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Par litolff, le 24/06/2010
Chamelle de
Marc Durin-Valois
Chamelle qui rumine sans fin, et grogne, et ronfle, et gratte le sol, et blatère, de mauvaise humeur contre tout, contre le ciel, contre la terre, contre ce maudit vent qui lui souffle dans les narines quand elle broute les herbes rares, et contre ceux qui lui ont volé son chamelon pour lui substituer une vilaine poupée en chiffons.
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Par pagelover, le 06/12/2010
Chamelle de
Marc Durin-Valois
Dans la misère , l'homme isolé est toujours perdant, quelque voie qu'il prenne
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Par pagelover, le 06/12/2010
Chamelle de
Marc Durin-Valois
L'amour et le rire sont le luxe des pauvres, leur respiration
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Par Cath36, le 31/08/2011
Chamelle de
Marc Durin-Valois
Bien sûr, je devais admettre que, depuis toujours et malgré moi, tout avait filé et glissé, et fui entre mes doigts. Les choses, les bêtes et les êtres. C'était à cause de cette musique sans air qui se moquait de toute mes initiatives en leur apportant un caractère diffus de vacuité... Depuis notre départ pourtant, tout cela avait cessé. Il n'y avait plus qu'un son, ample et d'une pureté si parfaite qu'il me donnait le frisson. Cette musique sans air ne me quittait pas, et même semblait croître à mesure que nous avancions. Peut-être toute ma vie avais-je attendu ce voyage... A aucun moment, la vilaine musique d'autrefois n'a repris, haut perchée, égrenant sans ordres ses notes tremblantes et aigres, cacophonie acide de citron pleine de cruauté moqueuse, me rappelant que tout est dérisoire, toujours, et mes efforts aussi. Au contraire, mes oreilles sont toujours pleines d'une musique plus forte, plus pure que jamais.
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Par pagelover, le 06/12/2010
Chamelle de
Marc Durin-Valois
Toute la complexe équation de la vie avec ses innombrables inconnues se résume parfois à la présence, ou non, d'un trou d'eau
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Par pagelover, le 06/12/2010
Noir prophète de
Marc Durin-Valois
Je vous demande d'oser affronter un monde sans images et sans rêves, c'est à dire sans illusion, fiction ni échappatoire. Je vous dis bien d'éteindre tous les écrans et dans cette obscurité de contempler une dernière fois la lumière infiniment fugitive de vos existences...
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Par Cath36, le 31/08/2011
Chamelle de
Marc Durin-Valois
La femme blanche s'assoit à l'avant du véhicule de tête. Elle passe devant nous, affairée, penchée sur une carte, sans nous accorder un regard, sans prêter attention à nos mines concentrées, nos appels sans mots ni sons. Elle se projette déjà là-bas, quelque part dans les sables, auprès d'une très grande foule de nécessiteux. Elle n'est pas venue pour sauver des existences, mais quelque chose d'infiniment plus noble et abstrait, la vie. Pour cela, deux vaut mieux qu'un, cent que dix, mille que cent. La loi des chiffres fait que Mouna, moi et les enfants ne sommes qu'un échantillon de misère. Une raclure de vie.
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Par pagelover, le 06/12/2010
Noir prophète de
Marc Durin-Valois
Personne ne peut rester prisonnier d'un conjoint ou d'un parent s'il ne ressent pas le sentiment permanent d'émerveillement. Sortez du confort des fausses familles, des passions mortes et des mauvais sommeils. L'homme est mouvement. Réfutez la morale des prêtres, des juges, des censeurs qui tirent salaire de leur vertu. Abandonnez votre femme, votre mari, emmenez vos enfants, reprenez possession du plaisir et des corps qui sont les instruments pour rencontrer la lumière traversant d'autres chairs. Je vous dis bien aussi que cette quête nécessaire échouera...
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Les pensées sauvages de
Marc Durin-Valois
Elle vouait à cette famille l'aversion que l'on porte à ceux auxquels la chance paraît toujours sourire quand la poisse vous étouffe. On abomine ses bienfaiteurs, c'est bien humain.
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Par pagelover, le 06/12/2010
Noir prophète de
Marc Durin-Valois
Sortez des boites fermées, hermétiques, qui font de vous des esclaves, affligés de demeures et d'incessants rêves de demeures, sans vie ni air. Ouvrez grand les portes. Tout vous appartient aujourd'hui et plus rien ne vous appartiendra demain. Je vous dis bien d'abandonner vos maisons et de laisser béantes leurs portes, de franchir sans hésiter celles des autres, de vous y installer pour en repartir, et de refuser désormais tout enfermement.