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Marcel Duchamp parle des ready-made à Philippe Collin de
Marcel Duchamp
Philippe Collin. - Je voudrais que vous me disiez ce que l'on entend par ready-made. C'est une expression anglaise, mais qui finalement n'est pas évidente pour tout le monde.
Marcel Duchamp. - Oui. Ça veut dire "tout fait". Comme les vêtements de confection. Je suis arrivé à une conclusion, il y a assez longtemps. Il y a toujours quelque chose de "tout fait" dans un tableau : vous ne faites pas les brosses, vous ne faites pas les couleurs, vous ne faites pas la toile. Alors, en allant plus loin, en enlevant tout, même la main, n'est-ce pas, on arrive au ready-made. Il n'y a plus rien qui soit fait : tout est "tout fait". Ce que je fais, c'est que je signe, simplement, pour que ce soit moi qui les aie faits. Simplement, j'arrête là, c'est tout. c'est fini. Ça semble un peu drôle, mais c' est une conséquence naturelle, en allant au bout du raisonnement.
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Le Processus créatif de
Marcel Duchamp
Somme toute, l’artiste n’est pas seul à accomplir l’acte de création car le spectateur établit le contact de l’oeuvre avec le monde extérieur en déchiffrant et en interprétant ses qualifications profondes et par là ajoute sa propre contribution au processus créatif.
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Marcel Duchamp parle des ready-made à Philippe Collin de
Marcel Duchamp
L'intention du ready-made, c'est de se débarrasser de cette idée du beau et du laid. On pourrait en faire cinquante par jour, mais ce n'est pas vrai. Si vous en faites cinquante par jour, vous verrez que dans trois ou quatre jours les cinquante commencent à vous plaire, donc le résultat n'est pas ce que je cherchais.
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Le Processus créatif de
Marcel Duchamp
Des millions d’artistes créent, quelques milliers seulement sont discutés ou acceptés par le spectateur et moins encore sont consacrés à la postérité.
En dernière analyse, l’artiste peut crier sur tous les toits qu’il a du génie, il devra attendre le verdict du spectateur pour que ses déclarations prennent une valeur sociale et que finalement la postérité le cite dans les manuels d’histoire de l’art.
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Marcel Duchamp de retour en Amérique répond à Laurie Eglington (1933) de
Marcel Duchamp
Quand on lui demande si les responsables des douanes de New York sont maintenant préparées à distinguer une sculpure de Brancusi d'une pièce de plomberie de luxe, ( allusion au conflit douanier de 1926-28, où "l'oiseau dans l'espace" était taxé comme simple matière première ou objet manufacturé et non comme oeuvre d'art) Monsieur Duchamp fait remarquer, avec le charme dont il est coutumier, qu'il comprend que tout s'est passé comme sur des roulettes. " M. Brummer, ajoute-t-il, a pris soin de tout. Je ne suis pas venu par le même bateau. Il y avait vingt-quatre tonnes de sculptures et le bateau aurait pu couler ! "
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Marcel Duchamp de retour en Amérique répond à Laurie Eglington (1933) de
Marcel Duchamp
Quand on lui demande s'il croit en une peinture plus amateur, Monsieur Duchamp répond qu'il tient au professionnnalisme en peinture, mais qu'il aimerait voir plus d'amateurisme chez les marchands.