-
Par lecassin, le 03/02/2013
La Maison dans la dune de
Maxence Van der Meersch
Le jeune homme s'y sentait plus gai, plus léger, il avait un peu l'impression de n'être plus le Sylvain de tous les jours, mais le Sylvain que, tout petit, il pensait devenir avant que la vie lui eût à grandes bourrades enseigné sa dure loi.
-
Par zazimuth, le 07/03/2013
La Maison dans la dune de
Maxence Van der Meersch
On cherche tellement à se faire une belle vie qu'on se la gâche sans s'en apercevoir. Pour en profiter vraiment, il faudrait être toujours comme j'étais tout à l'heure, à ne penser à rien, à se sentir seulement vivre. Comme ça, on ne perdrait pas son temps. (p.148)
-
La Maison dans la dune de
Maxence Van der Meersch
"Il est ainsi des coins dont, on ne sait pourquoi, l'aspect vous charme, vous prend sans résistance, vous fait soudainement reconnaître et aimer la beauté. Souvenirs inconscients, rappelés obscurément dans les profondeurs de la mémoire ? Rappel de vieilles images ? Réalisation d'un idéal lentement formé au fond de l'être ?"
-
Par Idefix, le 16/01/2011
Corps et âmes de
Maxence Van der Meersch
Avec prudence, Michel poussa la porte de la salle de dissection. C’était la première fois qu’il revenait là depuis son retour du régiment. On avait dû le guetter. A peine entré, il reçut sur la poitrine un os auquel adhéraient des lambeaux de chair humaine. (p.9, tome 1)
-
Par lecassin, le 05/02/2013
Car ils ne savent ce qu'il font... de
Maxence Van der Meersch
Les minutes que je passais près d' elle me laissaient une sorte d'ivresse, une griserie que la pauvre fille partageait. Songez à l'impression que pouvait faire sur cette petite ouvrière un jeune d'éducation soignée, instruit, aidé en cette occasion par son inexpérience, plus qu'il n'eut pu l'être par la rouerie la plus perverse. Hardi, j'aurais effarouché Agnès. Timide, je m'en faisais aimer.
-
Masque de chair de
Maxence Van der Meersch
Cet assassin, cet inverti, cette boue, cette loque, ce déchet, ce rebut dont vous, les hommes, ne voulez plus, qui ne veut même plus de lui-même, donnez-le-moi, dit l’Éternel. Donnez-le-moi ! Et qu'il accepte seulement, humblement, de connaître sa misère, de la porter et de lutter. Et j'affermirai ses pas, et mettrai un cantique nouveau dans sa bouche. Et cette poussière chantera ma louange. Et cette vie, de honte et d'ignominie aux yeux de tous, pour moi, elle se consumera comme un encens.
> lire la suite
-
La Maison dans la dune de
Maxence Van der Meersch
"La rue, pour un brave homme qui s'y promène tout à l'aise, sans songer à mal, c'est un domaine essentiellement paisible et sûr, qui peut présenter une agréable diversité, qui peut offrir des spectacles amusants ou dramatiques, mais où généralement l'on ne descend pas pour aller chercher l'inédit ou le romanesque. C'est la propriété de tout le monde, tout le monde s'y sent chez soi, chacun y vaque sans la moindre alarme à ses occupations?"
> lire la suite
-
Masque de chair de
Maxence Van der Meersch
Il faut être comme moi. Il faut être à jamais privé de cette joie-là pour comprendre le cri d'Eponine, pour comprendre qu'avec l'amour vous avez tout, vous autres ! Que rien d'autre ne compte ! Que vous êtes, si vous le voulez, vous autres, prodigieusement riches ! Que les splendeurs de la terre ne comptent plus ! Les triomphes d'un empereur romain remplacent-ils la chaleur, contre votre poitrine, d'un cœur qui aime ? Imaginez-vous à jamais privé de cela ! Et mesurez à cela ma misère.
> lire la suite
-
Par jpp59, le 22/04/2012
La Maison dans la dune de
Maxence Van der Meersch
Son âme mourut la première.Et il ne connut rien du drame ultime qui se déroula dans sa chair,de la lutte farouche que livra encore son être,avant de redevenir matière...
-
Par rolandm1, le 05/02/2012
La Maison dans la dune de
Maxence Van der Meersch
Sylvain leva les yeux sur elle, la regarda avec une attention anxieuse. Elle était devenue grave. Et cela changeait son air d'enfant, faisait plus hardi son regard bleu ; la fillette pieds nus s'effaçait. Derrière, la femme transparaissait, mûrie, transfigurée par la solennité de l'instant. Ses cheveux roux volaient autour de son visage sans qu'elle songeât à les rattacher. Et, face au vent qui passait sur son front, elle semblait interroger en silence l'horizon lointain des dunes, y chercher pour la première fois l'explication de son destin.
"Vous croyez? demanda Sylvain d'une voix profonde et qui tremblait, vous croyez ?". Et sans s'en rendre compte il avait joint les mains, comme pour une prière.
"On peut toujours" répéta Pascaline. Une émotion gonfla le coeur de Sylvain, une exaltation douce, qui lui mettait des larmes au bord des paupières.
"Alors j'essaierai" dit-il tout bas.
Et ce fut tout. Il n'y eut jamais rien de plus entre Pascaline et lui.
> lire la suite