-
Pour quelques gouttes d'alcool de
Matt Bondurant
De la foudre blanche, l'alcool distillé
“Jack fit tourner la bonbonne lentement et observa les bulles. Elles avaient la forme de boules iridescentes qui scintillaient en s’élevant dans le liquide avant de se dissoudre en minuscules particules de lumière – au moins soixante degrés. Correct, pensa Jack, même si le goût est horrible. Ils pouvaient toujours le couper avec de l’eau, le colorer avec du charbon, de l’iode ou un peu d’écorce et le faire passer pour un whisky malté. Cricket avait ce talent unique de réussir à se passer des procédés ou des ingrédients essentiels. Plus d’une fois, ils avaient transformé une eau de ruisseau boueuse en whisky de maïs, un alcool dont la belle teinte brune et trouble provenait non pas du tabac ou de l’écorce qu’ils y ajoutaient mais des sédiments argileux présents dans l’eau dont ils s’étaient servis. Ils ne l’avaient distillée qu’une seule fois, sans conviction, dans une boîte de conserve rafistolée avec, pour tout serpentin, un vieux radiateur relié à un seau en fer-blanc et, en guise de filtre, le feutre crasseux de Cricket.”
> lire la suite
-
Pour quelques gouttes d'alcool de
Matt Bondurant
Il se lécha les lèvres et eut envie de boire.
Il avait découvert ce que tout buveur découvre un jour : avec un bon alcool, le cours du temps peut se figer. Pendant quelques heures, on voyait le monde entier se derouler en arriere, les champs roulaient sous les pieds; la main solidement fermée sur l'anse de la bonbonne, on sentait son dos pousser comme un piston; les montagnes se soulevaient et dressaient leur couronne autour de soi. Ce n'était pas une vie, tout. le monde le savait. Passée la dose quotidienne d'illusions, de fantasmes sur ce qui pourrait être, venait le temps des spasmes aveuglants, des tripes à l'agonie, des matins bouffis, des hauts de coeur vertigineux ...Mais c'était mieux que rien.
> lire la suite
-
Pour quelques gouttes d'alcool de
Matt Bondurant
Jack fit tourner la bonbonne lentement et observa les bulles. Elles avaient la forme de boules irridescentes qui scintillaient en s'élevant dans le liquide avant de se dissoudre en minuscules particules de lumière-au moins soixante dix degrés. Correct, pensa Jack, même si le goût est horrible.Il pouvait toujours le couper avec de l'eau, le colorer avec du charbon, de l'iode ou un peu d'écorce et le faire passer pour du whisky malté.
-
Pour quelques gouttes d'alcool de
Matt Bondurant
Des types disent qu'à force de fabriquer leur whisky, il est entré dans leur sang. [...] Il s'est ancré en eux et n'en est plus reparti. (p. 234),
-
Pour quelques gouttes d'alcool de
Matt Bondurant
“C’est nous qui contrôlons la peur des autres, tu comprends ? Sans cette peur, nous sommes des hommes morts.” Forrest dixit