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Par nanoucz, le 07/02/2011
Le Jour où Gary Cooper est mort de
Michel Boujut
Qu'ai-je retenu de la projection au Bonaparte ? Qu'a-t-elle fait remonter en moi ? Le romantisme des maquis, l'amour fou, la révolte. Tout ce qui me vient du surréalisme, l'école de mon adolescence avec ses mots d'ordre si fiers et foudroyants. Je sais aujourd'hui que le souvenir des films compte au moins autant que les films eux-mêmes, puisque notre relation avec eux est de l'ordre de l'intime. Ils nous regardent, comme nous les regardons. Ils nous prennent par la main et nous consolent, nous accompagnent comme nous les accompagnons. Ils grandissent ou s'éloignent. Mais ils nous appartiennent, ils font partie de notre vie. Jordan et Maria, je les serre toujours contre mon coeur.
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Par manoes, le 19/01/2011
Le Jour où Gary Cooper est mort de
Michel Boujut
"Donnez-nous des films à la hauteur de nos tourments", demandait Desnos, toujours lui. Ce sont eux qui nous révèlent à nous-mêmes. Mis bout à bout, ils tissent une manière d'autoportrait, c'est forcé.
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Par manoes, le 19/01/2011
Le Jour où Gary Cooper est mort de
Michel Boujut
Tant que les Mollet et Lacoste dirigeront le parti, un honnête homme, je ne dis même pas un révolutionnaire, un simple honnête homme, ne pourra plus s'associer à leur criminelle hypocrisie. Prends en bonne note.(...) J'ai même attendu trop longtemps pour t'envoyer ma démission. Le parti socialiste est mort, je ne reste pas avec les cadavres. Ca pue.
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Par Onclepaul, le 09/02/2011
Le Jour où Gary Cooper est mort de
Michel Boujut
On peut vivre avec ses souvenirs, sans les interroger à tout bout de champ, quand bien même ils ne dorment que d’un œil. Les années de jeunesse repeintes aux couleurs Ripolin, ça ne donne jamais rien de bon. Du reste la nostalgie n’est pas mon fort, je n’ai jamais porté ma désertion en bandoulière
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Par manoes, le 19/01/2011
Le Jour où Gary Cooper est mort de
Michel Boujut
Le cinéma, celui qu'on chérit, s'y fait fabrique du regard et des souvenirs. Il résiste à ce qui nous abaisse, il s'accorde à ce qui nous grandit. Guérisseur et intercesseur, il nous fait relever la tête.
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Par manoes, le 19/01/2011
Le Jour où Gary Cooper est mort de
Michel Boujut
Au fil de ces "quinze jours ailleurs" qui m'ont fait cinéphile, les films m'ont accueilli, étreint, réconforté, délivré, oxygéné, soulevé, emporté haut et loin, forgeant durablement mon imaginaire.
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Par Onclepaul, le 09/02/2011
Le Jour où Gary Cooper est mort de
Michel Boujut
les humiliations ordinaires de sous-officiers hargneux qui marchent à la bière et au pastis, les insultes et les punitions à répétition
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Par manoes, le 19/01/2011
Le Jour où Gary Cooper est mort de
Michel Boujut
De ce ruban de pellicule, il me reste encore comme une ivresse de jeunesse.
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Par manoes, le 19/01/2011
Le Jour où Gary Cooper est mort de
Michel Boujut
Le cinéma, c'est peut-être ce qui reste quand on a tout oublié.
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Par manoes, le 19/01/2011
Le Jour où Gary Cooper est mort de
Michel Boujut
C'est ainsi chez Demy comme chez Maïakovski : toujours "la barque de l'amour se brise contre la vie courante".