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Par DRS, le 18/05/2013
Bleu blanc vert de
Maïssa Bey
Le mariage peut se résumer ainsi : Une minute de détente, neuf mois d'attente et toute une vie exténuante.
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Par Orphea, le 04/05/2010
Au commencement était la mer de
Maïssa Bey
Délit d'aimer et surtout, de le dire, de le faire, de le chanter ou de l'écrire !
Délit de penser, de rêver, d'espérer un autre monde où les bonheurs les plus simples seraient possibles, où les hommes et les femmes, ensemble, rendraient grâce à Dieu de l'immense, de l'incroyable beauté d'une terre chaque jour un peu plus ravagée par la folie des hommes.
Délit enfin d'être une femme et d'éclabousser par sa seule présence, sa seule existence, la pureté terrifiante du monde qu'ils veulent bâtir sur des ruines fumantes.
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Par yunap, le 28/03/2008
Bleu blanc vert de
Maïssa Bey
Bleu. Blanc. Vert. Dès qu'il a posé son cartable sur le bureau, il a dit : à partir d'aujourd' hui, je ne veux plus voir personne souligner les mots ou les phrases avec un stylo rouge !
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Par Orphea, le 04/05/2010
Au commencement était la mer de
Maïssa Bey
La nuit, les yeux ouverts, Nadia écoute. Elle écoute la mer.
La mer monte en elle comme un lent désir. Un halètement. Battements réguliers des vagues contre son corps bercé comme aux premiers jours. Plus loin encore.
Et lorsque enfin elle s'endort, la mer encore berce ses rêves.
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Par Orphea, le 04/05/2010
Au commencement était la mer de
Maïssa Bey
Enfermé dans la chambre qu'il ne veut plus partager avec son frère, Djamel écoute des cassettes. Étranges paroles. Sans musique.
Paroles de haine et de violence. Martelées plutôt que dites par des prédicateurs aux accents passionnés et incendiaires. En écoutant une cassette subtilisée un jour, Nadia a entendu des imprécations, des diatribes contre LA femme. Contre sa perversion originelle. En termes crus, choquants, si suggestifs parfois qu'elle en rougissait , alors même qu'elle était seule. Propos publics, ponctués par des acclamations enflammés d'un auditoire envoûté.
Nadia a peur.
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Par maylibel, le 22/08/2012
Bleu blanc vert de
Maïssa Bey
Heureusement que j’ai des livres. C’est ma seule consolation pour les jours trop sombres. Quand j’ouvre les pages, c’est comme si je m’embarquais sur un tapis volant. Très haut, très loin.
(p. 66)
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Par Orphea, le 04/05/2010
Au commencement était la mer de
Maïssa Bey
Que de filles avant elle ont parcouru ce chemin !
Oh non, elle n'est pas seule !
Il faut faire vite, très vite, disent-elles. Agir le plus tôt possible. Arracher cette boule d'angoisse, de chair et de sang qui grandit en elle, qui se nourrit d'elle.
L'espoir existe. Il a le visage généreux de ces femmes inconnues.
Nadia tout à coup se sent forte. Forte de tout leur courage, de toute leur volonté. De la volonté contagieuse qu'insufle l'espoir tissé par ces femmes anonymes. Se battre. Ne pas abdiquer.
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Par Mahia, le 28/08/2012
Puisque mon coeur est mort de
Maïssa Bey
Maintenant, je ne veux plus, je ne veux plus faire semblant. Pour quel enjeu ? Que m'importe l'opprobre, l'exclusion ? Je n'ai plus rien à perdre, puisque j'ai tout perdu.
Vivant. Il est là. Quelque part, au détour d’un chemin bordé de pierres vives, croupissant dans l’ombre d’un terrain creux ou caché dans l’enchevêtrement d’un buisson de ronces, ou bien encore cloîtré dans une pièce sombre aux murs crasseux. Un jour, il sera face à moi. Fatalement. Parce que je le veux. Même si je connais maintenant le nom de celui qui m’a dépossédée de toi, de ta voix, de ton souffle, de ton odeur, je ne sais rien de lui. Pas encore. Et je ne veux pas le nommer. Je sais seulement qu’il ne venait pas de loin. Toi, tu le connais, forcément. Tu reconnaîtrais son visage même si tu ne l’as vu que furtivement, même s’il n’est pour toi qu’une ombre surgie des ténèbres. Peut-être même était-il si près de toi que tu as dû remarquer quelque détail qui m’a échappé sur la photo. Tu as sans doute entendu sa voix, perçu son souffle, respiré son odeur. Et ses mains. Oui, ses mains sur toi. Lui, quelque part dans l’écho répercuté des pas qui ont résonné à tes oreilles. Lui, vivant aujourd’hui. Oui, vivant. Sur la photo, le visage offert au soleil, il avait, au coin des lèvres, un léger sourire. Ce visage est gravé en moi, même si je ne l’ai vu que quelques secondes. pp.57-58.
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Puisque mon coeur est mort de
Maïssa Bey
" la solitude est mon seul horizon"
" je glane ça et là des fragments de détresse"
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Par Orphea, le 13/02/2011
Au commencement était la mer de
Maïssa Bey
Alger. Cité des 1200 logements. Quelque part à la périphérie de la ville.
De là, la mer furtivement entrevue n'est plus qu'une flaque immobile, inutile, et les bateaux en rade ne font même plus rêver de voyages.
Pour ceux de la cité, l'été, c'est un bloc d'ennui et de chaleur tout ensemble. L'ennui que l'on traîne le long de jours interminables, que vainement l'on essaie de tromper, que pas un souffle d'air ne vient distraire. Des journées qui s'additionnent, exactement semblables, et l'on n'ouvre pas les fenêtres, histoire de ne pas voir le soleil qui désespérément s'attarde sur la ville.
Alger autrefois blanche s'abandonne à l'inertie sous un ciel insupportablement bleu.
Alger se redécouvre bardée de chars et de militaires en treillis.
Alger se réveille en sursaut au bruit des détonations qui déchirent le silence de ses nuits.
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