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Par Ninochka, le 26/05/2012
Oeuvres poétiques de
Michaïl Lermontov
Dors mon petit ma lumière,
Dodo, l'enfant do.
La lune d'argent éclaire
Ton petit berceau.
De contes et de merveilles
Berçant ton repos
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Par Ninochka, le 26/05/2012
Oeuvres poétiques de
Michaïl Lermontov
Je te conterai des contes,
Chanterai des chants;
A qui dort la nuit est prompte.
Dors, mon bel enfant.
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Par soukee, le 10/03/2010
La princesse Ligovskoï de
Michaïl Lermontov
Oh ! Les dames étaient le véritable ornement de ce bal, comme de tous les bals possibles !... Que d'yeux étincelants et d'étincelants brillants, que de lèvres roses et de roses rubans... merveilles de la nature et merveilles du magasin de modes... ravissants petits pieds et souliers merveilleusement petits, épaules marmoréennes et fards français de première qualité, phrases sonores empruntées au roman à la mode, bijoux de location...
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Par sandpic, le 14/04/2011
La princesse Ligovskoï de
Michaïl Lermontov
Une larme brilla le long de ses longs cils, comme une goutte de pluie laissée par l'orage sur une feuille de tremble et qui glisse en frémissant sur ses bords, jusqu'à ce qu'une nouvelle rafale de vent l'emporte... Dieu sait où
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Par Tobago, le 29/02/2012
Un héros de notre temps (édition bilingue) de
Michaïl Lermontov
"J'aime douter de tout : cette disposition d'esprit n'empêche pas la fermeté de caractère, au contraire ; en ce qui me concerne, je vais toujours plus bravement de l'avant quand je ne sais pas ce qui m'attend. Puisque rien de pire que la mort ne peut arriver, et qu'on ne peut échapper à la mort ! "
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Par stcyr04, le 05/04/2012
Un heros de notre temps de
Michaïl Lermontov
« Oui ! Et telle fut ma destinée, dès ma plus tendre enfance. Tout le monde lisait sur mon visage les signes des plus mauvais penchants ; ces signes n’existaient point, mais on les pressentait, et ils ne parurent jamais, j’étais modeste, on m’accusa d’astuce et je devins sournois. Je ressentais profondément le bien et le mal ; personne ne me prodiguait la moindre caresse ; tous m’outrageaient ; je devins vindicatif. J’étais morose, les autres enfants étaient gais et babillards ; je me sentais au-dessus d’eux, on me mit plus bas, je devins envieux. J’étais disposé à aimer tout le monde ; personne ne me comprit ; j’appris la haine. Ma jeunesse flétrie s’écoula au milieu d’une lutte entre la société et moi. Craignant de voir tourner en ridicule mes meilleurs sentiments, je les enfouis au fond de moi-même et ils s’évanouirent. J’aimais la vérité, on ne me crut pas : je me mis à mentir. Connaissant à fond le monde et le mobile de la société, je devins habile dans la science de la vie et je m’aperçus que d’autres, sans la moindre habileté, étaient heureux et recevaient des honneurs et des avantages que je briguais infatigablement. Alors le désespoir naquit dans mon cœur, mais non pas ce désespoir que guérit la balle d’un pistolet ; non ! mais un désespoir froid et sans force, qui se cache sous un sourire aimable et bienveillant. Je devins un paralytique moral. Une moitié de mon âme languit, se dessécha, et mourut. Je la coupai et la rejetai. L’autre partie s’agita et se mit à vivre dans chacune de ses parties, et personne ne remarqua cela, parce que personne ne savait l’absence de la moitié perdue. Mais vous venez de réveiller en moi son souvenir et je vous lirai son épitaphe. Au plus grand nombre, les épitaphes paraissent ridicules, mais à moi, non ; je pense toujours à celui qui repose sous elle. Du reste je ne vous prie point de partager mon opinion ; si ma sortie vous paraît ridicule, riez-en ! Je vous préviens que cela ne m’affligera pas le moins du monde. »
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Par Aela, le 09/03/2011
Un héros de notre temps (édition bilingue) de
Michaïl Lermontov
De retour chez moi, je montai à cheval et m'en fus galoper dans la steppe; j'aime galoper sur un cheval fougueux, à travers les hautes herbes, face au vent du désert; j'aspire avidement l'air embaumé et je dirige mes regards vers le lointain bleu sombre, tâchant de distinguer les contours brumeux des objets qui deviennent plus clairs de minute en minute.
Возвратяць домой, я сел верхом и поскакал в степь; я люблю скакать на горячей лошади по высокой траве, против пустынного ветра...
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Par stcyr04, le 05/04/2012
Un heros de notre temps de
Michaïl Lermontov
Je me mis à lire, à m’instruire, tout cela me parut également ennuyeux ; je voyais que ni la gloire ni le bonheur ne dépendaient de ce travail, parce que les hommes les plus heureux sont souvent les plus ignorants, et quant à la gloire elle n’appartient qu’au succès. Or, pour l’obtenir, il faut être bien habile.
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Par stcyr04, le 05/04/2012
Un heros de notre temps de
Michaïl Lermontov
Je ressens en moi cette insatiable avidité qui engloutit tout ce qu’elle rencontre sur son chemin. Je ne songe à la souffrance et à la joie des autres que par rapport à moi ; j’y trouve l’aliment nécessaire à l’entretien des forces de mon âme. Je ne suis plus capable de faire des folies sous l’influence de la passion et mon ambition est étouffée par les circonstances ; mais elle se produit d’une autre manière, car, l’ambition n’est que la soif de la puissance, et le premier des plaisirs pour moi, est de subordonner à ma volonté tous ceux qui m’entourent et d’éveiller en eux le sentiment de l’amour, de l’attachement, de la frayeur. Et n’est-ce pas en effet la plus grande preuve et le plus grand triomphe de la puissance, que d’être pour le premier venu, une cause de souffrance ou de plaisir, sans avoir au-dessus de lui un droit positif ! Qu’est-ce que le bonheur, si ce n’est l’orgueil assouvi ! si je croyais être le meilleur et le plus puissant des hommes, je serais heureux ! Et si tous m’aimaient, je trouverais en moi des sources inépuisables d’amour. Le mal engendre le mal, une première souffrance fait comprendre le plaisir qu’il y a à tourmenter les autres. L’idée du mal ne peut entrer dans la tête d’un homme sans qu’il ne songe à le faire. Les idées, a dit quelqu’un, c’est la création organisée ; leur naissance leur donne une forme et cette forme est l’action. Ainsi celui dans la tête duquel naît le plus grand nombre d’idées agit plus que tous les autres.
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Le Démon: Poème. Traduit en vers français par P. Pelan D'Angers de
Michaïl Lermontov
Dans l'obscurité de la nuit, il étincelait devant elle, inévitable comme la lame d'un poignard !... Hélas ! L'esprit du mal triompha. Le poison mortel de ses baisers a pénétré en un instant dans son sein et un cri terrible de souffrance a troublé le silence de la nuit !...
Dans ce cri il y avait de tout, de l'amour, de la douleur, un reproche avec une dernière prière, un adieu sans espoir, un adieu en pleine jeunesse !