietchka de
Ludmila Oulitskaïa
Elle tombait en lecture comme on tombe en syncope, ne reprenant ses esprits qu'à la dernière page du livre.
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Par Aela, le 26/09/2012
Un si bel amour et autres nouvelles de
Ludmila Oulitskaïa
On arriva ainsi au début du mois de mars, et tout le monde commença à préparer le 8 mars, la journée des femmes.
La mère de Plichkina rassembla de nouveau de l'argent pour faire un cadeau au professeur principal.