Biographie et informations
Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Berlin , le 31/05/1773
Mort(e) à : Berlin , le 28/04/1853
Biographie :
Johann Ludwig Tieck (31 mai 1773 à Berlin – 28 avril 1853 à Berlin) est un poète allemand, traducteur, éditeur, romancier et critique, initiateur du premier Romantisme.
Initiateur du premier Romantisme, Ludwig Tieck était à peu près du même âge que les frères Schlegel, que Novalis ou Hölderlin. Aux environs de 1850, ayant survécu à tous les grands romantiques, il demeure seul sur une scène dont le décor a complètement changé, et sur laquelle on ne voit monter que de piètres nouveaux acteurs. L’année de sa mort, il y a plus d’un demi-siècle que Novalis n’est plus, quarante-deux ans que Kleist, qu’il a aimé et soutenu, s’est suicidé, trente-et-un ans qu’Hoffmann qui le tenait pour un maître a quitté ce monde, cinquante ans qu’Hölderlin est devenu fou. Ces quelques repères aident un peu à comprendre comment Tieck, polygraphe virtuose, mort à l’âge de quatre-vingts ans, couvert d’honneurs, a fini par incarner, presque à lui tout seul, cette École romantique qu’il avait, avec quelques autres, fondée et dont il s’était retrouvé, après 1832, après la mort de Gœthe, le dernier représentant d’envergure.
Certains contes de Tieck, écrits à des époques différentes, représentent bien pour nous de tels trésors : Eckbert le Blond (1797), Le Runenberg (1802) et Amour et Magie (1811). Tout dans ces récits paraît nécessaire et exact. En nous les racontant, Tieck s’est rapproché de ce qu’on peut nommer “l’ombilic du conte”, ce lieu mental où l’intime et l’universel se rejoignent. Il a su comme nul autre évoquer la part obscure de la vie, la zone sombre où viennent confluer la peur, la folie menaçante, et l’enfance dont on se souvient d’abord comme une énigme. Ainsi, à l’aube du romantisme, Ludwig Tieck évoquait-il ce que l’on appellera un siècle plus tard l’“Inconscient”. Il parlait de la confusion de l’esprit et du corps, de la persistance de ce qu’on croyait oublié, de la puissance du désir conçu comme seul moteur de la création et même de la foi.
Tieck fut ainsi le grand initiateur de la réécriture littéraire et inventive des anciens contes
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Source : http://www.jose-corti.fr
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