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Par carre, le 28/12/2011
Wisconsin de
Mary Relindes Ellis
Il avait oublié le plaisir de se plonger dans une histoire qui avait le pouvoir de le transporter loin de sa propre existence tout en renforçant le caractère réel de ce qu'il vivait. D'autres avaient éprouvé des sentiments comparables aux siens ou fait des expériences similaires.Les livres affirmaient que , belle ou laide, la vie avait de la valeur.
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Par carre, le 31/12/2011
Wisconsin de
Mary Relindes Ellis
J'aime mon mari, mais ce n'est qu'un homme. Il a beau compter parmi les meilleurs d'entre eux, il est parfois terriblement obtus. Sans les femmes, ce monde serai parti à vau-l'eau depuis longtemps. Nous avons toujours du interpréter les signes à leur place.
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Par Reka, le 19/11/2011
Wisconsin de
Mary Relindes Ellis
Quel enfant ne renverserait pas son verre de lait, ne ferait pas pipi dans son pantalon ou au lit, ne manifesterait pas son malaise dans une maison où les menaces fusent continuellement, jusqu’au moment où un poing vient les concrétiser? (p. 225)
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Par carre, le 31/12/2011
Wisconsin de
Mary Relindes Ellis
Rien n'est plus agréable que le spectacle d'une rivière au printemps, surtout dans une nature encore sauvage. Pendant des années, j'ai essayé en vain de trouver un mot pour qualifier la couleur de cette saison-cette nuance particulière de vert tendre qui tire au jaune. Ce jour-là, le soleil jouant parmi les feuillages nous a donné à tous des envies d'éternité.
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Par Marsup, le 02/06/2010
Wisconsin de
Mary Relindes Ellis
J'ai rêvé que le ciel dévorait la terre.
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Par Reka, le 19/11/2011
Wisconsin de
Mary Relindes Ellis
Pourquoi avais-je ignoré la lueur hagarde dans ses yeux fixés sur la boîte verte, la violence presque démente de son rire? Quelle gloire pour lui de partir ainsi, en humiliant son père comme celui-ci l’avait humilié ! Il allait s’engager dans l’un des corps les plus rudes de l’armée. Il irait à la guerre et, avec cette confiance propre à la jeunesse, il s’imaginait en revenir non seulement indemne mais aussi en héros couvert de médailles. Il rentrerait en soldat tombé à terre au combat, pas à la suite d’un plaquage pour marquer un essai sur une pelouse impeccable. Non content de faire honte à son père, il deviendrait son opposé en tout point : un homme d’honneur dont les actes méritaient le respect. (p. 139-140)
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Wisconsin de
Mary Relindes Ellis
"Quand il lui racontait une histoire sur son aîné, il ne butait pas sur les mots. Il souffrait, pourtant ; la morts de son frère était une tragédie dont il ne se remettrait pas. Mais Bill ne croyait ni au paradis ni à l’enfer. Il croyait aux systèmes naturels et artificiels. Aux territoires. Et la mort pouvait en occuper plus d’un
Les défunts que l’on a beaucoup aimés, avait-il compris, demeurent toujours en nous. Au lieu de disparaître, ils se développent dans une autre dimension. Lui-même avait contribué à ce processus en plaçant son frère au milieu d’une zone fertile qu’il connaissait bien : dans son esprit, James avait traversé la rivière et sillonnait les bois. C’était son habitat naturel.
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Par Reka, le 19/11/2011
Wisconsin de
Mary Relindes Ellis
Je me demande toujours comment certaines personnes survivent aux épreuves de la vie – aux guerres, aux maladies, aux liaisons, aux rumeurs, au chômage, à l’alcoolisme, à leur conjoint, à leurs parents, à leurs enfants voire à l’absence d’enfants. Ou, quand je pense à Angel, comment les animaux font pour ne pas dépérir, réduits comme ils le sont à la merci des humains. Comment ils parviennent encore à manifester ce que nous prenons pour des marques d’amour à notre encontre. (p. 431)
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Par Reka, le 19/11/2011
Wisconsin de
Mary Relindes Ellis
Combien de fois mon mari lui avait-il agité ces décorations sous le nez en insinuant d’une voix rendue pâteuse par l’alcool que lui ne serait jamais à la hauteur de ce qu’elles représentaient? Au cours de ces scènes pénibles dont j’étais le témoin déchiré, j’adressais des clins d’oeil à mon fils quand son visage crispé s’empourprait, et j’articulais en silence : Ignore-le ! (p. 137)
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Par Reka, le 19/11/2011
Wisconsin de
Mary Relindes Ellis
[...] mieux vaut vivre avec ses blessures que mourir étouffé dans sa coquille. (p. 229)