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Par alouett, le 08/12/2010
Hosni de
Maximilien Le Roy
A la rue, soit tu marches en bande et tu peux être assuré d’un minimum de sécurité, soit tu fais bande à part et tu dois être sur tes gardes à chaque instant. Je suis un solitaire. Le choix était vite fait. Dors dans un foyer et tu peux être certain de te faire emmerder, tabasser ou racketter, il faut pas imaginer les sans-le-sou solidaires. Le peu que tu as est toujours trop pour qui a encore moins. Lutte des crasses en préfabriqués Sonacotra
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Par alouett, le 08/12/2010
Hosni de
Maximilien Le Roy
Béton. On aurait du m’appeler comme ça, tiens ! J’ai grandi dans le granit et, bientôt quarante berges plus tard, je nage encore en plein bitume
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Par alouett, le 10/01/2011
Faire le Mur de
Maximilien Le Roy
Notre peuple a payé très cher le combat armé. Soixante ans de guerres et toujours aucune issue à l’horizon… Lutter, c’est cultiver la vie plutôt que la mort. L’encre de l’érudit est plus sacrée que le sang du martyr a écrit le prophète. Notre champ d’action à l’intérieur est bloqué. Créer des passerelles avec l’extérieur, par tous les moyens possibles – conférences, films, livres – reste la seule option pour sensibiliser l’opinion internationale, dans l’espoir qu’elle puisse à son tour se mobiliser pour faire pression sur les pouvoirs nationaux
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Par canel, le 04/12/2011
Faire le Mur de
Maximilien Le Roy
Arrêtez-moi si je me trompe : étaient-ce des barbus qui conduisaient les trains vers les camps de la mort ?
Aussi répugnant soit ce qui est arrivé aux Juifs d'Europe, pourquoi les Palestiniens auraient-ils à en payer le prix ?
Invoquer la Shoah pour légitimer notre spoliation n'est pas défendable, pas plus que de revenir 2 000 ans en arrière pour retracer des frontières contemporaines.
Pour autant, une injustice ne doit pas en entraîner une autre : il est inconcevable de renvoyer les Israéliens.
Pour gagner ma vie et aider ma famille, j'ai travaillé six années en Israël, de quatorze à vingt ans.
Rencontrer de nombreux Israéliens de mon âge m'a permis de briser la logique de séparation instaurée sur cette terre.
(p. 60)
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Par alouett, le 08/12/2010
Hosni de
Maximilien Le Roy
Faut pas se raconter d’histoires. L’alcool est le seul camarade fidèle. Sans lui, sûr que j’aurais crevé. Froid. Mort. Solitude. Peur. Angoisse. Tous ces mots qui te bouffaient heure par heure se taisaient à mesure que le sang comptait en degrés
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Par alouett, le 14/11/2011
Gaza Décembre 2008 - Janvier 2009 : Un pavé dans la mer de
Maximilien Le Roy
Dans une déclaration datée du 6 janvier, le haut-Commissaire des Nations Unies aux réfugiés Antònio Guterres affirmait que Gaza était " le seul conflit au monde dans lequel la population n’avait même pas le droit de fuir "
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Par canel, le 04/12/2011
Faire le Mur de
Maximilien Le Roy
T-E-R-R-O-R-I-S-T-E.
Si on me tranchait une veine, je serais prêt à parier qu'on y verrait ces dix lettres en suspension dans ce sang qu'on m'accuse de faire couler du simple fait d'être né Palestinien.
(...) car c'est comme ça que le monde "civilisé" nous perçoit : une masse enturbannée, biberonnée aux bombes. (...) C'est le sort des Palestiniens, étiquetés en bloc comme "terroristes". On peut les tuer sans remords, les exterminer comme des mouches avec de lourds engins militaires. On se contente d'annoncer : "Deux terroristes ont été tués".
(p. 34-35)
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Par canel, le 04/12/2011
Faire le Mur de
Maximilien Le Roy
Une légende palestinienne raconte comment un vieil homme a accepté de donner les organes de ses enfants assassinés par des soldats israéliens à des enfants juifs, en attente de greffes.
"On ne doit jamais tomber aussi bas que ses ennemis" disait-il.
(p. 37)
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Par alouett, le 10/01/2011
Faire le Mur de
Maximilien Le Roy
Avant que le mur ne voie le jour, au printemps 2002, je me suis rendu dans un bordel de Tel-Aviv. J’ai payé pour trente minutes. Je suis resté assis au bord du matelas, tétanisé. L’éducation religieuse avait gagné par K.O.
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Par alouett, le 05/10/2011
Dans la nuit la liberté nous écoute de
Maximilien Le Roy
Je suis certain d’une chose en tout cas : tous les peuples doivent disposer d’eux-mêmes, aucun territoire ne doit être soumis à une puissance étrangère (…). On déserte quand on a quelque chose à se reprocher, pour échapper à la Justice ou pour ne pas se battre, par lâcheté. Mais je ne peux pas me résigner à combattre dans une armée au service d’une doctrine coloniale, qui réprime dans le sang la lutte d’un peuple pour son indépendance et sa liberté. Non, je ne suis pas un traître. Je ne trahis pas ma Patrie… Je l’aime et je reste fidèle à ses idéaux : Liberté – Egalité – Fraternité