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Par Couperine, le 07/02/2010
Henri IV et les femmes de
Marylène Vincent
La chipie est imprévisible et difficilement contrôlable. De maîtresse docile, soumise, affectueuse, elle peut devenir colérique et perfide. Son ambition démesurée la projette dans le fauteuil de reine. Son objectif, quasi avoué, est d'assister au renvoi en bonne et due forme de "la Florentine" et de faire déclarer son futur enfant Dauphin, en espérant que ce soit un garçon. Henri le lui a promis.
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Par sandy73, le 02/07/2011
Henri IV et les femmes de
Marylène Vincent
Au 16ème siècle, des croyances tenaces prétendent que le sexe de l'enfant est lié au comportement de la mère pendant son accouchement. Si l'accouchée est pleureuse, ce sera une fille ; si elle est déterminée, ce sera un garçon.
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Venu au monde sans larmes ni gémissements, un garçon courageux certainement ! Il s'appellera Henri, comme son grand-père.
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Et il emporte le petit prince chez lui, enveloppé dans un pan de sa robe. Après lui avoir frotté les lèvres avec une gousse d'ail, il les humecte de jurançon tout en déclarant : "Va, va, tu seras un vrai Béarnais !"
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Henri d'Albret dit à qui veut l'entendre que son petit-fils "est né en deux coups de culhier à Pau".
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Par sandy73, le 04/07/2011
Henri IV et les femmes de
Marylène Vincent
A huit ans, Henri est confronté au choix religieux à l'intérieur de sa propre famille comme des millions de Français dans le royaume. Il change de religion au gré des volte-face de ses parents en guerre. Chacun veut lui imposer sa religion.
"Vous serez catholique mon fils ! Vous irez à la messe, non au prêche !" tonne Antoine.
Ce à quoi Jeanne rétorque : "Non ! Vous serez protestant mon enfant ! Vous n'irez plus à la messe, mais au prêche !"
A qui obéir ?
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Par sandy73, le 17/07/2011
Henri IV et les femmes de
Marylène Vincent
Le 18 août 1572, Henri de Navarre et Marguerite de Valois s'unissent pour le meilleur et pour le pire.
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A la question "Acceptez-vous de prendre pour époux Henri de Bourbon, roi de Navarre ?", la légende dit que la princesse est restée immobile et muette pendant quelques secondes et qu'une grosse claque derrière la tête administrée par Charles IX lui a fait retrouver la parole, la forçant à s'incliner en signe de consentement.
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Par sandy73, le 04/07/2011
Henri IV et les femmes de
Marylène Vincent
Chassée de la cour, Jeanne a juste le temps de dire au revoir à son enfant, lui faisant promettre de rester fidèle au protestantisme et de ne jamais aller à la messe.
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En larmes, Henri voit partir cette mère chérie qu'il est le seul à aimer.
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Jeanne commentera cet épisode de sa vie, bien des années plus tard : "Ce fut une dure épine, je ne dirai pas au pied mais au cœur."
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Par sandy73, le 04/07/2011
Henri IV et les femmes de
Marylène Vincent
Son percepteur met à profit les longues journées de tête-à-tête pour lui faire apprendre par cœur de nombreuses sentences : "Vaincre ou mourir", "Il vaut mieux conserver un seul citoyen que de faire périr mille ennemis", "Un souverain qui aime la flatterie et craint la vérité n'a que des esclaves autour de son trône".
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Par sandy73, le 04/07/2011
Henri IV et les femmes de
Marylène Vincent
Et les nourrices d'Henri ?
La liste des filles de bonne composition, choisies par Jeanne, s'allonge au fil des mois, parce qu'il ne suffit pas de lui promettre, il faut lui donner. Péréfixe nous apprend qu'il en consommera huit ou neuf en année. Peut-être un avant-goût de son amour prononcé pour les femmes ?
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Par sandy73, le 04/07/2011
Henri IV et les femmes de
Marylène Vincent
De façon plus anecdotique, La Gaucherie apprend à Henri dès son plus jeune âge à remplacer les jurons - inconvenants dans la bouche d'une altesse royale - par des mots amusants. Il en utilise en grand nombre, dont un restera célèbre : "Ventre-saint-gris !"
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Par sandy73, le 04/07/2011
Henri IV et les femmes de
Marylène Vincent
Les études du garçon se poursuivent au Collège de Navarre ...
"La discipline y est sévère : pour une leçon mal apprise, il faut s'agenouiller sur des grains de blé en tenant deux tomes à bout de bras."
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Par sandy73, le 04/07/2011
Henri IV et les femmes de
Marylène Vincent
Élevé à la béarnaise, il forma un corps auquel le froid et le chaud, les labeurs immodérés et toutes sortes de peines n'ont pu apporter d'altération.