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Par litolff, le 10/01/2012
Le Turquetto de
Metin Arditi
Dans sa vanité, notre Eglise fait passer sa renommée avant ses bienfaits !
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Par luocine, le 09/12/2009
Loin des bras de
Metin Arditi
Une blessure écoute toujours plus infiniment qu’une oreille
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Par kathel, le 13/12/2009
Loin des bras de
Metin Arditi
Au café de dix heures, les petits faits du quotidien acquéraient une sorte d’aval officiel sans mesure avec leur vrai dimension. De temps à autre, un échange au café sur les grands problèmes internationaux donnait aux professeurs l’illusion d’être en prise directe sur le monde.
Ainsi la vie de l’Institut était l’objet d’une agitation fictive qui adoucissait la solitude de chacun et lui donnait le sentiment de vivre une vraie vie.
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Loin des bras de
Metin Arditi
Quand on veut éviter de passer à la trappe, trahir ou se trahir, c'est kif-kif bourricot.
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La Pension Marguerite de
Metin Arditi
On ne refait pas le passé. On le digère comme on peut.
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Par Canaju, le 01/02/2012
Le Turquetto de
Metin Arditi
Au moment de nouer ses bras autour du coup d'Elie, Zeytine prit l'habitude de se serrer contre lui, et ce geste bouleversait tant Elie qu'à son tour il serrait Zeytine dans ses bras, à la fois pour lui rendre sa tendresse, et parce que, en le tenant ainsi ( Zeytine avait alors le menton posé sur l'épaule d'Elie), il lui cachait ses larmes.
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Par caro64, le 17/01/2012
Le Turquetto de
Metin Arditi
Elie avait représenté les douze apôtres sous les traits des plus grands peintres de Venise. Titien apparaissait deux fois. A l'extrême gauche du tableau, il était peint dans le vieil âge qu'il avait désormais, en dialogue avec le Véronais, sous l'œil attentif des frères Bellini. A l'autre extrémité du tableau, il était représenté en pleine jeunesse, les yeux tournés vers le personnage situé tout à droite. Ce dernier, l'air inquiet, regardait le spectateur, le bras gauche, écarté vers le sol. Sa main enserrait une bourse de cuir rouge. C'était Judas. Elie l'avait représenté sous ses propres traits. [...] Le premier choc passé, les qualités de la toile apparaissaient mieux encore. Elie avait utilisé des huiles très fines, et cela lui avait permis de peindre en transparence, par couches superposées. Pour les carnations, il avait choisi un blanc de Saint-Jean très dilué, et cela donnait aux visages un effet nacré d'une grande douceur. A la beauté des couleurs s'ajoutait la précision du trait. Les personnages étaient vivants, vibrants, prêts à surgir de la toile. Le tableau montrait l'art du Turquetto à son sommet.
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Le Turquetto de
Metin Arditi
Il travaillait à la plume,au pinceau,à la mine d'argent,utilisant mille couleurs donnant des effets d'ombre et de clair-obscur,en un mot, il dessinait selon son bon vouloir.Il était,enfin,maître de sa vie.
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Par kathel, le 12/09/2010
L'imprévisible de
Metin Arditi
Quelqu’un me prend la main. C'est une main d'homme, chaude et sèche. J'aurais mieux aimé une main de femme. J'aurais beaucoup aimé qu'une femme m'embrasse. N'importe quelle femme. Un baiser mouillé. J'aurais encore plus aimé que mon père me caresse les cheveux. Qu'il pose sa main sur ma tête, comme il le faisait. Longuement. On aurait dit qu'il voulait effleurer mes pensées. Il la descendait ensuite sur ma joue et ma bouche venait se coller à sa paume. Ma mère lui disait toujours : Mais, comment tu le caresses, ton fils ? Je le caresse comme un père caresse un fils formidable, répondait mon père. Il prenait un air offusqué, sourcils froncés, me regardait, et disait : "Vero, Guido ?" Puis d'un coup il me souriait, de son sourire immense qui l'éclairait tout entier. En ces moments-là, mon père n'était rien d'autre que cette lumière, destinée à moi et à moi seul.
- Vous aurez une valve aortique toute neuve.
La table d'opération est si étroite que je me tiens raide comme au garde-à-vous. Une main soulève ma blouse. Comme elle est nouée au cou, on la retrousse depuis le bas. Je ferme les yeux, honteux d'être ainsi dévoilé. Pas un mot de prononcé. Après de longues secondes, le tissu est rabattu
J'entends deux infirmières qui vont et viennent. Elles parlent comme si je n'étais pas là.
- Comment il s'appelle ?
- Gianotti. Guido Gianotti. Je crois qu'il est professeur.
- Prof ? Tu es sûre ?
- Pas de médecine. Prof d'histoire, ou d'art, quelque chose comme ça.
- Franchement, je préfère. Elle rit.
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Loin des bras de
Metin Arditi
Pour eux, cette bille qui saute de case en case, c'est le pourboire qu'ils attendent de la vie.
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La fille des Louganis de
Metin Arditi
C'est ça la consolation. Prendre une partie du fardeau de l'autre et le mettre sur ses propres épaules, comme on décharge une mule.
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Loin des bras de
Metin Arditi
Ici, c’est la foire aux voiles déchirées. Chacun a subi la tempête. C’est d’ailleurs ce qui nous rassemble
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La Pension Marguerite de
Metin Arditi
Au fond, peut-être que le bonheur, c'est d'avoir envie de courir derrière le bonheur.
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Par de, le 20/10/2011
La fille des Louganis de
Metin Arditi
Il y a une place vide dans la vie de cette petite.
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La fille des Louganis de
Metin Arditi
Va savoir…La culpabilité, Pavlina…Certains jours, je me demande si ce n’est pas une idée que le diable a volé au bon Dieu. Quand elle s’insinue dans nos vies, elle nous dévore…
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Le Turquetto de
Metin Arditi
Je te prendrai dans mes bras et je te dirai que nous sommes seuls, toujours, toi, moi et les autres, tous autant que nous sommes. Seuls jusqu'au jour du Jugement dernier. Seuls et inconsolables de tant de solitude.
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Par MelleFifi, le 07/09/2011
Le Turquetto de
Metin Arditi
- Tu as réussi ce que personne n'a réussi, lui dit le maître.
Il leva les yeux vers la toile et ajouta, l'air pensif :
- Le disegno et le colorito... Tu es le plus grand d'entre nous, Turquetto...
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Par Canaju, le 01/02/2012
Le Turquetto de
Metin Arditi
Cent fois dans la journée Elie avait tenté de dire à Zeytine : "L'envie de peindre me saisit à tout instant. Elle me pénètre de partout. Je la sens en moi comme un dard planté dans ma chair. puis elle s'évanouit sans crier gare. Et je ressens la honte qu'éprouve un homme lorsqu'il a envie d'une femme et qu'il reste impuissant
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Le Turquetto de
Metin Arditi
Filippo prit conscience des érections d'Almarico et découvrit qu'il pouvait les soulager en procurant à son ami un plaisir immense. Celui-ci lui montrait de la reconnaissance par des gestes délicats et des mots très doux que Filippo n'avait jamais entendus.
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Par caro64, le 17/01/2012
Le Turquetto de
Metin Arditi
Que veut notre Eglise ? Quelle est sa mission ? Appliquer des lois ou rassembler ? Condamner ou offrir la consolation ? A quoi devons-nous servir ? Regardez les hommes ! Regardez-les ! Dans les rues ! Sur les places ! De quoi ont-ils besoin ? D’être accueillis ! Rassurés ! Entourés ! Là est le rôle de notre sainte Eglise ! Apaiser nos fidèles ! Que nous disent les chefs-d’œuvre du Turquetto ? Que l’espoir existe. Qu’il y a en l’homme une parcelle inaltérable d’immortalité telle qu’elle est incarnée dans le Résurrection de Notre-Seigneur. C’est ainsi que nous devons recevoir nos fidèles, mon cher inquisiteur. En leur offrant la beauté et l’espoir, pour les consoler de leurs péchés. Pas en les assommant avec des règles et des lois.