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Par Ys, le 23/02/2012
La belle jeunesse de
Marek Hlasko
J'aime penser à ce que je projette d'écrire. Tout me semble alors aller de soi. Quand je me mets à écrire, cela se complique. Le pire, c'est de relire ce qu'on a déjà écrit et publié : ce qui saute aux yeux, c'est qu'on a gâché le sujet et, alors seulement, on voit comme il faudrait l'écrire.
Plusieurs fois, Arthur Sandauer m'a déconseillé de publier certaines nouvelles dont il avait lu le manuscrit. Je ne pense pas qu'il ait eu raison. Aussi longtemps qu'une nouvelle reste enfermée dans un tiroir, il est impossible de se rendre compte des erreurs qu'on a faites. Il faut la publier et en avoir honte. C'est la seule possibilité d'apprendre quelque chose qui nous servira à l'avenir. Si une telle possibilité existe vraiment.
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Par kathel, le 24/02/2012
La belle jeunesse de
Marek Hlasko
Ce qui compte, c’est que mille jours pourraient passer dans ta vie sans que tu puisses écrire une seule page. Si mon œuvre littéraire m’autorisait à donner des conseils aux jeunes, je leur dirais : chacun de vous devrait travailler pendant quelques temps pour la police secrète afin de peaufiner son style et aiguiser sa pensée. il faut écrire les livres comme on écrit une dénonciation, en ne perdant pas de vue qu’une délation stupide peut surtout conduire à notre propre ruine.
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La belle jeunesse de
Marek Hlasko
En Israël, j'ai habité avec les pires épaves mais, là-bas, je n'ai jamais rencontré de personnes aussi désespérées, féroces et malheureuses qu'en Pologne.
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Par kathel, le 24/02/2012
La belle jeunesse de
Marek Hlasko
En toute logique, peu de peuples ont autant d’atouts pour faire de la bonne littérature que nous, les Polonais. Nous avons tout : malheurs, meurtres politiques, occupations sempiternelles ; dénonciations, misère, désespoir, alcoolisme - que nous faut-il de plus, bon Dieu ?