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Par gill, le 21/10/2012
Gilles de rais de
Michel Bataille
Qui était Gilles de Rais ? Homme de guerre, il fut courageux ; grand seigneur, il menait une existence fastueuse ; immensément riche, il a dilapidé une fortune.
Mais, au delà de cet homme de belle renommée, se profile soudain un autre être, étrange, ténébreux, aux actes atroces.
Ses crimes, ses perversions, comment les expliquer ?
Gilles de Rais était-il un fou, un criminel supérieurement intelligent ?
Un homme d'un autre âge qui refusait de se conformer aux lois morales de son temps et qui, à travers ses crimes, était à la recherche d'autres principes de vie, n'ayant trouvé, pour y parvenir, d'autres moyens que l'horreur ?
Et ne soupçonne-t-on pas, grâce à lui, un univers infernal où se débattent, à toute époque, des hommes dont les actes et les pensées ne sont pas connus, mais qui néanmoins existent ?
Voilà un mystère sur lequel ce livre ouvre de profondes perspectives.
(quatrième de couverture du volume paru dans la collection "l'aventure mystérieuse" aux éditions "J'ai lu" en 1968)
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Par gill, le 05/03/2012
L'Arbre de Noël de
Michel Bataille
- Il est arrivé un malheur ! me dit Pascal.
Je me retourne brusquement vers lui : il est si oppressant d'entendre nommer le malheur par l'enfant même qui incarne tous mes malheurs en un seul. Mais dès le second mouvement, je me raisonne. Avec les enfants, l'insolite est toujours le plus probable.[...]
- Oui ? De quoi s'agit-il ?
- Eh bien, tu sais que tu m'as dit de ne plus sortir seul pendant quelques jours, à cause du cheval fou du père Vernet ?
- Oui, et alors ?
- Alors je cherche de nouveaux jeux dans la maison. Je suis descendu à la cave et me suis avancé dans le tunnel des loups...
- Je t'avais dit de ne pas y aller. Ils t'ont attaqué ?
- Non, pas du tout. L'un d'eux est tombé dans le puits du couloir...
(extrait du chapitre 43)
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Les jours meilleurs de
Michel Bataille
L'assemblée des hommes est une forêt. Chacun, tel un arbre, se dresse dans la solitude de son destin. Mais les arbres communiquent ils ont un fond commun ... C'est dans la même terre que plongent leurs racines... Là, c'est même nuit, même froid, même humidité et même nourriture...
Pour les hommes, ce milieu où plongent les racines, c'est la douleur, la vieille douleur fondamentale à laquelle nul n'échappe. Et puisque la seule raison d'être d'un écrivain est de joindre les autres, leur parler un langage essentiel, peut-être, c'est dans la douleur qu'il faut plonger. Mais laquelle ? On ne connaît que la sienne. Mais elle communique avec toutes... L'écrivain est ce spéléologue, névrosé volontaire, au péril de sa paix, qui brise sans cesse ses illusions et plonge dans les eaux de la souffrance même.
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Les jours meilleurs de
Michel Bataille
Le volume des ennuis est à peu près constant. Il n'y a que leur forme qui change. On n'est jamais tout à fait tranquille. Et en même temps, on n'en meurt jamais. Ou, plus exactement, on n'en meurt qu'une fois. Ce n'est donc pas la peine de s'inquiéter.
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Les jours meilleurs de
Michel Bataille
Il y avait chez ce vieil homme une sorte de présence très digne, un attachement qui ne demandait rien. Et comme il ne demandait rien, on avait envie de lui donner ... Comme il ne commandait pas, on avait envie d'obéir.