Critiques de Michel Folco


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    • Livres 5.00/5
    Par CogitoRebello, le 23/03/2008


    Même le mal se fait bien Même le mal se fait bien de Michel Folco

    Je tiens là, le livre, votre livre, de cet été !
    Croyez-moi, plage, transat, vous en aurez pour votre argent et il ne sera pas besoin d'emmener plusieurs livres dans vos valises.

    D'ordinaire je me creuse le cerveau pour vous concocter un titre de post percutant,caustique, ironique... même si des fois j'échoue, oui, je bosse mes titres !
    Cette fois-ci, Monsieur Folco a bossé pour moi !
    Aucune retouche au titre de son roman (de son pavé : 597 pages) car il est déjà parfait.

    Au commencement, était Dieu et nous seul pouvons (1991), saga des Pibrac, bourreaux de père en fils dans le Rouerge à la fin du XVII è siècle.

    Avec un "Un loup est un loup" (1995), Michel Folco se lance dans une autre destinée, celle des Tricotin de Racleterre, modestes sabotiers dans la campagne aveyronnaise du XVIIIe siècle.

    Parce que la fille du bourreau épouse le fils du sabotier et qu'ensembles ils donnent naissance à des quintuplés, il y aura "En avant comme en avant !" (2001).

    "Même le mal se fait bien" (2008) achève le parcours d'une vie sur une mort, celle du général-baron Charlemagne Ticotin de Racleterre.
    Il y a des livres qui se lisent, il y a des livres qui se regardent.
    "Même le mal se fait bien" est de ceux là. Ce n'est pas d'un livre dont il s'agit mais d'un film mis en mots. D'odeurs qui s'échappent le long des lignes. De couleurs qui explosent aux pupilles. De scènes si minutieusement décrites que notre cerveau, nourrit de ces détails, superpose images, sons, mouvements et lance la bobine : quand Giuseppa Tricotin de Racleterre se retourne, les plis de sa robe se mettent en mouvement, l'axe de ses épaules opère une rotation qui entraîne sa taille corsettée vers une diagonale qui trouve le chemin d'une porte et la voilà hors de notre vue.

    Des métaphores drôles, uniques, vierges de toutes autres pages de littérature, vous allez adorer cette innovation langagière.
    Une scène d'anthologie, celle où le prêtre Hickman bien décidé à déflorer Marcello (descendant de Charlemagne Tricotin), se jette sur lui : "Tourne-toi mécréant, que je te fasse entendre les divines trompettes..."
    Drôle bien évidemment comme l'ensemble de l'écriture de Michel Folco qui ne saurait se prendre au sérieux une seule seconde et se délecte dans le comique de situation finement mené.
    Bon maintenant que je me suis bien emballée, je vais modérer tout de même un peu mon exaltation. Parce qu'il faut être honnête, sinon à quoi servent les blogs ?
    TOUT LE MONDE encense l'imagination et l'écriture chatoyantes de Folco. Même moi, c'est vous dire ! Mais personne ne dit que certaines "spécificités" littéraires de Michel Folco sont franchement inadéquates et surtout gâchent l'allant de la lecture. Ce cher Monsieur, pour une raison qui m'est totalement obscure, aime à nous spécifier les bruits par des onomatopées totalement ridicules ! (voilà c'est dit !)
    Du genre "bzzzzzzzzzzzzz" "glouglouglou" "arghhhhhhhhh" "toiiiiiing" "grrrrrrrrrrrr" "bzzziiiim" "dziiiiim" "tsssssiiiiing" "plok"
    Et ça en plein milieu et plusieurs fois, souvent, trop souvent !

    Comme ça, cela semble sympathique. Mais moi qui suis si large d'esprit (ah si, j'vous assure !) ça m'a gonflé... !
    Passons à ma seconde critique, plus mineure celle-ci (une espèce de critiquette) ...
    Tous les personnages de Folco ont une généalogie et une histoire ancestrale. C'est la marque de fabrique de Folco. C'est bien me direz-vous et je vous répondrai que c'est aussi un travail de titan, de colossales recherches qui forcent le respect.

    Parce que figurez-vous, que pour vous, j'ai vérifié les assertions historiques de Michel Folco.

    Ahahaha ! Vous n'en revenez pas ?! Si ? Ah mais c'est parce que vous n'avez pas lu Folco, sinon croyez-moi vous n'en reviendriez pas !



    Why ?

    Mais parce que ces 597 pages sont truffées de références historiques !!! Truffée ? Que dis-je ?! On ne saurait truffer un quelconque mets de cette manière sous peine d'être ruiné (550 €/KG de truffes noires).

    Ces 597 pages croulent sous les références historiques ! Donc aller vérifier la véracité des dates, la cohérence des évènements... J'ai eu bien du mérite, je vous le dis !

    Les évènements sont réels, les dates aussi, les lieux, l'anamnèse de certains personnages mais au beau milieu de tous ces faits avérés, Michel Folco s'est amusé comme personne à inventer des tas de choses : des personnages, des anamèses, des lieux, des évènements.

    Eh oui... Vous l'aurez compris, c'est une énormissime saga historique ou s'entremêlent le vrai de chez vrai et le faux totalement faux.

    Ca c'est très très fort !

    Et je disais donc (hop là ! je circonvolutionne mais je ne perds pas le nord !) que cela donne un résultat ahurissant : un nombre exponentiel de personnages !

    Non pas 10 ! Non pas 30 ! Non pas 50 ! Non, non ! Plus d'une centaine !
    Même les personnages peints sur des tableaux, Folco vous conte leur histoire !
    Parfois, cela frise l'indigestion de détails mais je donne à parier que Michel Folco ne sait pas, ne peux pas s'en empêcher et que c'est ainsi et seulement ainsi qu'il appréhende la narration d'une histoire : elle se doit d'être croustillante et très pimentée.

    D'ailleurs dans cette infinitude de confidences sur chacune des figures traversant ce récit, Michel Folco réussit la gageure non seulement de ne perdre aucun fil mais surtout de joindre des bouts de vie de personnages célèbres ! Je ne peux pas vous en dire plus sous peine de révéler une surprise de taille nichée au milieu des 597 pages.

    Troisième et dernière critique : les fameuses "coquilles" d'éditeur et sûrement quelque part de relecture même de l'auteur.
    Cette saga, pour ne pas totalement nous noyer, est jalonnée de dates. L'auteur, nomme très souvent ses chapitres en indiquant le jour, puis la date.
    Exemple : Jour 1 - Lundi 18 août 1902.


    Voilà, c'est simple et finalement bienvenu au regard de l'énorme somme d'évènements qui scandent ce roman. Oui mais voilà, l'incroyable s'est produit ! L'anarchie totale, des erreurs monumentales dans la chronologie du calendrier ouvre divers chapitres !


    Les voici :

    Du Jour 1 (lundi 18 août 1902) au Jour 8 (lundi 25 août 1902) tout va bien... ensuite ça se détraque :


    Jour 9 - Mardi 26 août 1902 *** Jour 10 - Mercredi 25 août 1902 *** Jour 11 - Jeudi 28 août 1902 *** Jour 12 - Vendredi 29 août 1902 *** Jour 13 - Samedi 30 août 1902 *** Jour 14 - Dimanche 30 août 1902 *** Jour 15 - Lundi 1er septembre 1902


    Figurez-vous qu'en août 1902, comme chaque autre année, et bien le mois d'août comptait 31 jours et non 30 comme l'indique Michel Folco. Le 26, 25, 28 août ... Du grand n'importe quoi ! Je vous offre ici le calendrier complet de l'année 1902.

    Autre coquille monumentale que la relecture a laissé passer :

    "Une fois seul, Marcello ne put se rendormir. Ses pieds lui interdisant tout cent pas dans la chambre, il rumina sur l'avaient accablé des désagréments qui l'avaient accablé depuis son départ."


    Je crois pouvoir dire qu'il fallait lire : "Une fois seul, Marcello ne put se rendormir. Ses pieds lui interdisant tout cent pas dans la chambre, il rumina sur les désagréments qui l'avaient accablé depuis son départ.


    Je lance donc un vibrant appel à Michel Folco (on peut rêver, non ?) et aux éditions Stock pour leur signifier : "C'est pas du boulot ça ! "
    Comment peut-on faire de telles bourdes dans un livre aussi épatant ???


    Chacun devrait avoir lu une fois dans sa vie une des sagas de Michel Folco, histoire d'apprécier ce que signifie : oeuvre titanesque.

    http://cogitorebello.blogspot.com

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    • Livres 5.00/5
    Par quenlore, le 16/11/2011


    Dieu et nous seuls pouvons Dieu et nous seuls pouvons de Michel Folco

    Cynique et drôle, une écriture riche, une histoire originale, un livre parfait dans son genre. A lire absolument pour l'humour, le vocabulaire et la trame : j’ai beaucoup appris, entre autre, sur la condition de bourreau !

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    • Livres 5.00/5
    Par Readingintherain, le 07/06/2011


    Un loup est un loup Un loup est un loup de Michel Folco

    [...]Un loup est un loup est un bon roman qui se lit avec énormément de plaisir, qui plonge le lecteur dans la crasse du XVIIIème siècle plutôt que dans les salons parfumés et dont les suites et préquelles me paraissent tout à fait dispensables[...]


    Lien : http://www.readingintherain.com/2011/06/un-loup-est-un-loup-m-folco/

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    • Livres 5.00/5
    Par Ptitgateau, le 29/05/2011


    Un loup est un loup Un loup est un loup de Michel Folco

    Un excellent roman pour qui aime l'humour noir. des récits de bagarre, de dispute, de meurtre... Violence me direz-vous ? He bien non, plus c'est noir, plus c'est drôle.
    délicieux également le "lenou" ou langue inventée par les quintuplés de Racleterre, qui leur sert à communiquer entre eux.

    A lire et à relire !


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    • Livres 5.00/5
    Par Conjuration, le 11/06/2008


    Même le mal se fait bien Même le mal se fait bien de Michel Folco

    Folco met 5-6 ans à écrire un bouquin. Franchement, cela ne m'étonne pas le moins du monde vu la richesse du résultat! Ça foisonne, ça digresse, ça explicite, ca historise et anecdotise dans tous les sens ; et on se fait embarquer dans les guerres napoléoniennes, dans le cabinet du Dr Freud, chez les parents de Hitler en passant par un grand hôtel autrichien, un bordel de luxe turinois, un village piémontais et un asile de fous… Bref, on ne s'ennuie pas une seconde chez Folco.

    Car il s'agit bien de conter le voyage que fit Marcello, sommé par le testament paternel de retrouver son demi-frère (dont il apprend alors l'existence) et de lui faire des excuses au nom de son défunt père…

    Bon, je reprends. Souvenez-vous de Charlemagne Tricotin et de ses quatre frères et sœurs, héros de Un loup est un loup et de En avant comme en avant. Après avoir refusé d'épouser la fille Pibrac et avoir fait un tour à la Bastille, Charlemagne a levé des hommes pour épauler Bonaparte dans ses campagnes. Sur le thème "plus de morts, moins d'ennemis", il parcourt l'Europe en zézayant et trucide gaillardement son prochain, sans pitié aucune, même pour la soutane.

    Après quelques années belliqueuses, il épouse brusquement une belle italienne mais meurt, assassiné au sortir de l'église, non sans avoir engrossé la jeune fille. Neuf mois plus tard naît Carolus qui vivra 56 ans avant d'avoir Marcello :

    La mort de Carolus va être pour Marcello l'occasion de découvrir son passé, ses origines (tout le monde ne peut pas se vanter d'être le fils d'une véritable putain), et les secrets de famille de Carolus.
    Se conformant aux dernières volontés paternelles, Marcello abandonne son poste de paisible instituteur de village et entame un voyage initiatique qui – bien qu'effectué sur le tard – lui fera découvrir le monde et regarder les siens sous une perspective nouvelle.
    Les habitants de San Coucoumelo apprendront à leurs dépends qu'on ne se paie pas impunément la tête d'un Tricotin :

    Au départ timide, pantouflard et peu sûr de lui, Marcello grandit peu à peu et se découvre aussi madré, obstiné, de mauvaise foi et rancunier que Charlemagne lui-même. Les catastrophes auxquelles il survit avec brio lui donnent une assurance nouvelle, et l'étrange codicille rédigé par son père va finalement lui insufler la force de prendre sa destinée en main.


    Il est difficile de rendre vraiment compte du style si particulier de l'auteur qui sait créer un tout entre la forme et le fond, mêlant un français savoureux et imagé, des expressions farfelues et colorées à un récit rocambolesque brodé sur une toile de fond plus que véridique. Le tout est spectaculaire : un roman en trois dimensions, une comédie burlesque, une farce succulente à dévorer sans modération !

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    • Livres 5.00/5
    Par quenlore, le 16/11/2011


    Un loup est un loup Un loup est un loup de Michel Folco

    Une ambiance prenante. Un style facile à lire. Un roman qui tient en haleine jusqu'au bout, sans longueurs. Beaucoup d'expressions merveilleusement désuètes, et surtout, énormément d'humour.
    Ce roman nous fait revenir au temps où les hommes percevaient le monde comme uniquement humain, et où l'animal tient la place de serviteur de la race humaine. C'est aussi un livre d'aventure, d'histoire, de philosophie, de mœurs... et de LOUPS.

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 01/03/2011


    La jeunesse mélancolique et trés désabusée d'Adolf Hitler La jeunesse mélancolique et trés désabusée d'Adolf Hitler de Michel Folco

    Suite des aventures du dernier rejetons de la famille Tricotin... probablement pas le meilleur, mais se laisse lire agréablement, malgré le "héros"...

    Michel Folco nous entraîne dans un roman et non dans une biographie, de la naissance d'un enfant gâté par sa mère et la jeunesse supposée mais plausible d'un adolescent caractériel mais pas encore le monstre en devenir... à l'attentat de Sarajevo, aux portes de la première guerre mondiale.

    le sujet pourrait paraître malsain, et en fait ce n'est pas le cas. Le "héros" reste peu sympathique, et sa jeunesse supposée ne donne aucune envie de le comprendre. D'ailleurs, Folco n'est pas le seul à avoir extrapolé sur le personnage.

    dans le même genre :

    - Le Transport De A.H. (Roman) de George Steiner

    - La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt

    - ERSATZ de FALLET RENE

    - Dragon de cracovie de San-Antonio


    Lien : http://mazel-annie.blogspot.com/

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 14/02/2009


    Même le mal se fait bien Même le mal se fait bien de Michel Folco

    terminé hier soir...

    superbe fresque allant de la fin des guerres napoléonienne à la mobilisation de 1914... une véritable cavalcade tout au long de se roman, pas de temps mort, rebondissement à chaque chapitre, si ce n'est plus.


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/

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    • Livres 4.00/5
    Par myloubook, le 09/05/2008


    Dieu et nous seuls pouvons Dieu et nous seuls pouvons de Michel Folco

    S’inspirant du livre Le métier de bourreau de Jacques Delarue, Folco dépeint avec précision le portrait de Justinien Trouvé devenu Pibrac, jeune homme ayant troqué une place aux galères contre un échafaud et quelques ustensiles tranchants. Ce n’est pas tant sa carrière de « bourrel » que l’on suit que sa jeunesse et les sentiers qui l’ont inexorablement conduit à son nouvel état de « bras armé de la justice ». Cette première partie du roman s’achève sur une première exécution « réussie » et son installation officielle en tant qu’exécuteur de Bellerocaille, à la fois nanti et paria dès lors qu’il choisit d’embrasser l’(in)digne fonction.

    La deuxième partie s’intéresse aux derniers héritiers de Justinien, alors qu’un décret de la fin du XIXe les a privés de leur gagne-pain en supprimant la fonction d’exécuteur départemental. On rencontre ainsi Hyppolite, dernier exécuteur de la lignée, personnage charismatique tantôt émouvant, tantôt inquiétant qui n’a de cesse de former ses enfants au cas où la charge retirée serait de nouveau à pourvoir. Tandis que son fils Henri, son épouse Adèle et leurs deux enfants prennent la route pour émigrer en Amérique, un terrible événement se produit : attaqués par un bande de brigands, trois d’entres eux décèdent. Il ne reste désormais plus que Saturnin, d’abord élevé par son oncle Léon, puis par son grand-père Hyppolite. Deux visions de la fonction s’affrontent alors dans la famille, entre l’ancien bourrel qui vise à redonner une légitimité à sa profession et le fils qui tente par tous les moyens de s’insérer dans la société en reniant autant que possible ses liens de parenté avec les Pibrac.

    http://myloubook.hautetfort.com/archive/2008/05/02/du-sang-sur-les-mains.html

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    • Livres 4.00/5
    Par Bruno19, le 07/06/2011


    Même le mal se fait bien Même le mal se fait bien de Michel Folco

    Déjà lecteur (très très satisfait) des précédentes oeuvres de l'auteur, j'ai retrouvé dans celui-ci le même style truculent et plein d'humour qui réussi à transformer n'importe quelle péripetie en récit picaresque. Si l'on ajoute que l'auteur semble maitriser des sujets variés et pleins d'érudition mais qu'il utilise ces connaissances sans étalage, avec facilité, on frôle la perfection.

    Alors, oui le livre fait presque 600 pages et peut inciter le lecteur à la prudence avant de se lancer dans une telle lecture. Il ne faut pas, les pages se tournent avec facilité porté par le style cité plus haut.

    Pour ma part, j'ai un peu retardé cette lecture, ayant attendu longtemps après la parution du dernier ("en avant comme avant") de connaître la suite des aventures des quintuplés, j'ai été déçu de ce bon en avant dans le temps vers d'autres personnages.

    Est ce pour faire ce raccord que l'auteur commence avec la mort de Charlemagne Tricotin, passe rapidement sur la suite jusqu'à la mort du fils de Charlemagne et en arrive enfin au début des aventures du petit fils (Marcello) quitte ensuite à revenir sur des épisodes passés? En tous les cas, c'est ce va-et-vient entre les époques qui m'a un peu géné.

    Sinon, evidemment, les aventures qui attendent Marcello sont toujours hors normes (foudroyé, noyé..) et vont le changer du tout au tout. Accessoirement (car à la lecture du résumé on pourrait y voir un fait majeur du livre, alors qu'il s'agit plus de "guest stars") il croisera la route de Freud et de Hitler.

    Sur la forme, un livre tout aussi jouissif que les autres. Un peu moins à mon gout personnel, l'action se passant au debut du XXème siécle, j'ai préféré les siècles passés des précédents romans.

    Sur le fond: une déception sur ce que je pensais être la suite directe de "un loup est un loup" et "en avant comme avant" et qui est une suite, certe, mais avec un épisode manquant ("en avant comme avant" finit avec l'entrée de Charlemagne à l'école militaire, celui commence à sa mort, général d'empire).

    Une lecture toutefois fort recomendable, où les fidèles de l'auteur croiseront comme toujours des membres de ses deux dynasties favorites: les Pibrac (bourreaux de père en fils) et les Tricotin bien sur.

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 23/02/2011


    La jeunesse mélancolique et trés désabusée d'Adolf Hitler La jeunesse mélancolique et trés désabusée d'Adolf Hitler de Michel Folco

    début de lecture ce soir...

    ce qu'en dit "Lire" :

    Dans La jeunesse mélancolique et très désabusée d'Adolf Hitler, Michel Folco raconte, à la manière d'un feuilleton, l'enfance et l'adolescence du futur Führer. Dérangeant.

    Certaines paroles d'un père prennent parfois un goût amer. "Félicitations, mon fils, tes notes sont excellentes, continue ainsi et tu monteras bien plus haut que moi dans la hiérarchie..." Tels sont les mots du vieil Alois Hitler à son fils, tristement célèbre. C'est ce qu'imagine Michel Folco, dans son nouveau roman, La jeunesse mélancolique et très désabusée d'Adolf Hitler - intitulé qu'on ne peut s'empêcher de rapprocher des Souffrances du jeune Werther... Il n'y a toutefois rien de romantique dans les jeunes années du futur Führer, que l'auteur décrit en mêlant vérité historique et liberté de la fiction. Pour expliquer son étrange projet, Folco (qui avait déjà mis en scène Napoléon ou Sigmund Freud) cite d'ailleurs les propos du biographe Ron Rosenbaum : "Se lancer dans la tentative de comprendre Hitler, de comprendre tous les processus qui ont transformé cet enfant innocent en un tueur féroce, c'est courir le risque de rendre ses crimes compréhensibles, et par conséquent, admettre la possibilité illicite d'avoir à lui pardonner." C'est aussi tout l'intérêt de ce roman dérangeant.
    Nous plongeons dans l'Autriche paysanne du XIXe siècle, où les rapports plus ou moins consanguins sont monnaie courante. Après bien des tracas, Alois Schicklgruber (devenu Hiedler, puis Hitler), père de deux enfants et récent veuf, épouse le 7 janvier 1885 sa nièce Klara Pölzl, de vingt-trois ans sa cadette. La malédiction semble s'abattre sur le couple puisqu'ils ont des bambins qui décèdent encore nourrissons. Mais, le 20 avril 1889, un miracle se produit avec la naissance d'un petit garçon, Adolf. Comment ce poupon a-t-il pu devenir cet assassin de masse ? Par suite de sa frustration de ne pas être devenu un peintre de renom ? A cause de son regret de ne pas être né chef peau-rouge ? Sa passion pour Richard Wagner aurait-elle eu une mauvaise influence ? La mort de ses parents aurait-elle exacerbé sa rage envers le monde ? Son expérience viennoise a-t-elle été déterminante ? Enfin, sa haine des Juifs viendrait-elle de quelques mauvaises rencontres ? Des origines du patronyme Hitler à la Première Guerre mondiale, Michel Folco raconte, à la manière d'un feuilleton (chaque chapitre est précédé d'une longue citation, faisant presque office de résumé), la gestation d'un Mal annoncé. Analyser un tel destin ne va pas sans dangers littéraires et, par instants, Folco ne sait pas où se placer en tant que romancier (d'où certaines scènes tendancieuses, par maladresse). Mais, à la manière du Michael Haneke du Ruban blanc, il a su poser les bonnes questions. Et c'est déjà beaucoup.

    source : http://www.lexpress.fr/culture/livre/la-jeunesse-melancolique-et-tres-desabusee-d-adolf-hitler_898733.html


    Lien : http://mazel-annie.blogspot.com/

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    • Livres 2.00/5
    Par colibri, le 25/06/2010


    Un loup est un loup Un loup est un loup de Michel Folco

    L’intrigue se passe au 18ème siècle dans la campagne française. Le héros, nommé Charlemagne, est le dernier né d’une fratrie de quintuplés. Sa facilité à communiquer avec les animaux et son mauvais caractère le pousse, après bien des péripéties, à aller vivre dans les bois avec les loups.

    L’écriture fait la part belle au vocabulaire et aux expressions de l’époque et les descriptions de l’environnement et du mode de vie sont convaincantes. Par contre, l’auteur appesantit sur les descriptions de souffrances ou de scènes morbides sans que cela contribue à l’intrigue. Celle-ci est intéressante, mais sans surprise et l’histoire se termine au milieu d’une scène par les deux mots à suivre… dignes d’une série télévisé.

    C’est donc une lecture agréable qui, si elle m’a permis de voyager dans le temps, ne sort pas de l’ordinaire.

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    • Livres 4.00/5
    Par Jollanne, le 30/04/2010


    Dieu et nous seuls pouvons Dieu et nous seuls pouvons de Michel Folco

    L’idée du roman est la transmission du métier de bourreau de père en fils et de leur lien difficile avec le reste de la société.

    Le sujet est traité avec humour, ce qui en rend la lecture facile, vivante et agréable. L’écriture est claire, simple, sans dentelle.

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 09/02/2009


    Même le mal se fait bien Même le mal se fait bien de Michel Folco

    p.58
    "Parfois, Marcello, tu me donnes l'impression navrante qu'entre tes 2 oreilles, l'air est pur et la route large."



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    • Livres 4.00/5
    Par Sandrine, le 07/02/2008


    Dieu et nous seuls pouvons Dieu et nous seuls pouvons de Michel Folco

    J'ai adoré le style sarcastique de l'auteur. Un excellent roman. J'aime en général les romans écrits par des historiens qui ont des personnages fictifs, mais qui gardent l'authenticité de l'époque.

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    • Livres 4.00/5
    Par quenlore, le 16/11/2011


    En avant comme avant ! En avant comme avant ! de Michel Folco

    Et les revoilà les quintuplés Tricotin du 1er roman !
    Mais c'est celui des 3 que j'ai le moins aimé...

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    • Livres 4.00/5
    Par kedrik, le 08/09/2011


    Dieu et nous seuls pouvons Dieu et nous seuls pouvons de Michel Folco

    C'est mon premier Michel Folco.
    Ses bouquins m'ont toujours fait une drôle d'impression en librairie entre des couvertures et des titres pas très inspirants.
    Mais bon, Madame avait acheté ce livre, et en lisant le 4ème de couv', je découvre que c'est une histoire de bourreau. Et j'aime les histoires de bourreau. Le pain qu'on retourne dans la boulangerie. Les hautes et les basses oeuvres... Miam.

    Or donc, il y a bien longtemps (XVIIème sicèle), un patelin dirigé par un noble (comme il se doit) est à la recherche d'un bourrel pour tuer proprement un horrible assassin. Et comme personne ne veut faire la sale besogne, on choisit de gracier un pauvre condamné à la galère s'il accepte de massacrer son prochain. Mais ce bourreau d'occasion est un jeune homme un brin incapable qui a le don de se fourrer dans des ennuis pas possibles. Sans le savoir, il va donner naissance à une lignée de bourreaux portant son nom.

    Dès le départ, j'ai eu comme une impression de déjà-vu. Le héros a eu le nez croqué et se fabrique donc un faux nez en bois. Ça faisait résonner en moi quelque chose. Et puis quand au bout de 100 pages, il a donné son nom complet (Justinien Trouvé), un déclic c'est fait dans ma petite tête : je connaissais bien cette histoire, puisque c'est celle de Justien Trouvé ou le bâtard de Dieu, un film de 1993 que Michel Folco à co-scénariser. Je me souvenais même des images du film qui étaient parues dans un reportage spécial dans un numéro d'Okapi (aaaaah, souvenir...). Un film qui met en scène le très grand acteur qu'est Bernard-Pierre Donnadieu dans le rôle de papa Martin et Ticky Holgado dans celui du geôlier avaricieux.

    L'histoire est délicieusement sordide. C'est une vision du monde médiéval qui pue la boue, le bran et la vilénie. Les personnages sont mesquins, roublards et le destin de Justinien Trouvé est un drôle de drame. Il trouve à la fois le moyen de se perdre et de se retrouver en devenant bourreau, c'est délicieux. Le seul hic, c'est que la vie narrée de Justinien ne dure que 150 pages. Ensuite, on parle de ses descendants au début du XXème siècle. C'est dommage, car le personnage de Justinien Trouvé est tellement intéressant qu'on voudrait que le récit ne se contente pas de raconter sa première journée de bourreau. On a envie de le voir estourbir d'autres brigons, de pendre des voleurs ou d'écarteler des meurtriers tout en abusant de ses privilèges de fonctionnaire pour diminuer la solitude de paria de la vie de bourreau. Mais la lignée des bourreaux est haute en couleurs et très agréable à suivre dans les 150 dernières pages. Un roman par bourreau aurait été une bonne idée, une sorte de fresque historique à travers les yeux des bourreaux.

    Une très bonne surprise, donc. Une madeleine de Proust de plus.
    Pas par nostalgie de Guillotin, hein.


    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2009/06/dieu-est-nous-seuls-pouvons.html

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    • Livres 3.00/5
    Par ides60, le 01/07/2011


    Dieu et nous seuls pouvons Dieu et nous seuls pouvons de Michel Folco

    Ce roman qui nous fait découvrir l'existence d'une lignée de bourreau est très plaisant à lire. D'abord parce que l'auteur situe le début de son livre à l'époque de la renaissance et donne la parole à ses personnages en leur faisant employer un sabire de vieux français très cocasse. D'autre part, la lecture est truffée d'anecdotes et d'ironie, d'humour et tout ça attache au récit. J'ai adoré lire la philosophie de ces hommes qui ont pour oeuvre d'appliquer les sentences de la justice.

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    • Livres 0.00/5
    Par Ptitgateau, le 30/05/2011


    En avant comme avant ! En avant comme avant ! de Michel Folco

    La suite des aventure de Charlemagne Tricotin, l'un des quintuplés de Racleterre. Toujours de l'humour noir, toujours aussi drôle. Alors que dans le premier tome, il intégre une meute de loups, dans le deuxième, il est poursuivi pour avoir refusé (le jour même du mariage) d'épouser la fille du bourreau et ingéré 501 hosties (il avait faim !), condamné à 501 ans de galères, embastillé, en profite pour apprivoiser les rats... on ne s'ennuie vraiment pas avec ce personnage...

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    • Livres 5.00/5
    Par Suny, le 16/05/2011


    Dieu et nous seuls pouvons Dieu et nous seuls pouvons de Michel Folco

    Sous-titre : Les très-édifiants et très-inopinés mémoires des Pibrac de Bellerocaille - Huit générations d'exécuteurs



    Quand mon père a sorti ce bouquin de sa bibliothèque pour me le montrer, je me suis tout de suite dit en voyant la couverture que j'avais déjà vu le film adapté de ce roman, il y a quelques années (et pour que je me souvienne d'un film quelques années plus tard, faut qu'il marque...). En effet, un bourreau avec un faux nez ça court pas les romans...

    Alors que les choses soient claires, les romans moyenâgeux c'est pas trop mon truc, à moins que Kevin Costner soit là pour égayer tout ça. Pourtant, j'ai eu envie de le lire, parce que comme je le disais, cette histoire m'avait marquée, peut-être même intriguée. D'après ce dont je me souviens, le film a pris quelques libertés par rapport à sa source. Mais il faudrait que je le revoie (si seulement je me souvenais du titre, mais je crois que ça donnait quelque chose comme "le bâtard de dieu").

    Je disais donc - je vais y arriver, vous en faites pas - que les trucs moyenâgeux c'est pas exactement ma tasse de café. Mais très franchement, j'ai adoré. Non seulement les aventures de Justinien sont tout sauf barbantes ; elles sont passionnantes, révoltantes, attendrissantes, drôles, mais en plus le style est un véritable plaisir à lire. J'en suis presque arrivée à me dire que le métier de bourreau doit être plutôt sympa. Je sais, c'est grave...

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