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Par TheBee, le 01/10/2010
Une si longue lettre de
Mariama Bâ
Le mot bonheur recouvre bien quelque chose, n'est-ce pas? J'irai à sa recherche.
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Par Gwordia, le 16/05/2011
Une si longue lettre de
Mariama Bâ
On ne prend pas rendez-vous avec le destin. Le destin empoigne qui il veut, quand il veut. Dans le sens de vos désirs, il vous apporte la plénitude. Mais le plus souvent, il déséquilibre et heurte. Alors, on subit.
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Par Gwordia, le 16/05/2011
Une si longue lettre de
Mariama Bâ
Alors que la femme puise, dans le cours des ans, la force de s'attacher, malgré le vieillissement de son compagnon, l'homme, lui, rétrécit de plus en plus son champ de tendresse. Son œil égoïste regarde par-dessus l'épaule de sa conjointe. Il compare ce qu'il eut à ce qu'il n'a plus, ce qu'il a à ce qu'il pourrait avoir.
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Par Gwordia, le 16/05/2011
Une si longue lettre de
Mariama Bâ
Le sang des blessures coagulé dessine sur le sol des taches sombres et répugnantes. Tout en les brossant, je pense à l'identité des hommes : même sang rouge irriguant les mêmes organes. Ces organes, situés aux mêmes endroits, remplissent les mêmes fonctions. Les mêmes remèdes soignent les mêmes maux sous tous les cieux, que l'individu soit noir ou blanc : tout unit les hommes. Alors, pourquoi s'entretuent-ils dans des batailles ignobles pour des causes futiles en regard des massacres de vies humaines ? Que de guerres dévastatrices ! Et pourtant, l'homme se prend pour une créature supérieure. A quoi lui sert son intelligence ? Son intelligence enfante aussi bien le beau que le mal, plus souvent le mal que le bien.
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Par Gwordia, le 16/05/2011
Une si longue lettre de
Mariama Bâ
Pour vaincre ma rancoeur, je pense à la destinée humaine. Chaque vie recèle une parcelle d'héroïsme, un héroïsme obscur fait d'abdications, de renoncements et d'aquiescements, sous le fouet impitoyable de la fatalité.
Je pense aux aveugles du monde entier qui se meurent dans le noir. Je pense aux paralytiques du monde entier qui se traînent. Je pense au lépreux du monde entier que leur mal ampute.
Victimes d'un triste sort que vous n'avez pas choisi, que sont, à côté de vos lamentations, mes démêlés, motivés cruellement, avec un mort qui n'a plus de mainmise sur ma destinée ? Justiciers, vous auriez pu, en liguant vos désespoirs, rendre tremblants ceux que la richesse enivre, ceux que le hasard favorise. Vous auriez pu, en une horde puissante de sa répugnance et de sa révolte, cracher le pain que votre faim convoite.
Votre stoïcisme fait de vous non des violents, non des inquiétants, mais de véritables héros, inconnus de grande histoire, qui ne dérangent jamais l'ordre établi, malgré votre situation misérable.
Je répète, que sont, à côté de vos tares visibles, les infirmités morales dont vous n'êtes d'ailleurs pas à l'abri ? En pensant à vous, je rends grâce à Dieu de mes yeux qui embrassent chaque jour le ciel et la terre. Si la fatigue morale m'ankylose aujourd'hui, elle désertera demain mon corps. Alors, ma jambe délivrée me portera lentement et, à nouveau, j'aurai autour de moi l'iode et le bleu de la mer. Seront miens l'étoile et le nuage blanc. Le souffle du vent rafraîchira encore mon front. Je m'étendrai, je me retournerai, je vibrerai. Ô ! santé, habite-moi. Ô ! santé...
Mes efforts ne me détournent pas longtemps de ma déception. Je pense au nourrisson orphelin à peine né. Je pense à l'aveugle qui ne verra jamais le sourire de son enfant. Je pense au calvaire du manchot... Je pense... Mais mon découragement persiste, mais ma rancoeur demeure, mais déferlent en moi les vagues d'une immense tristesse !
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Par oassita65, le 21/12/2011
Un Chantécarlate (Mariama Bâ, Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal) de
Mariama Bâ
On ne peut rien contre l'amour. Celui qui lutte contre l'amour est semblable à celui qui veut assécher la mer.
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Par oassita65, le 18/06/2011
Une si longue lettre de
Mariama Bâ
Les princes dominent leurs sentiments, pour honorer leurs devoirs
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Par oassita65, le 19/12/2011
Une si longue lettre de
Mariama Bâ
Pour vaincre la détresse quand elle vous assiège il faut de la volonté,quand on pense que chaque seconde écoulée abrège la vie,on doit profiter intensément de cette seconde,c'est la somme de toutes les secondes perdues ou cueillies qui fait les vies râtées ou réussies
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Par MissG, le 01/04/2012
Une si longue lettre de
Mariama Bâ
Mais l'Afrique est différente, morcelée. Un même pays change plusieurs fois de visage et de mentalité, du Nord au Sud ou de l'Est à l'Ouest.
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Par oassita65, le 18/06/2011
Une si longue lettre de
Mariama Bâ
Les princes dominent leurs sentiments, pour honorer leurs devoirs
L'amour change de contenu,avec les individus