Critiques de Markus Zusak


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    • Livres 0.00/5
    Par sylvie, le 12/06/2008


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Cette lecture, partagée avec tant d'autres, ne m'a pas laissée indifférente.
    Si je n'ai pas vraiment accroché au souffle froid de la narratrice qui veut incarner la mort et qui n'arrive qu'à ressembler à un masque grossier derrière lequel elle se cache, je me suis quand même laissée prendre au piège de ce récit bien ficelé, où on nous annonce à l'avance les dénouements comme pour mieux nous y préparer, par attention, précaution,sans doute, pour nos âmes sensibles qui vont voir le voile se lever souvent sur l'horreur de la condition humaine,et l'absurdité de la vie.
    La toile de fonds de ce roman est la page la plus noire de notre histoire, et nous y plongeons en suivant une petite fille prise dans la tourmente de l'histoire, au cœur de l'Allemagne nazie , entre 1939 et 1945.
    Elle même victime du nazisme, ses parents ayant été détruits pour cause de communisme, notre petite héroïne n'aura de cesse d'essayer de survivre malgré ses multiples rencontres avec la mort, qui l'aura effleurée mainte fois, sans jamais réussir à l'emporter.
    Elle sera recueillie par un couple pauvre vivant dans la banlieue de Munich et essayant de survivre eux aussi et de s'adapter tant bien que mal aux nouvelles normes sociales érigées par Hitler.
    Elle découvrira la lecture et l'écriture, et cultivera une passion ambivalente pour les mots. C'est ce qui la sauvera.
    Elle sait qu'ils sont capables du meilleur et du pire, mais jamais elle ne renoncera à apprendre, à lire, à dire, puis à écrire.
    Ceux qui la mettent sur la voix sont les livres qu'elle rencontre sur son chemin et qu'elle ne peut s'empêcher de voler, son père adoptif, qui aura le courage de lui apprendre à lire la nuit, lorsque ses cauchemars l'empêchent de retrouver le sommeil, et l'adolescent juif caché dans le sous-sol qui lui écrira des histoires illustrées poétiques et allégoriques donnant un sens à l'absurdité de la vie qu'ils mènent.
    Dans ce magma de terreur, de guerre, de bombes et de décombres, nous aurons l'occasion de voir éclore des moments de bonheur fugaces et simples qui suffisent à illuminer la vie d'une enfant. Je pense aux livres que l'homme aux cheveux de plumes écrit et illustre sur un volume de "Mein Kampf", que les parents de Liesel ont aidé à repeindre pages par pages pour qu'il puisse y arriver; Je pense aussi au seau de neige emporté par la petite fille dans le sous sol et à toute la famille qui s'unit pour confectionner un bonhomme...
    Ce livre peut surprendre et irriter un peu par le ton de cette drôle de narratrice fictive, mais si on la laisse grimacer dans son coin en se concentrant sur l'histoire qu'elle nous raconte, alors nous avons la chance de découvrir un très beau récit d'amour et d'amitié, de courage et d'audace, malgré la rage, la peur, l'humiliation, la faim, le froid, et le désespoir, qui érodent les personnages les uns après les autres.
    http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/06/la-voleuse-de-livres-markus-zusak.html

    Critique de qualité ? (17 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par barjabulette, le 08/02/2012


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Faut reconnaitre ce qui est, un bouquin comme celui ci, on n'en rencontre pas tous les jours.
    Il a une espèce de petit parfum de Carlos Ruis Zafon.
    Il ne ressemble à aucun autre ! il est tout à fait particulier.
    Le style n'est, en soi, pas particulier. Mais le narrateur est hors du commun.
    Il y a un contexte particulier; une histoire à nulle autre pareille.
    On passe par toutes sortes d'émotions en découvrant ce livre. Il interpelle, il dérange parfois, mais pas au point d'en décrocher, au contraire il est assez magnétique.
    C'est le premier livre de ce style que je lis et je m'aperçois qu'il est malaisé de le critiquer.
    Il m'a beaucoup plu, il m'a donné des frissons. Il ne faut pas s'attendre à un roman morbide, ou un de plus sur la 2ème Guerre mondiale, non non il ne ressemble à aucun autre roman !

    Critique de qualité ? (15 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Trolly44, le 18/12/2011


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    1939 en Allemagne nazie. Liesel Meminger, une petite fille de sept ans malmenée par les tourments de la guerre, tente de grandir et de survivre avec la complicité de son père adoptif. Ensemble, ils apprennent à lire. Avec le temps, Liesel voit à travers les livres son unique salut pour sortir du cauchemar... Elle n'a plus qu'une idée en tête, celle de voler et de partager les livres. Son histoire, c'est la Mort qui nous la raconte.

    L'auteur soulève une réflexion sur la liberté d'expression et place l'objet-livre comme un outil libérateur et de résistance.
    Liesel vit dans une société apocalyptique et totalitaire. Autour d'elle, c'est la peur qui domine. Les interdictions sont de plus en plus nombreuses. Pourtant, elle brave à sa manière les interdits en se procurant des livres, des objets considérés comme dangereux.
    Markus Zusak signe un beau roman aux multiples rebondissements qui nous tient en haleine jusqu'au bout.

    Critique de qualité ? (13 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par horline, le 01/10/2011


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Lorsque la Mort raconte le parcours d’une jeune orpheline plongée au cœur de l’Allemagne nazie, elle met un point d’honneur à préciser qu’elle "n'a pas de faux, ni de faucille, [qu’elle] ne porte une robe noire à capuche que lorsqu'il fait froid et [quelle n’a] pas cette tête de squelette que vous semblez prendre plaisir à [lui] attribuer".

    Elle emprunte une voix étonnamment légère et décalée pour entraîner le lecteur dans un récit à la trame bousculée où se succèdent les évènements sombres jalonnant la vie de Liesel. Cette petite fille de neuf ans perd successivement son frère, sa mère avant d’être recueillie dans un foyer en apparence rude et besogneux du côté de Molching, non loin de Dachau.

    Mais la Mort emprunte également une voix plus profonde lorsqu’elle fait résonner pêle-mêle le désarroi, la colère, la témérité, l’empathie et la solidarité au fur et à mesure que cette petite fille pleine de compassion, saisie par le besoin de comprendre le monde qui l’entoure, se nourrit de livres et de mots peints sur les murs du sous-sol pour survivre dans le chaos. On se laisse alors séduire par une voix pleine tendresse et de candeur qui ravive la plus élémentaire des humanités chez quelques uns et rappelle la stupidité des évidences dans les faits les plus cruels. Elle confère à la Mort une sensibilité humaine ; elle qui s’attache à recueillir paisiblement au creux de ses bras les nombreuses âmes perdues alors que celle de Liesel lui échappe. Certes, cette histoire atypique racontée par la Mort recèle une étonnante force émotionnelle. Mais avec la volonté forcenée de louer l’universalité de l'amour, l’écriture scellée au vibrato des sentiments apparaît parfois maladroite.

    Critique de qualité ? (12 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par sylvaine, le 02/11/2011


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Après tant d'autres lecteurs aux avis dans l'ensemble louangeux , mon appréciation sur cette lecture est très mitigée.Je m'explique .
    Le fait que ce soit la mort qui raconte l'histoire de Liesel Meminger m'a par moment agacée, j'aurais préfere que ce soit Liesel qui parle ,je pense que le texte aurait gagné en clarté sans les indications de ce qui va arriver à tel ou tel plusieurs chapitres à l'avance parfois même au début du livre!!
    Par contre je suis tombée sous le charme de Liesel ,de Rudy et des parents adoptifs de Liesel .Comment une petite fille de 10 ans se retrouve placée dans une famille d'acceuil.En 1939 en Allemagne il ne fallait pas ne pas être d'accord avec les propos de Hitler et surtout n'être ni juif ni communiste!!
    Markus Zusak nous peint la vie difficile des allemands pendant cette période surtout ceux de la classe moyenne et ouvrière ,par touches successives il nous dresse le tableau d'une Allemagne asphyxiée , appauvrie , affamée .C'est un sujet qui n'était guère traité dans mon livre d'histoire!!
    Pour finir , je suis tombée sous le charme de Max , de ses dessins et de son éternel espoir en la vie et l'amour .
    Au final ,un livre qui m' a touchée , émue malgré certaines longueurs.

    Critique de qualité ? (9 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Laetirature, le 09/05/2011


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Un auteur trentenaire : Marcus Zusak
    Un roman magistral : "La Voleuse de livres"
    Une narratrice aussi déroutante qu'originale et stupéfiante : la Mort
    Comment évoquer l'Allemagne nazie, ses larmes, ses drames, son bruit et sa fureur à travers le regard aigu, fantastique, virtuose d'une petite fille dont la voix ne cessera plus de nous hanter.
    Plus de 500 pages d'amour, de destruction, de vie, de pertes.
    Un roman d'apprentissage, initiatique, entre chaos et poésie, où l'ordinaire côtoie l'extraordinaire, où le noir peut être généreux, attachant, salutaire.
    Un hymne à la vie.
    L'histoire d'une passion indestructible : celle d'un enfant avec les livres et les mots.

    Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter...

    Critique de qualité ? (9 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par meyeleb, le 26/09/2011


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Les souffrances de la guerre vues du côté allemand. Un point de vue qui nous permet (nous lecteurs français) de relativiser sur cette vision manichéenne encore très répandue de l'oppresseur et de l'oppressé. Le récit, original par son narrateur (la Mort), nous fait passer par toutes sortes d'émotions, ne nous épargne pas face aux scènes les plus sordides qu'une guerre puisse engendrer. Et puis le Livre, allégorie démultipliée dans le récit, traverse le destin de la petite Liesel comme un symbole d'humanité, une issue de survie à laquelle on veut bien croire malgré la noirceur du roman. Effroyablement bien écrit!

    Critique de qualité ? (8 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par MALIKA, le 17/07/2010


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    WOUAOUHHH !!!!...Je viens de refermer la voleuse de livres et j'en suis encore toute retournée !!!
    Quel livre !! ...Un roman qui ne ressemble à aucun autre, d'une poésie et d'une telle tendresse que l'émotion est palpable tout le long des 600 pages. Une narratrice sous les traits de la mort qui en devient même attachante et sympathique !!!!
    Ca se dévore et c'est parfaitement maitrisé malgré la complexité du récit ...
    A lire et à offrir ...
    http://www.3bouquins.over-blog.com

    Critique de qualité ? (8 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par meldc, le 21/11/2011


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    La Mort, donc, croise à plusieurs reprises le chemin de vie de Liesel, une jeune Allemande qui tente de survivre comme elle peut pendant la Seconde Guerre mondiale. Et la Mort a du vocabulaire, et du style aussi, voire de l’humour. Certes, il est parfois noir, mais avec un métier pareil, il est difficile de garder l’esprit léger. En émaillant son récit d’anecdotes personnelles, elle parvient à nous offrir un détachement bienvenu quand la vie des personnages devient trop cruelle. Car il ne faut pas oublier qu’il s’agit de la guerre, et que les événements relatés ne sont pas forcément des plus drôles. Ainsi, durant la lecture, on rit, on s’émeut, on s’attache surtout à cette petite fille et à ses proches.


    Lien : http://made-in-mel.blogspot.com/2011/11/qui-vole-vole-vole.html

    Critique de qualité ? (7 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par amanda, le 26/12/2007


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Liesel a neuf ans quand sa mère communiste la confie à Hans et Rosa Huberman, en 1939. Son frère est mort pendant le voyage.

    Hans et Rosa Huberman vont élever Liesel comme leur propre fille.

    Pendant la guerre, ce couple d’allemands pauvres vont cacher Max. Hans Huberman a connu son père pendant la première guerre mondiale et lui a promis de l’aider en cas de besoin.

    De son coté, Liesel est attirée par les livres. Elle les vole, les dévore, les lit et les relit, assistée dans ses larcins par son ami Rudy.

    Le tout sous le regard bienveillant de la Mort qui recueille les âmes et nous raconte cette histoire.

    Un roman assez surprenant, tout compte fait.

    L’histoire est assez jolie, souvent émouvante, parfois amusante. La guerre y est décrite « coté allemand » : le village de Molching, prés de Munich, héberge des familles pauvres, qui subissent plus qu’ils n’encouragent le Fürher et sa folie dévastatrice. Des allemands qui endurent les bombardements, pleurent leurs enfants partis au front, souffrent du rationnement et effectuent le Heil Hitler parce c’est obligatoire et qu’ils doivent se soumettre.

    L’amitié qui lie rapidement Liesel et Max est attendrissante. Elle le sauve par ses mots, ses histoires, il la remerciera avec un livre, écrit juste pour elle.

    Une histoire assez touchante, des personnages attachants sont les points forts du roman.

    En revanche, le style plaira davantage aux amateurs d’histoires émouvantes plutôt qu’à ceux qui s’attachent davantage à la beauté des phrases et la magie des mots. Il est simpliste voire élémentaire, tenant plus du roman jeunesse que d’une littérature adulte, alors que le titre et les éléments du roman (la « Secoueuse de Mots ») acclament la beauté des mots et leurs pouvoirs magiques.

    Quant à la quatrième de couverture, qui annonce que « La voleuse de livres a sa place aux cotés au Journal d’Anne Franck et de La Nuit d’Elie Wiesel », je l’ai trouvé ici pompeuse et très injustifiée. N’exagérons pas. C’est une petite histoire attendrissante qui a agréablement meublé un voyage de 700 km en voiture, que je ne regrette absolument pas d’avoir lue et que je recommanderai aux adolescents, parce qu’elle délivre un message de tolérance et de bienveillance.


    http://amandameyre.hautetfort.com/archive/2007/12/26/la-voleuse-de-livres-–-markus-zusak.html

    Critique de qualité ? (7 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par zabeth55, le 05/02/2012


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    La mort s'adresse au lecteur. Elle lui raconte l'histoire de Liesel, petite fille d'une extrême sensibilité au destin dramatique dans les années du nazisme, sa connivence avec son père d'adoption, d'une humanité et d'une intelligence de coeur exceptionnelles. Il lui apprend à lire. La lecture la sauvera.
    Les fréquentes interventions de la mort dans le récit, perturbantes au départ car elles empêchent d'entrer dans le roman, se révèlent ensuite d'une grande originalité littéraire.
    Dur et émouvant dans la cruauté des faits, plein d'amour et d'humanité dans les actes, ce livre est un éloge de la lecture et de l'amour du livre et des mots.

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par stellade, le 19/11/2011


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Une ode aux pouvoirs des mots.
    Des notions de vie énoncées sur fond 'Allemagne nazie(1942-43).
    Une narratrice que est La Mort,elle même.
    Liesel ,une petite fille qui a dû grandir vite et qui sera "la voleuse de livres".
    Une histoire qui convient aux adolescents.Le style d'écriture est "adapté" pour que la violence des faits soit plus allégée par moments....Ce que j'ai apprécié.
    J'ai surtout aimé Liesel et sa détermination à aller au bout de ses idées et de ses sentiments(humain et littéraire).
    Le poids des MOTS est IMMENSE et INTENSE.

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par 100choses, le 19/02/2011


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    J’ai acheté ce livre à l’aéroport en juillet dernier, et après en avoir dévoré les 150 premières pages, je l’ai finalement abandonné sans bien savoir pourquoi. Manque de temps certes, mais pas seulement. C’est finalement une LC qui m’a incitée à rouvrir ce roman.

    J’ai choisi de recommencer ma lecture en entier, même si je gardais un souvenir assez net des pages déjà lues. Et alors que je trouve de nombreux points positifs à ce roman, ma lecture fut assez laborieuse. J’étais incapable de lire de longs moments d’affilée. L’intrigue m’intéressait, le style me plaisait, mais je n’arrivais pas vraiment à rester concentrée sur cet ouvrage, et je n’étais jamais particulièrement curieuse de découvrir la suite. Ce qui explique sans doute que je l’ai si facilement abandonné cet été. J’ai tout de même beaucoup de mal à m’expliquer cela, parce que je ne vois pour l’instant rien de particulier à reprocher à ce roman. Peut-être que le rédaction de ce billet m’aidera à y voir plus clair.

    J’ai tout d’abord particulièrement aimé le cadre de l’histoire. Si de nombreux ouvrages ont été publiés sur la seconde guerre mondiale, il est rare qu’ils nous présentent la vie quotidienne du peuple allemand. J’ai aimé découvrir ces habitants ni super-héros, ni monstres sans pitié. Ce sont tout simplement des hommes et des femmes, pris dans quelque chose qui les dépasse, qu’ils ne maîtrisent ni ne comprennent vraiment. Pour eux la guerre est quelque chose d’assez abstrait dont parlent les journaux. Le quotidien, c’est grandir, aimer, trouver à manger malgré le rationnement, obéir au parti, ne pas faire de vagues pour rester en vie et protéger sa famille. Vivre, tout simplement Ils obéissent pour rester dans le cadre et parce qu’ils n’ont pas le choix. Chaque décision personnelle, même anodine, prend soudain des proportions dramatiques et si l’on admire les choix de certains, on n’arrive pour autant pas à vraiment détester les autres. Ils sont humains et veulent vivre, c’est tout ! Qu’aurions nous fait à leur place ? C’est facile de s’imaginer en héros, en « mec bien », mais est-ce vraiment réaliste ? Les circonstances, le passé de chacun ont un rôle important à jouer sur ce point. Markus Zusak, réussit très bien à rendre l’absurdité de la situation, l’ignorance du peuple et les contraintes qu’il subit. On découvre une population allemande touchante et souffrant de la guerre, les parents voyant leurs enfants mourir au combat. L’antisémitisme est bien là, présent, insidieux, au détour d’une petite remarque, mais finalement pas plus qu’ailleurs à la même époque. Markus Zusak nous offre une vision de la guerre d’autant plus sombre qu’on est loin du manichéisme habituel lorsqu’il s’agit de traiter de ce sujet.

    Au niveau de la forme, j’ai aimé la mise en page mettant en scène les diverses notes, remarques et digressions de la Mort, ainsi que les diverses créations des personnages. Cela donne un certain rythme, renforcé par un style fluide, des phrases parfois minimalistes et des paragraphes aux tonalités se répondant. Les mots allemands parsemés au fil du texte résonnent bien. Au final, l’ensemble coule presque comme de la musique. Le narrateur se permet des traits d’un cynisme qui tout en nous faisant sourire, lui permettent d’asséner des vérités terribles, plus marquantes que si elles étaient énoncées sur un ton neutre. On sent le ton doucereux et le sourire jaune derrière chaque tournure.

    Quant à la question du narrateur, je suis assez indécise, j’ai trouvé cet aspect très irrégulier. Par moment, j’oubliais totalement son identité ; une espèce de « on me voit/on me voit plus », qui ne m’a pas particulièrement convaincue. Le jeu sur les couleurs apparait bien trop rarement, alors qu’il est sensé être une des caractéristiques principales du regard que pose le narrateur sur le monde. De même, son caractère omniscient n’apparait que de trop rares fois à mon goût. Au final, je ressors plutôt mitigé, avec l’impression amère que c’était plus un argument vendeur qu’autre chose.

    Enfin, j’ai trouvé très étrange et plutôt maladroit cette façon d’énoncer de but en blanc les événements à venir en début de chaque partie ou chapitre, pour les développer par la suite. Cela casse le rythme de l’intrigue et l’effet de surprise ; c’est d’ailleurs justement ce que souhaite le narrateur lui-même, comme il nous l’explique. Ce procédé intéressant au début m’a vite lassée, et c’est peut-être bien là, l’élément qui a fait que je ne reste pas scotchée à mon beaucoup et que je réussisse à l’abandonner sans scrupule pendant six mois. Il ne se passe pas déjà grand-chose au cours de ces 500 pages et chaque événement est énoncé d’avance, de sorte que j’ai eu une sensation de longueurs, de répétitions et que je me suis parfois profondément ennuyée. Alors certes, certains passages sont bouleversants, mais la plupart du temps je suis restée de marbre face au sort des personnages. Là encore, j’ai la sensation d’une grande inégalité et si cela n’avait tenu qu’à moi, le texte aurait subi de nombreuses coupes avant sa publication.

    Bref, un ouvrage qui malgré de nombreux aspects positifs n’a pas su me convaincre entièrement et j’ai vécu la fin de ma lecture comme un véritable soulagement, même si les dernières pages sont particulièrement poignantes.


    Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2011/02/19/zusak-markus-the-book-thief/

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par nuitet0ilee, le 16/01/2012


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Un livre en VO de temps en temps ça fait du bien, malgré que celui-ci ne raconte pas une histoire très réjouissante mais de nombreuses fois déjà vu : la Seconde Guerre Mondiale. Thème dont j’aime lire et apprendre sur le sujet; même si c’est une période terrible. L’originalité de ce texte, c’est la narratrice : la Mort, qui raconte et commente la vie de Liesel Meminger, une jeune enfant à qui de terribles événements surviennent.

    Concernant les personnages, Liesel est une enfant touchante, incroyablement forte, intelligente et courageuse, elle m’a beaucoup touché cette petite (~10 ans au début du livre). Son meilleur ami, Rudy, qui est amoureux d’elle, toujours là pour Liesel, assez rebelle. Rosa, la mère adoptive de Liesel, m’a semblé assez vulgaire mais attachante malgré tout (lorsqu’elle étreint l’accordéon de son mari). Hans, le père adoptif de Liesel, apprend à lire à celle-ci, d’où les moments nocturnes attendrissants, quitte à faire des nuits blanches il reste près d’elle. Et finalement, Max Vanderburg, un Juif allemand, assez rebelle, taciturne mais lui aussi est touchant (oui j’ai été touché par presque tous les personnages), ses dessins m’ont particulièrement marqué, simple mais fort ! La narratrice originale : la Mort est aussi un personnage, elle commente les événements, fait même preuve de sentiments : intriguée puis attachée à Liesel.

    Voici les deux dessins qui m’ont le plus marqué :

    (Cliquez pour agrandir)

    Du point de vue de l’histoire, la Mort nous raconte principalement la vie de Liesel avec ses malheurs, mais aussi des événements historiques : Stalingrad, les bombardements.

    Pour Liesel, nous la voyons évolué de ~9/10 ans à ses ~14 ans, l’adolescence pendant la guerre. D’abord le début du récit nous conte le départ de Liesel chez sa famille adoptive avec sa mère et son frère, qui meurt pendant le voyage, de froid sans doute. Puis on découvre sa vie à Munich, qui reste “calme et tranquille” malgré la guerre : pas encore de bombardements ni de combats proches mais il y a les Jeunesses Hitlériennes qui commencent pour Liesel et Rudy, d’ailleurs le discours de propagande est poignant suivi d’un autodafé de livres Juifs.

    D’où le thème important de la littérature dans ce livre, Liesel trouve un livre le jour de l’enterrement de son frère puis elle finit par en voler. La littérature lui permet d’évacuer la peur (par exemple : quand elle lit dans l’abri pour calmer les autres et penser à autre chose qu’aux bombardements qui font rage à l’extérieur). La musique est également un thème raconté ici, l’accordéon de Hans, important pour la rencontre avec Max, pour Rosa quand elle sera seule.

    La Mort nous confie des informations sur le futur, qui m’ont parfois gâché le plaisir ou au contraire augmenté par l’envie d’en savoir plus. La fin est juste terrible, les larmes n’étaient pas loin de couler.

    L’anglais est assez simple, je n’ai pas eu de difficultés, mais étant donné qu’en anglais je lis moins vite qu’en français la lecture a traîné en longueur. Ce qui m’a gêné par compte c’est les mots en allemand parfois traduits, parfois non, ne parlant pas cette langue j’ai eu un peu de mal, un lexique final n’aurait pas été de trop.

    En bref, une lecture originalement conté par la Mort, pendant la Seconde Guerre Mondiale, touchant.


    Lien : http://novelenn.wordpress.com/2011/10/20/the-book-thief-markus-zusak/

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Gr3nouille2010, le 22/11/2011


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    J'aurai dû ne pas aimer ce livre, simplement parce qu'il parle de la guerre & comme c'est un sujet auquel je n'accroche pas particulièrement.. Néanmoins, la façon dont les choses ont l'air de se dérouler (en lisant la quatrième de couverture), est intrigante. La Mort comme narratrice ? J'avais envie d'essayer. Je ne suis pas déçue mais je ne suis pas totalement conquise non plus..

    Liesel Meminger se voit placée dans une famille d'accueil peu de temps après la mort de son petit frère. Ils devaient y être placés tous les deux mais la vie en a décidé autrement. Ce sera la première fois que Liesel croisera la Mort. Ce sera la première fois aussi qu'elle volera un livre. Elle croisera ensuite la Mort deux autres fois. D'autres livres seront volés.. Mais entre tout ça, Liesel continue sa vie d'enfant, d'adolescente. Sa mère nourricière n'est pas vraiment la mère qu'on rêverait d'avoir. Mais son père nourricier va lui donner du rêve : il va lui apprendre à lire. Lui apprendre à vivre malgré la guerre qui éclate. Malgré les injustices qui se préparent. La famille Hubermann n'est pas comme toutes les autres, Hans & Rosa ne suivent pas le "mouvement". Lorsqu'un Juif, Max, débarque chez eux pour se protéger, la vie de la petite famille & surtout de Liesel, très jeune à l'époque, se voit bien chamboulée..

    Je ne sais pas trop quoi en penser.. D'abord, quand j'ai commencé à lire, j'ai beaucoup aimé cette façon originale de tout présenter : la Mort qui raconte les choses & sa façon de les raconter. Mais l'histoire est devenue vite répétitive je trouve ; Liesel joue au foot dans la rue, se bat, vole, lis.. Pendant la moitié du roman au moins. Je me suis demandée quand allait se passer vraiment quelque chose, je n'arrivais plus à y trouver de l'intérêt. Puis arrive Max & là, même si le quotidien de la fillette ne change pas beaucoup, on ressent bien le poids de ce lourd secret sur ses épaules & j'ai vraiment commencé à aimer à partir de là. On la sent évoluer au fil des pages, grandir, même si c'est un peu long à se mettre en place.
    Autre point que je n'ai pas aimé : les passages dans le futur. À tout moment, la Mort nous raconte un petit bout du futur, de ce qu'il va se passer puis revient dans le présent. Au bout d'un moment, j'ai perdu le fil du temps & j'ai eu beaucoup de mal à mettre un âge sur la Liesel du présent..
    Mais j'ai continué à lire parce que je me doutais que le dernier chapitre serait le meilleur.. Là, j'ai vraiment apprécié toute l'histoire. Liesel n'en est que plus touchante..

    Inutile de préciser que j'ai adoré Liesel, je pense. Enfin au début, ce n'était pas vraiment ça. Elle n'avait rien de spécial. Mais ce dernier chapitre est tellement fort que Liesel elle-même en est bouleversante.
    Rosa aussi je l'ai bien aimé. Elle a beau être dure, elle a un coeur énorme & nous le prouve bien à plusieurs reprises..
    Hans est un père formidable, irremplaçable.. Il a toujours su prendre soin de Liesel, même quand il la connaissait à peine.

    Un autre point que je n'avais pas envie de négliger & qui ne concerne vraiment que mon point de vue. Je ne connais rien à la guerre, aux nazis, à Hitler.. Pour la simple & bonne raison que je ne faisais vraiment rien en classe.. Avec le recule, j'en ai honte mais à l'époque ça ne m'intéressait absolument pas. Mais grâce à ce livre, j'ai été poussé par la curiosité de savoir ce qu'il s'était passé pendant la période Hitler. Parce que les mots sont forts dans ce livre, les sentiments aussi, rien n'est écrit au hasard. Me voilà moins inculte maintenant ! Une bonne chose de faite.. Même si je ne comprends pas comment les gens peuvent être aussi fous.. Mais ça, c'est un autre débat je pense !

    Bon après, l'allemand & moi, ça fait dix ! Donc les mots écrits en allemand ont été très dur pour moi à supporter.. Je n'apprécie pas cette langue, j'ai eu beaucoup de mal à lire les mots (sûrement mal prononcés qui plus est) & ça m'a gâché un peu le plaisir de lire. Mais c'est pareil, ça ne concerne vraiment que moi !
    J'ai lu un livre que je n'aurai pas lu d'habitude, malgré tout, la fin m'a beaucoup ému, alors tout ne peux pas forcément me plaire..




    Lien : http://laviedeslivres.cowblog.fr/la-voleuse-de-livres-3152271.html

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    • Livres 0.00/5
    Par Liseuse, le 05/08/2011


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    J'ai été à la fois surprise et subjuguée par l'originalité de ce livre. La narratrice de l'histoire n'est autre que la Mort et même si j'ai trouvé cela un peu déroutant au début, je m'y suis quand même très vite habituée, pour mon plus grand plaisir. Aussi étrange que cela puisse paraitre à première vue, je me suis prise d'amitié pour cette narratrice très particulière. J'avais réellement l'impression d'entendre la Mort me raconter son histoire et plus je tournais les pages, plus je voulais connaitre la suite. Je mangeais et buvais ses mots, littéralement. Un autre détail qui est extrêmement original est que le livre est ponctué d'illustrations mais aussi de nombreuses pauses qui retranscrivent des précisions, des explications et même des anecdotes. Ces petites pauses sont données par la Mort elle-même tout au long de l'histoire qu'elle raconte et elles aèrent beaucoup le texte. D'autant que le livre est divisé en plusieurs parties qui sont elles-mêmes coupées en plusieurs petits chapitres, c'est donc une lecture très aérée et par conséquent très facile à lire.

    J'ai également été vraiment très charmée par la plume de Markus Zusak. Cet auteur est vraiment une très agréable découverte. Les phrases sont simples mais tellement belles en même temps. Il se dégage une véritable poésie de son écriture. J'ai été transportée par ses mots et ses phrases sont tellement fluides que je les ai lus avec une rapidité étonnante. Je suis vraiment très heureuse d'avoir découvert cet auteur et j'espère pouvoir le relire très bientôt.

    La Mort nous raconte donc une histoire, celle de Liesel Meminger. C'est une petite fille qui est envoyée dans une famille d'accueil car sa mère ne sait plus subvenir à ses besoins. En plus de perdre sa maman, Liesel voit également mourir son frère dans le train qui les conduit vers leurs nouveaux parents. C'est donc une petite fille fragile et complètement déboussolée qui arrive chez ses parents nourriciers, Hans et Rosa Hubermann. Tout au long de l'histoire, nous la voyons grandir et devenir une jeune adolescente. Nous découvrons alors la passion que voue Liesel aux mots et plus particulièrement, aux livres. Avec une volonté de fer, elle arrive à apprendre les lettres de l'alphabet, les mots et bientôt à lire. C'est complètement impossible de ne pas s'attacher à ce personnage. Elle est douce, courageuse et en même temps, très fragile. J'ai ressenti ses émotions, sa vie, ses désirs. J'ai vraiment beaucoup apprécié la découverte de sa vie ainsi que celle de ses parents mais aussi de ses amis. Le rôle de Hans Hubermann, son père nourricier, m'a beaucoup touchée également. Il est vraiment très gentil et doux avec Liesel. Dès son arrivée chez eux, il devient son véritable allié et c'est grâce à lui qu'elle apprend à lire mais aussi de manière plus générale, la vie tout court. Rudy, le meilleur ami de Liesel, est aussi très attachant. Il est amoureux de son amie et cet amour le rend extrêmement gentil envers elle. Il ne cessera de faire tout son possible pour la protéger et c'est vraiment émouvant de voir le lien qui les unit.

    C'est donc l'histoire de Liesel qui nous est racontée mais aussi et surtout, l'histoire de l'Allemagne nazie, du Führer et de la guerre. C'est une version très inhabituelle de la guerre qui est abordée dans son livre car elle est vue du point de vue des allemands. Petit à petit, nous assistons donc à la guerre qui commence à prendre de l'ampleur. J'ai trouvé très intéressant de voir à quel point les allemands peuvent ne pas être d'accord avec le Führer et donc mener leur petite rébellion dans leur coin. C'est ce qui est arrivé à la famille de Liesel : Hans accepte de cacher un juif dans son sous-sol pour tenir une promesse faite il y a très longtemps. Commence alors les secrets et les petits mensonges pour n'éveiller la curiosité de personne mais aussi et surtout, une véritable amitié avec le juif. Un boxeur juif de nom de Max Vandenburg entre donc dans le coeur des Hubermann mais aussi de la petite Liesel. J'ai vraiment été émue par le lien qui unit Liesel et Max, un lien simple mais tellement profond à la fois. Et j'ai été encore plus émue par Max. C'est un personnage très attachant tant il reste humble et reconnaissant malgré sa situation des plus catastrophiques.

    La voleuse de livres est donc un très beau livre que je ne peux que conseiller. C'est une histoire très émouvante, triste et belle à la fois, avec des personnages vraiment très attachants et une face cachée de l'histoire et de l'Allemagne nazie que nous ne voyons que trop rarement. A découvrir de toute urgence !


    Lien : http://mes.lectures.over-blog.com/article-la-voleuse-de-livres-markus-zusak-8...

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 18/02/2011


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Mon avis :
    Ce livre possède tous les ingrédients pour constituer une histoire émouvante. L’héroïne principale est une petite fille, Liesel, abandonnée par sa mère au début de la seconde guerre mondiale. En allant rejoindre sa famille adoptive près de Munich, son frère décède dans le train.
    C’est sa première rencontre avec la Mort, qui est, de manière originale la narratrice du roman. Par contre, celle-ci a horreur du suspense et nous distille des évènements qui vont se passer dans la suite de l’histoire.
    « Evidemment, c’est très impoli de ma part. Je suis en train de gâcher non seulement le dénouement du livre, mais la fin de ce passage particulier. Je vous ai annoncé deux évènements, parce que mon but n’est pas de créer un suspense. Le mystère m’ennuie. Il m’assomme. »
    Dommage, moi en tant que lecteur, j’aime que mon esprit imagine des dénouements possibles.
    J’avoue qu’au début, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, justement à cause du narrateur qui vient perturber le rythme et dévoiler l’avenir. Par contre, je me suis laissée gagner par l’émotion par la suite. Sûrement, grâce au personnage du père adoptif, Hans Hubermann que j’ai trouvé particulièrement attachant. C’est un homme bon, qui aide son prochain au péril de sa vie. Il sait enseigner la lecture mais aussi, les choses de la vie, à sa fille adoptive.
    Ce qui m’a particulièrement attirée dans ce livre, c’est l’évolution des rapports humains. Ainsi, l’amitié de Liesel et la femme du mère est franche et sincère. C’est une des rares évolutions que le narrateur ne nous a pas dévoilée. La guerre fait évoluer les relations entre les Hubermann et la voisine Mme Holzapfel. Je trouve particulièrement remarquable d’avoir décrit de tels sentiments dans l’Allemagne Nazie.
    Bien entendu, l’amitié pour Max, le jeune juif que les Hubermann cachent dans leur cave est symbolique. Il est rassurant de voir l’humanité de certains allemands, d’autant plus significative que l’auteur évoque aussi certains adeptes du nazisme et les défilés de juifs vers Dachau.
    J’ai aussi apprécié l’évocation de la vie pendant la guerre (ticket de rationnement, alertes, la nuit de cristal, la destruction par le feu des objets et livres interdits…). Tous les peuples vivent malheureusement les mêmes souffrances en période de guerre, qu’ils soient d’un côté ou de l’autre de la frontière.
    J’ai aimé ce livre pour cette approche humaine et différente du peuple allemand. Si la construction du récit est originale, j’aurais préféré une version plus romancée avec Liesel comme narratrice.

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Miaka, le 16/02/2011


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Voici un livre qui ne paye pas de mine et dont le titre ne révèle pas grand chose de l'intrigue. Et pourtant ! La Voleuse de Livres est un petit chef-d’œuvre.
    Allemagne, pendant la Seconde Guerre Mondiale. La jeune Liesel se retrouve dans une famille d'accueil. Cette dernière n'est pas franchement accueillante mais la jeune fille fait rapidement chavirer leurs coeurs.

    Passionnée de livres, elle apprend pendant son temps chez eux, à lire, écrire et voyage dans des aventures extraordinaires. On découvre par ailleurs certains de ses dessins, des pages de son cahier. De quoi rendre la petite fille et son récit encore un peu plus vivant.
    Particularité, c'est la mort elle-même qui s'improvise narratrice. Elle guette Liesel depuis un moment déjà. Il faut dire que la guerre frappe chacun et que personne n'est à l'abri de succomber. Un âge d'or pour la faucheuse donc, qui redouble de travail. [...]

    Lisez la suite sur le blog ! :)


    Lien : http://imladris.over-blog.com/article-la-voleuse-de-livres-67362980.html

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Noaptea, le 09/11/2010


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Comment dire, que dire?

    Rares sont les livres qui me “prennent” comme ca. Rares sont les livres qui me transportent dans leur époque, dans leur univers, dans leur douleur ou leur émotion… Rares sont les livres qui peuvent me faire rire mais encore plus rares sont ceux qui me font pleurer. Ceux-là sont presque directement hors catégorie, car pour qu’un livre me fasse pleurer il faut qu’il ait réuni toutes les autres qualités.

    Et “La voleuse de livres” vient de faire son entrée fracassante dans le top cinq de mes chefs d’œuvre personnels. Top cinq que je ne sais pas classer, à l’intérieur. Ce sont les meilleurs, point.

    ...


    Lien : http://ouliloula.wordpress.com/2010/11/06/la-voleuse-de-livres/

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    • Livres 5.00/5
    Par Magicetincelle, le 01/11/2010


    La Voleuse de livres La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Tout le monde me l'a dit et je vais le dire à mon tour : ce livre est génial ! Allez dans la première librairie et achetez le, vous ne serez pas déçus.

    Oui je vous vois venir, vous vous dites sûrement que des livres sur la 2ème guerre mondiale et l'atrocité du nazisme, on en a lu des tas et on a probablement fait le tour des dizaines de fois. Bref un livre que tout le monde dit génial parce que ça dénonce cette horreur et que c'est de bon ton de dire que ce genre de livre est génial. On suit l'avis général, quoi. Et bien pas du tout !

    Personnellement, avec ce livre, j'ai trouvé qu'on voyait les choses sous un angle très différent. Déjà, l'histoire se déroule du côté des allemands hitlériens, chose plutôt rare, les auteurs préfèrant généralement se mettre du côté des "grandes" victimes : juifs, résistants etc.
    J'ai mis en guillements grandes car les petites victimes du nazisme, c'est le peuple allemand lui même. Un bon nombre d'entre eux ne supportait pas le régime du Führer et c'est dans ce décors qu'évolue La Voleuse de Livres, une petite allemande orpheline receuillie dans une famille des quatiers pauvres de Molching, une petite ville près de Munich.

    Elle développe un engoumement pour la lecture, activité qui lui permet d'oublier pour quelques temps ses problèmes. N'allez pas penser que le sentiment général du livre est la tristesse et l'obsucité de la guerre, qui ne s'éclaircit que lorsque Liesel commet ses larcins et les lit, c'est tout à fait faux. En fait le livre est agréablement léger. Oui, les conditions de vie sont dures mais cela n'empêche pas notre héroïne d'appéricer les choses simples de la vie.
    Aussi une belle histoire d'amitié et d'amour (sous toutes les formes qu'il puisse exister).

    Un livre qui mérite une place de choix dans mon top 10, assurément.

    Mais je vous préviens, si vous aimez les livres qui finissent bien, passez votre chemin.

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