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Par brigetoun, le 02/02/2012
Elle, ma Grèce de
Michel Volkovitch
Feuilletant le roman de Koumandarèas que je trimballe, il tombe sur le mot pédé. Moue de mépris. Pédé ! Il a écrit ce mot-là ! Mais ce n’est pas de la littérature ! Va voir chez les grands écrivains, les Balzac, les Victor Hugo, tu ne trouveras jamais des mots pareils !
Quant à Elỳtis, s’il a fait une grande carrière, c’est qu’il était assez riche pour se tourner les pouces toute sa vie et graisser la patte aux jurés du Nobel.
N’empêche, un serveur de restaurant poète…
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Par brigetoun, le 11/11/2010
douze jeunes poètes traduits du grec par de
Michel Volkovitch
C’est que les moulins de ma vie sont devenus géants
tandis que soudain s’allongent toutes les distances.
C’est que ce monde vain soudain s’est empli de livres
fantômes
de leviers de moteurs qui ne s’éteignent
abreuvant de vin la bouche et un peu aussi peut-être
tes vêtements. Traversant toujours les mêmes avenues,
vêtue toujours des mêmes guenilles,
ta solitude.
(Dimitris Angelis)
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Par brigetoun, le 14/11/2010
douze jeunes poètes traduits du grec par de
Michel Volkovitch
Les ravins les plus abrupts
sont dans les yeux des hommes.
Là Dieu tous les matins abreuve ses cigales
avant de les envoyer avec l’été
dans notre cour.
Elles amènent humide et translucide
notre mémoire
et la suspendent aux feuilles du mûrier
pour se changer en soie.
(Dimìtris Perodaskalàkis)
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Par brigetoun, le 11/11/2010
douze jeunes poètes traduits du grec par de
Michel Volkovitch
« Je n’aime pas la campagne »,
se dit le lièvre.
La nuit il ne bouge pas.
Et le vent est bleu.
« Ah, je n’aime plus la campagne. »
Le jour il ne bouge pas.
Le vent est blanc.
(Vassìlis Amanatìdis)
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Par brigetoun, le 14/11/2010
douze jeunes poètes traduits du grec par de
Michel Volkovitch
lumière nouvelle même ciel dans le même lieu et même pluie
qui de corde en corde est une sorte de tout, beauté tardive
architecture vouée à la similitude
la vitesse qui descend brille lumière magnétique
ce soleil que lentement à présent tu domines droit dans les yeux
(Nìkos Stavròpoulos)
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Par brigetoun, le 12/11/2010
douze jeunes poètes traduits du grec par de
Michel Volkovitch
Ces yeux absorberaient toute la poussière
qui est le sablier du temps.
Par eux le sang se changerait en eau
et la chaux en cristal.
L’offre se prolonge
mais Monsieur T. sans cesse la repousse.
Comment supporte-t-il sa vie dans une maison transparente ?
(Katerìna Iliopoùlou)
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Par brigetoun, le 12/11/2010
douze jeunes poètes traduits du grec par de
Michel Volkovitch
Une jeune fille grandit dans mes yeux. Plus je les ouvre, plus
elle s’étend, se déploie comme un long et large fleuve qui les irrigue.
Mes regards purs et pleins d’eau inondent le monde et les choses
mouillées ramollissent, prenant leur forme vraie.
(Nikòlas Evandinos)
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Par brigetoun, le 14/11/2010
douze jeunes poètes traduits du grec par de
Michel Volkovitch
Regard aigu dans l’étui des corps obscurci
et ce sera bientôt la fin des portraits
arrivant au visage tu rencontres les yeux
où la solitude universelle se renferme.
Regarde à leur misère dociles ce que racontent les yeux.
(Hàris Psarras)
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Par brigetoun, le 12/11/2010
douze jeunes poètes traduits du grec par de
Michel Volkovitch
Permettez-moi de danser jusqu’à l’aube
Dans les supermarchés aux allées vides
Choisissant des conserves humaines riches en E
Arrosant mes flancs
De l’huile sainte de la viande humaine
Et de tristesse
(Yànnis Antiokhou)
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Par brigetoun, le 14/11/2010
douze jeunes poètes traduits du grec par de
Michel Volkovitch
Les voiles demeurent gonflées
Elles gardent encore
la grâce lisse et hautaine,
l’arrogance du large
Quelques mouettes se chamaillent
pour des bouts de pain
tombés des barques
(Vassìlis Roùvalis)